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Rédacteur invité

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search moteur recherche medias sociaux

Et si l’ère des moteurs de recherche telle que nous la connaissons touchait bientôt à sa fin ? Si une telle affirmation peut sembler exagérée, elle ne manque pourtant pas de pertinence : nous assistons en effet depuis quelques années au recul des moteurs de recherche. Cette érosion profite surtout aux réseaux sociaux et traduit l’émergence de nouveaux comportements de recherche.

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Le recul incontestable des moteurs de recherche

Alors que Google n’a jamais montré une telle omniprésence, au coeur de la vie quotidienne de dizaines de millions d’internautes en France, imperturbable malgré polémiques et procès, il peut sembler paradoxal de parler de la fin du règne des moteurs de recherche. Les chiffres pourtant interpellent. Selon Médiamétrie, la part des moteurs de recherche dans le trafic d’un site ne cesse en effet décroître en France : si en moyenne en juillet 2012 plus de 50% des accès à un site passent par ceux-ci, ils ne représentent plus que 29% de leur trafic en mai 2014.

La proportion des accès directs, qui comptabilisent les internautes accédant au site via son URL ou les gestionnaires de favoris des navigateurs, est demeurée quant à elle stable, n’affichant qu’une perte d’influence de 8% seulement en deux ans. La décroissance des moteurs de recherche a surtout profité aux accès générés depuis des sites référents : toujours selon Médiamétrie, ils ont grimpé de 12% à 40% sur la même période.

Ces données statistiques démontrent clairement un glissement des centres de gravité : de plus en plus souvent, les internautes s’affranchissent des moteurs de recherche pour accéder aux contenus qui les intéressent.recherche ligne

Des enjeux majeurs à relever pour les moteurs de recherche

Avant 1998 et l’apparition de Google, de nombreux moteurs de recherche se disputaient âprement le marché de l’accès à l’information sur Internet, en concurrence directe avec les annuaires en ligne. Google s’est rapidement imposé : son interface intuitive et la pertinence de ses résultats, à des “octets-lumière” de ceux ses concurrents, lui ont permis de se tailler la part du lion en quelques années seulement. La start-up créée par deux étudiants de Stanford détient maintenant près de 95 % de parts de marché en France.

Mais le géant du web fait aujourd’hui face à de nouveaux enjeux :

  1. Maintenir une pertinence optimale des résultats s’avère difficile face aux stratégies de fraude élaborées par de nombreux référenceurs : les techniques black hat facilitent le positionnement parmi les premiers résultats de contenus à la qualité douteuse. Nous sommes tous déjà tombés grâce à Google sur une page dont le texte ressemblait plus à un magma de mots inintelligible qu’à une prose de Proust.
  2. Hiérarchiser des contenus s’avère plus compliqué pour un moteur de recherche à l’ère de l’infobésité. Tant de pages sont publiées à chaque seconde qu’il devient difficile d’identifier celles qui s’inscrivent dans une temporalité courte et celles qui traitent un sujet en adoptant une approche de fond. Par ailleurs, la polysémie nuit parfois à la pertinence sur certaines requêtes : le mot bureau désigne par exemple autant un meuble qu’un local tertiaire.
  3. Trouver les mots justes pour nommer une tendance nouvelle ou un produit innovant relève aussi, quelquefois, de la gageure. Par exemple, la société Watt Impact est spécialisée dans la labellisation des sites Internet dont les serveurs recourent à de l’énergie verte : qui aurait l’idée d’effectuer une recherche sur un tel service, encore méconnu, et quels mots-clés utiliser ?
  4. Exposer les tendances n’est pas à l’ordre du jour sur les moteurs de recherche, même si la revue de presse dynamique proposée par Google Actualités offre une information synthétique de qualité. L’initiative est toujours laissée à l’internaute, qui parfois apprécierait d’être conseillé ou guidé vers des contenus susceptibles de l’intéresser.

Les solutions existent, comme la sélection d’une plage horaire via les outils de recherche ou des services dédiés du type Google Trends. Mais ces solutions ne s’intègrent pas naturellement dans l’expérience utilisateur. Faites un essai et demandez à vos proches s’ils savent comment rechercher un contenu récent sur Google : vous pourriez être surpris par les réponses qui vous seront données !

recherche en ligne seo

De nouvelles alternatives pour la recherche en ligne

L’un des premiers réseaux sociaux a vu le jour en 2002 : Meetup.com a été créé à l’initiative de Scott Heiferman, qui pour l’anecdote a voulu “injecter de l’humain dans le web” suite à la lecture d’un roman dystopique, Bowling Alone. L’auteur, Robert Putnam, prophétisait la désagrégation des liens sociaux et communautaires détricotés par les nouvelles technologies de l’information.

Utilisés à l’origine pour développer nos réseaux personnels ou professionnels, échanger sur des thématiques qui nous intéressent, développer des projets en ligne, partager des points de vue, des états d’âme ou des idées, les réseaux sociaux se sont aussi imposés comme un formidable espace pour la création de contenu et un média à part entière pour la diffusion des informations. Les internautes se sont appropriés ce territoire et l’ont façonné en fonction de leurs besoins et désirs. En 2013, les deux tiers des internautes interrogés par l’IFOP reconnaissent passer plus de temps qu’en 2012 à partager des informations sur les médias sociaux.

Pour autant, diffuser de l’information par un canal ne signifie pas forcément qu’on utilise soi-même ledit canal pour y accéder : la recherche demeure le plus souvent passive sur les réseaux sociaux. Le socionaute se laisse porter par le flux des publications et ne maîtrise pas forcément le contenu qui lui est proposé. Les fonctionnalités de recherche, comme les hashtags de Twitter, restent souvent limitées et ne possèdent pas la précision d’un moteur de la qualité de Google.

Pourtant, certains réseaux sociaux misent tout sur leur capacité à structurer les flux d’information pour mieux les restituer. Les agrégateurs de contenus séduisent de nombreux internautes à la recherche d’outils de veille dans leurs domaines de prédilection : dans une interview donnée en février 2014, le co-fondateur de Scoop.it annonce ainsi une fréquentation de 7 millions de visiteurs uniques mensuels pour 900 000 membres inscrits.

Et de nouveaux acteurs réinventent la recherche en ligne en y intégrant une forte composante sociale, souhaitant concilier la puissance du big data avec la personnalisation des résultats en fonction de l’écosystème social des utilisateurs. Openoox.com, fondé par Denys Chalumeau et Julien Danjon, imposera certainement son concept : proposer en un même site une page d’accueil de navigateur accessible partout, un réseau social, un agrégateur de contenus, un gestionnaire dynamique de favoris et un moteur de recherche humain, reposant sur les goûts et recommandations en temps réel des contacts de l’utilisateur et de toute la communauté !

Vers un écosystème de la recherche en ligne plus complexe et dynamique ?

La situation actuelle ne prophétise pas, loin s’en faut, la disparition prochaine des moteurs de recherche. Tout laisse au contraire à penser que les moteurs continueront à occuper encore le devant de la scène pour des années encore, certainement sous des formes légèrement différentes de celles que nous leur connaissons aujourd’hui. La  recherche vocale s’est imposée sur les smartphones, la recherche universelle a multiplié les types de résultats (images, vidéos, actualités, etc…) et le Knowledge Graph affiche directement les réponses sur la page des résultats (tapez par exemple “filmographie Emma Watson” sur Google ou “Taille Nicolas Sarkozy”).

Les moteurs de recherche ne désarment pas, loin s’en faut ! Google améliore sans cesse son algorithme, autant pour contrer les référenceurs peu scrupuleux que pour améliorer l’expérience utilisateur : pour la seule année 2013, le géant aurait ainsi procédé à 890 changements et mises à jour.

Si la recherche par mots-clés sur des moteurs dédiés comme Google ne sera pas abandonnée, elle disputera aux réseaux sociaux la principale richesse dont dispose un internaute : son temps !

Les acteurs du web, entreprises mais aussi médias, blogueurs, institutions, associations, devront faire preuve d’une agilité accrue et intégrer les différents points de contact à leur disposition pour améliorer leur visibilité. Un contenu de qualité, créatif et original, un site pensé pour le plaisir de l’utilisateur final, optimisé pour le référencement et encourageant les partages sociaux et interactions, une présence pertinente sur les réseaux sociaux, avec une vocation profonde à engager une conversation avec les consommateurs, citoyens, sympathisants ou curieux, joueront un rôle central dans la réussite de tous les projets digitaux.

Cet article doit aussi vous pousser à vous interroger sur vos propres pratiques et celles de vos clients et prospects : utilisez-vous toujours autant les moteurs de recherche, ou confiez-vous de plus en plus votre navigation au bon soin des recommandations de vos contacts sur les réseaux sociaux ?

Au sujet de l’auteur: Benjamin Thiers

Benjamin Thiers, expert en marketing digital, a récemment publié un ouvrage destiné à accompagner les entreprises dans leur stratégie de communication en ligne, Digitalisez votre Marque (2014, Studyrama Pro). Responsable médias sociaux chez Jalis, il enseigne aussi la communication digitale au sein de Kedge Business School et chronique pour plusieurs médias.

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fan-gate-facebook

[MAJ] Facebook a annoncé sur le blog des développeurs Facebook la fin de la fan gate pour le 5 novembre 2014.

La fan-gate qu’est ce que c’est ? Pour rappel, la fan-gate est une “barrière” qui permet aux non-fans de débloquer un contenu exclusif présent sur une application : jeu-concours, offres du type coupons ou encore du contenu média (vidéo, mp3, ressources) via une application installée sur votre page fan Facebook.

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Que feraient les marques sans fan gate?

Facebook met régulièrement sa plateforme à jour (design, fonctionnalités des pages, Edgerank, etc.) afin d’optimiser la navigation et privilégier les publications de qualité. Les landing pages, qui faisaient le bonheur des marques il y a quelques années ont aujourd’hui disparues. Et si Facebook en venait à supprimer également la fan gate ?

Un scénario catastrophe ? A première vue, il est vrai que la généralisation de la fan gate a facilité l’acquisition de fans. Comment faire aimer sa marque sans fan gate ? Comment booster son reach ?

Aujourd’hui, pourquoi l’utilisateur clique sur le bouton J’aime ?

1. Il connaît et aime la marque en dehors de Facebook

Il y a ceux qui connaissent la marque et l’aiment sur Facebook comme ils l’aiment « IRL ». Ceux-ci ont cliqué sur le bouton « Like » sans aucune contrepartie, mais seulement parce que le contenu publié les intéressent. Suivant la stratégie ou la notoriété de la marque, ces fans sont plus ou moins nombreux à liker la page chaque jour.

2. Il aime les publications Facebook de la marque

L’utilisateur qui n’est pas encore devenu fan (peut-être par manque d’information ?) peut découvrir la marque sur Facebook par plusieurs canaux : une publicité, le partage d’un ami ou une recherche via Graph search par exemple. S’il est redirigé vers la Timeline de votre page, il découvre alors le contenu, les offres, le produit etc. et choisi de “liker” ou non selon l’intérêt qu’il y porte.

devenir-fan-page-facebook

3. Il est passé par une fan-gate

S’il est directement redirigé vers une application, il est alors très probable qu’on lui demande de liker la page pour accéder à un contenu. Problème ? La généralisation de cette pratique a transformé le comportement de l’utilisateur : il “like” régulièrement des pages pour pouvoir jouer à des jeux ou accéder à des offres promotionnelles. Dans ce cadre, le “like” n’est plus alors un geste attestant de l’intérêt de l’utilisateur pour votre marque – car jusqu’ici il n’a certainement pas eu l’occasion de découvrir ce que vous proposez au travers de votre Timeline –  mais un moyen d’accéder à une promotion ou un jeu.

L’utilisateur se rappelle alors de la marque lorsqu’apparaît sur son newsfeed les publications de cette dernière. Si le contenu proposé n’est finalement pas en accord avec ses attentes, rien ne l’empêche par la suite de cacher les futures publications ou tout simplement de ne pas interagir. Conséquence : le reach en pâtit. Mais le fait de forcer le “like” peut également être un frein pour l’utilisateur qui justement a conscience de ce que cela implique. Il privilégiera alors les publications de ses amis, à celles d’une marque qu’il n’a pas forcément eu le temps de retenir et qui peuvent être assimilées à de la publicité.

En revanche, si la marque fait l’effort de donner envie à l’utilisateur d’aimer la page autrement que pour l’appât du gain,si le contenu débloqué est pertinent pour le non-fan, la fan gate peut aussi donner envie à l’internaute de s’intéresser de plus près à cette marque et donc d’interagir avec celle-ci sur sa timeline. Il faut donc que la marque rivalise d’ingéniosité pour créer les bons message et cibler les bonnes personnes.

Pourquoi les marques utilisent cette fan gate ?

Du côté des marques, la fan gate c’est un peu le sésame qui va permettre de faire rapidement grossir sa base de fans. Passage souvent obligatoire pour l’utilisateur ayant cliqué sur un lien lié à une page Facebook, la fan gate est la solution de facilité pour “recruter du fan”. Mais dans quel but ?

Peut-être parce que les décisionnaires ont encore tendance à se dire que le nombre de fans est représentatif de la présence de cette marque sur Facebook, ce qui n’est pas totalement faux, ou parce que Facebook a pendant longtemps encouragé cette pratique avec les landing pages.

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Mais aussi car on a considéré pendant trop longtemps qu’un fan acquis est une présence assurée dans son newsfeed et donc une possibilité de viraliser son contenu, sans envisager les optimisation de l’Edge Rank Facebook qui préserve l’expérience utilisateur avant tout.

En effet, cet algorithme de sélection de contenu ne permet aujourd’hui à une marque d’atteindre par ses publications qu’une partie de ses fans. C’est avant tout l’engagement de ces derniers sur la page qui agira sur la puissance du reach. Comme l’explique Facebook dans son dernier communiqué, ce sont les contenus les plus pertinents qui sont le plus mis en avant dans le Newsfeed. Ils sont caractérisés par un fort taux d’engagement (like, commentaire, partage). Les fans non qualifiés acquis via une fan gate seront potentiellement moins actif sur la page que les fans ayant naturellement liké la page pour son contenu. Par conséquent, si le nombre de fans gonfle mais que le taux d’engagement sur les publications n’augmente pas, la visibilité en newsfeed ne sera sensiblement pas améliorée.

“Les pages qui connaissent un bon taux d’engagement sur leurs publications pourront assister à une future augmentation de leur reach” Varun Kacholia – employé Facebook

Comment obtenir des “Like” sans fan-gate ?

La suppression de la fan gate pourrait faire peur aux marques. Mais c’est également une formidable opportunité pour elles d’adapter leur stratégie : ne plus penser à recruter des fans à tout prix, mais qualifier ces nouveaux fans et miser avant tout sur l’engagement. Certaines marques le font déjà et arrivent à convaincre de liker en affichant un Call To Action tout au long d’une expérience de jeu ou de la diffusion d’un contenu sans pour autant le rendre obligatoire. C’est aussi une très bonne occasion de retravailler la puissance de son contenu ainsi que de son community management au service de la qualité.

1. Créer de l’intérêt avec une opération spéciale

La Croix-Rouge a par exemple frappé fort récemment. Pour obtenir de nouveaux fans, elle a fait appel au marketing émotionnel grâce à une campagne basée sur un visuel et un message fort. Pas de cadeau à la clé, mais la page a reçu un très grand nombre de “Like” pour la simple et bonne raison que le contenu a plu. Le “Like” peut être interprété ici comme un geste de soutien.

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2. Injecter du budget, comme dans tous plan média

Investir dans de la publicité Facebook pourrait être une autre solution pour recruter du fan. Si vous n’avez pas encore sauté le pas, c’est un levier de visibilité qu’il serait intéressant de tester. L’avantage, c’est que les publicités Facebook permettent de cibler l’audience souhaitée avec une très grande précision : à partir d’une base de données pré-existante, ou grâce aux éléments de ciblage fournis par la plateforme. Ce sont donc des personnes potentiellement intéressées par votre marque qui seront atteintes par ces publicités et que vous pouvez convertir en prospect via la mise en place d’une stratégie d’engagement efficace.

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3. Créer une relation sur le long terme

Comme Rome ne s’est pas faîte en un jour, il faudra aussi investir du temps pour créer une relation sur le long terme avec ses fans. L’enjeu étant de les convertir en ambassadeurs, afin de favoriser la recommandation. Pour cela, il est conseillé de valoriser régulièrement les fans les plus actifs et de les récompenser avec des messages rédigés manuellement. Le choix d’une ligne éditoriale claire et pertinente par rapport à une cible pourrait également favoriser l’engagement et l’interaction. Pourquoi ne pas proposer des promotions de manière régulière, les fans qualifiés auront tout intérêt à rester attentif aux publications pour profiter celles-ci. Donnez donnez donnez… puis recevez enfin.

Finalement, si l’essentiel ce n’était pas le nombre de “Like” ?

Pourquoi chercher à tout prix des “Likes” ? Et comment convertir ces fans en clients ?

Il peut être pertinent d’obtenir les données de ces potentiels clients pour pouvoir ensuite les recontacter en leur proposant une offre qui leur correspond, indépendemment de Facebook. Un e-mail a plus de chances d’être ouvert et lu qu’un post. En effet, d’après une étude MailMetrics en 2013 le taux d’ouverture moyen d’un e-mail en B to C était de 29% (même taux qu’en 2011), tandis qu’à cette même période le reach moyen était estimé à 12% (étude Ogilvy sur 100 pages et 48 millions de fans).

Le jeu reste l’un des meilleurs dispositifs pour récolter des données qualifiées. L’entrée est alors facilité car il n’y a plus la barrière de la fan gate. L’utilisateur n’a plus qu’à remplir un formulaire pour pouvoir participer. À partir de ces informations vous pourrez organiser votre base de données et la réutiliser ensuite pour transformer ces prospects en clients via des campagnes d’e-mailing ou de publicité.

Oasis a compris l’intérêt d’un contenu pertinent, la marque créé régulièrement du contenu média qu’elle met en ligne sur sa Timeline Facebook. Ce contenu est donc accessible à tous. La qualité de ce contenu, propre à l’univers de la marque, fait que l’engagement sur les publications est fort et agit comme un effet de levier sur le reach de la page.

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Sans fan gate, vous seriez fortement encouragé à produire du contenu de qualité, à écouter mais surtout à engager la discussion avec votre audience. Pourquoi ne pas démarrer dés maintenant ?

A propos de Tina Radao

tina-radaoChargée de Communication et de Marketing chez Kontest depuis près d’un an. J’aime partager des réflexions autour du Digital Marketing, du Social Media et des technologies. Vous pourrez découvrir mes articles sur le blog de Kontest blog.kontestapp.com/fr . Une remarque, une question, un conseil ? N’hésitez pas à me contacter sur Linkedin et Twitter.

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La portée organique Facebook est-elle vraiment morte pour tout le monde ? Les articles annonçant cette mort imminente sont-ils justifiés ? Existe-t-il au moins des preuves chiffrées ? Ce sont les questions auxquelles nous avons tenté de répondre avec cette infographie qui présente l’évolution de la portée organique sur Facebook, par industrie.

Cette infographie est basée sur des données récoltées via le baromètre des pages Facebook. L’étude porte sur 6,400 pages entre Juillet 2013 et Mai 2014, et 177 industries.

Les résultats de cette étude sont plus que surprenants et contraires à ce que nous avons pu lire ça et là.

Alors oui, sans contestation, une part importante des industries connaissent une baisse de leur portée organique. Cependant, les industries connaissant une stabilité ou hausse de leur portée organique ne sont pas rares !

Cette étude est le fruit de votre travail. En ajoutant votre page au Baromètre, vous participez à l’élaboration d’un outil gratuit, permettant de connaître les véritables performances de pages Facebook. Plus il y aura de pages, plus on se rapprochera de la vérité. ;-)

Si vous souhaitez plus de détails sur la façon dont ces données ont été collectées et analysées, ou même accéder au fichier Excel, n’hésitez pas à lire l’article complet sur l’évolution de la portée organique, par industrie.

portee-organique-facebook-infographie-Mai-2014

A Propos de Sébastien Gendreau

sebastien-gendreauResponsable Web Marketing / Social media manager chez Agorapulse depuis maintenant 4 ans. J’interviens sur des domaines qui me passionne et en particulier : le Marketing Facebook & Twitter. Toujours ouvert et disponible pour échanger sur tous les sujets : Social Media, Sports, Star Wars, … !

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Google plus referencement naturel

Votre activité sur Google+ améliore-t-elle votre référencement ? Depuis le lancement de G+ en 2011, de nombreux référenceurs spéculent sur l’impact présumé de ce réseau social sur les classements des sites dans les résultats de recherche Google. Qu’en est-il réellement ? Tour d’horizon d’une question qui fait débat au sein de la communauté SEO… 

Google plus referencement naturel

La naissance du mythe

La « polémique » sur l’effet SEO de Google Plus a débuté aux Etats-Unis avec la parution d’études soulignant une forte corrélation entre le nombre de +1 reçus par une URL et ses positions dans les résultats de recherche. Deux analyses, menées par Searchmetrics et Moz, plaçaient les +1 du réseau social parmi les principaux facteurs de référencement et semblaient dessiner un lien de causalité entre le nombre de +1 et le bon positionnement d’un site. A l’inverse, des voix se sont élevées pour tenter de démontrer par des tests l’absence de causalité.

Dans la mesure où le SEO repose sur des centaines de critères non divulgués par Google, il paraît impossible d’isoler totalement un facteur (ici le nombre de +1) et de prétendre à la vérité scientifique de tests réalisés à petite échelle. La contradiction des analyses d’experts SEO alimente ainsi les débats sur le rôle de G+ dans le référencement naturel.

Chez Google, Matt Cutts, responsable de la lutte antispam, s’est empressé de démentir la prise en compte du nombre de +1 dans l’algorithme du moteur de recherche. Il a néanmoins reconnu, lors d’une conférence en octobre dernier, que les signaux sociaux avaient un effet « à long terme », en précisant : « tous ces +1, partages et commentaires sur Google+ peuvent vous aider à construire votre Autorité au fil du temps ». Autrement dit, l’(inter)activité sur les réseaux sociaux constituerait des signaux de notoriété pour un profil/ page G+, comme une note de qualité (appelée « Author/Publisher rank ») qui profiterait au référencement du site associé.

Regardons de plus près l’impact concret du réseau social de Google sur le positionnement des sites.

Les avantages SEO réels de Google Plus

  1. Une construction naturelle de liens

Au-delà du nombre de +1 (dont l’impact sur le référencement est controversé), les publications qui contiennent un lien dofollow (c’est-à-dire pris en compte par les moteurs de recherche) vers un site internet renforcent sa notoriété. En termes SEO, Google+ est une source qualitative de linkbuilding. Attention, seul un type de liens sur le réseau social est en dofollow : l’URL du lien ne doit pas être copiée dans l’onglet Statut du profil ou de la page mais dans l’onglet Lien pour pouvoir transférer de la puissance vers le site qui reçoit ce lien entrant.

  1. Une visibilité accrue dans les SERP

Les pages et profils Google+ actifs bénéficient d’une visibilité supplémentaire considérable : leurs posts publics ressortent directement dans les résultats de recherche, souvent avec l’image du profil ou de la page, attirant le regard et les clics. Plus les signaux sociaux sont nombreux (publications et auteurs suivis/recommandés), plus les posts apparaissent en bonne position dans les SERP.

Par ailleurs, les pages G+ Entreprise peuvent s’afficher dans un encart dédié à droite de la page de résultats, lors d’une requête sur leur nom de marque. Basé sur le principe du Knowledge graph, Google met à disposition des internautes des informations accessibles directement depuis la page de resultats : un lien vers le dernier post Google+ avec le nom et le logo de la page d’Entreprise comme ci-dessous.

visibilite acrrue serps google plus

Pour ce faire les pages d’entreprise G+ doivent être validées (associées officiellement aux sites qu’elles représentent) et actives, avec un minimum de 10 abonnés et des publications régulières. A noter que dans ce cas, seuls le nombre d’abonnés compte, et non les +1 sur les différents posts de la page.

  1. Une personnalisation des SERPs en fonction de Google+

Last but not least, Google a réussi à rendre son réseau social absolument incontournable avec l’introduction en décembre dernier de la personnalisation sociale des résultats de recherche. Par défaut, lorsque vous êtes connecté à un compte Google (Gmail par exemple), les « résultats privés » sont activés lors de vos requêtes sur le moteur de recherche :

personnalisation serps google plus

Cela signifie que les résultats affichés dépendent fortement de votre activité sociale, des contenus recommandés par vos cercles G+ et leurs réseaux car ils influent sur ces classements « sur mesure » des SERP. Par conséquent, ne pas jouer pleinement le jeu Google+ vous coupe désormais d’une visibilité essentielle dans les résultats de recherche personnalisés ! Votre présence active sur les réseaux sociaux est d’autant plus importante que Google ambitionne une intégration accrue de tous ses produits (Youtube, Maps, Gmail, Display, etc). Dès 2012, son fondateur Larry Page, annonçait cette évolution : « nous avons durement travaillé sur Google+ pour en faire une part importante du Search […] Lorsque vous faites une recherche sur internet, vous voulez savoir ce que vos amis ont aimé ou ont recommandé ou ont écrit là-dessus, ou encore ce qu’ils ont partagé. Je pense que c’est juste une évidence ».

Google+, un atout devenu nécessaire mais pas suffisant !

En définitive, le réseau social de Google joue un rôle majeur à plusieurs niveaux sur le référencement naturel des sites. L’intérêt de développer votre visibilité sur G+ est d’autant plus grand que le réseau s’impose partout, devenu un socle commun à la plupart des produits de Google.

Si Google Plus représente désormais un atout SEO nécessaire, il ne se suffit pas à lui-même. Pour améliorer votre référencement, une stratégie globale doit être élaborée afin d’optimiser les autres éléments pris en compte par l’algorithme de Google : la qualité de votre site, son contenu, son maillage de liens, etc.

Et vous, avez-vous adopté Google+ pour votre site web ? Avez-vous observé des répercussions sur votre positionnement ?

A Propos de Claire Chomel

Claire-ChomelPassionnée par la communication digitale et particulièrement les réseaux sociaux, Claire Chomel est Project manager et Consultante SMO chez Just Search.

Just Search est une agence de marketing digital bénéficiant de plus de 8 ans d’expérience en référencement naturel (SEO), référencement payant (PPC), rédaction de contenu et optimisation de réseaux sociaux (SMO). Retrouvez-nous sur Google+, Twitter, Facebook, Linkedin et Viadeo.

 

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“Facebook veut tuer mon business !”

C’est un coup de gueule récurrent depuis quelques mois. Pas une semaine ne passe sans un nouvel article de blog (à peine documenté) qui affirme que la portée Facebook est en chute libre. Tout le monde se lâche alors: des dizaines de commentaires apparaissent, racontant comment Facebook joue avec les nerfs de nombreux chefs d’entreprise.

Si les Français ont la réputation d’être des râleurs invétérés, j’ai parfois l’impression que les gestionnaires de pages Facebook à travers le monde sont tous un peu Français ces derniers temps ;-)

Prenons donc une minute et observons, calmement, la situation de manière factuelle.

#1 — La baisse de la portée Facebook, oui, mais pas pour tout le monde

En Décembre, nous avons écrit un article où nous le prouvions : aujourd’hui, c’est encore vrai.

De novembre à avril, la portée organique mensuelle moyenne des pages Facebook n’a pratiquement pas changé:

barometre agorapulse

Voici l’évolution mensuelle de la portée de pages Facebook, mesurée sur 6 mois. Sur la base de 7000 pages de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Où est la chute libre ? Voulez-vous vérifier comment se porte votre propre page sur les 6 derniers mois ? Essayez notre page Baromètre Facebook : http://barometer.agorapulse.com

Certains d’entre vous nous ont indiqué une baisse vertigineuse, d’autres une légère diminution et d’autres enfin n’ont absolument rien remarqué. En ce qui nous concerne, nous n’avons constaté aucune baisse moyenne de la portée des publications depuis 2013. C’est même plutôt stable, aux alentours de 11 ou 12% sur un an alors que notre page n’est pas particulièrement “sexy”. C’est une page typique de B to B, sans petits chiots pour attendrir, sans cause humanitaire à défendre ni controverse politique.

evolution portee facebook

Si nous comparons la portée moyenne de nos publications en mai 2013 et février 2014, les chiffres sont plutôt stables, voir légèrement en hausse.

Si vous souhaitez savoir comment se comporte votre page Facebook par rapport à la moyenne, vérifiez sur notre page Baromètre Facebook en cliquant ici : http://barometer.agorapulse.com

La réalité

Au 20 décembre, nous avons examiné les données provenant de plus de 6500 pages de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Il y a effectivement eu une baisse constante pour les 6 mois précédents, mais pas de baisse remarquable en décembre contrairement à ce qui a pu être décrit par d’autres.

En analysant ces informations, j’ai découvert une tendance intéressante :

  • Les pages ayant un fort taux d’engagement par publication ont été les moins affectées par la baisse (quand baisse il y a).
  • Les pages ayant un fort taux d’engagement ainsi qu’un haut niveau de retours négatifs ont été un peu plus touchées.
  • Les pages ayant un faible taux d’engagement ont été les plus touchées.

portee organique mensuelle

Durant les 6 derniers mois, la portée organique mensuelle a baissé, passant de 73% à 55% de la base de fans (graphique en orange). La ligne noire représente l’évolution de la page de la Fondation Abbé Pierre. Sa portée organique mensuelle a augmenté significativement sur la même période. Cette page a un taux élevé d’engagement par publication et très peu de retours négatif.

Le type de contenu publié a également un effet sur les performances : la publication de photos a été plus affectée. Si vous postez beaucoup de photos avec un faible taux d’engagement, vous risquez d’être plus concerné par la baisse de la portée organique.

#2 — Avant, Facebook était l’eldorado de la publication gratuite de contenu. Mais ça, c’était avant…

Quand vous arrivez sur un réseau qui n’a pas encore des millions de membres, il est assez facile d’afficher les contenus à l’ensemble des utilisateurs. En revanche, lorsque le nombre d’utilisateurs et de communicants augmente : la compétition est lancée et il faut se battre pour afficher ses contenus.

J’ai récemment installé une app pour faire des selfies sur mon iPhone (ndlr : Frontback http://frontback.me/). Dans la mesure où le réseau social de cette app est relativement nouveau, je reçois des douzaines de nouveaux followers chaque jour et des centaines de Likes sur chaque photo. Croyez-moi, dans quelques mois lorsque ce petit nouveau deviendra un mastodonte des réseaux sociaux, ma gloire toute récente fondra comme neige au soleil et se mélangera à la masse des millions d’autres membres et de photos publiées.

Il y a peu, Facebook était dans cette position du petit nouveau et nous étions tous heureux d’avoir de si bons niveaux de performances et d’engagement, sans bourse délier.

Mais soyons francs : cela ne pouvait pas durer éternellement. Tout le monde le savait.

#3 — Facebook, un réseau SOCIAL

La mission première de Facebook était d’aider les gens à rester connectés avec leurs amis et leurs familles, pas à recevoir des bons de réduction et autres publicités. Qu’on se le dise.

N’oublions jamais cela. En tant qu’utilisateur de Facebook à titre personnel, je suis ravi de voir les nouvelles de mes amis et de retrouver certaines connaissances perdues au fil des déménagements, etc.

J’apprécie les publicités qui peuvent être intéressantes et bien ciblées parfois, mais moins que les dernières infos concernant mes amis et ma famille. Si Facebook doit modifier en permanence son filtre de contenu (EdgeRank) pour me montrer les choses qui m’intéressent vraiment, ainsi soit-il ! Moins de marques, plus d’amis !

Souvenez-vous bien que les entreprises sont « invitées »  sur Facebook, mais elles ne sont pas sa raison d’être.

#4 — Les autres réseaux sociaux ne sont pas forcément meilleurs, ni une solution à vos problèmes.

On entend, ici et là, qu’il faut quitter Facebook et se jeter dans les bras d’un nouveau réseau social.

Les critiques les plus fréquentes que j’ai pu entendre, se finissent souvent par « il faut aller sur Google + ». Cette réaction émotionnelle est foncièrement injustifiée à tous les égards. Voici pourquoi :

Premièrement, les autres réseaux ne fournissent pas d’indicateur sur la portée. Quelle est votre portée sur Twitter ? Sur Google+ ? Sur Pinterest ou Instagram ? Vous n’en savez rien !

Les statistiques fournies par ces réseaux n’ont rien de comparable à celles de Facebook. Aussi, Facebook est le seul à jouer la transparence et à donner un indicateur de portée.

Du coup : Pourquoi se mettre autant en colère contre la seule plateforme sociale qui vous montre ce qui se passe (vraiment) avec votre contenu ?

Niveau engagement : lorsque je publie un contenu intéressant à la fois sur Facebook et Twitter, je reçois beaucoup plus de clics en retour sur Facebook. Au moins 10 fois plus. Pas si mal, non ?

Avez-vous déjà entendu quelqu’un se plaindre que Twitter ou Google+ ne donnaient pas à son contenu la visibilité qu’il mérite ? Moi non plus.

Pourquoi ? Parce que ni l’un ni l’autre n’offrent d’indicateur de cette nature!

- Deuxièmement, si vous croyez que Facebook est une entreprise privée incarnant le mal absolu et qui ne s’intéresse qu’à votre argent, regardez donc Google de plus près !

Au risque de décevoir, Google ou Twitter (ou n’importe quelle autre entreprise privée) n’agissent pas comme une association à but non lucratif, sans penser à la monétisation ou à ce qu’ils pourraient bien faire de vos données.

Google est aujourd’hui bien plus “diabolique” en ce qui concerne les modifications d’algorithme (Panda, Penguin, Hummingbird, etc.) et pour la gestion des règles qui permettent de recevoir du trafic gratuit grâce au SEO. C’est pourquoi vous investissez peut-être dans Adwords pour obtenir plus de trafic…

Voyons les choses en face : les changements d’algorithme de Google on fait bien plus de mal aux entreprises sur internet que les évolutions de l’EdgeRank par Facebook.

Finalement, Facebook, Google+, Instagram et Twitter ne sont pas du tout des alternatives les uns aux autres. Ils sont différents et complémentaires, mais sûrement pas opposés les uns aux autres.

Aussi, Facebook possède les meilleures options de ciblage publicitaire pour les entreprises. Pour certains d’entre nous, quitter Facebook pour s’en remettre aux capacités de ciblage d’un Google AdWords serait un pari risqué, très risqué, proche du suicide commercial.

Il faut comprendre Facebook comme un élément de votre stratégie, pas comme la stratégie elle-même.

Si votre audience majoritaire se trouve sur Pinterest ou Google+, déployez plus d’énergie vers ces plateformes. Mais pourquoi quitter l’endroit où les gens que vous avez besoin de convaincre passent la plupart de leur temps ?

#5 — Pourquoi les administrateurs de pages ont-ils payé pour obtenir plus de fans ?

« J’ai payé pour obtenir plus de fans, maintenant on m’oblige à payer pour communiquer avec eux » : colère entendue de nombreuses fois de la part d’administrateurs de pages Facebook.

Mais pourquoi ont-ils payé pour recruter leurs fans ? Je ne comprends toujours pas pourquoi un administrateur de page devrait payer pour obtenir de nouveaux fans.

Payer pour avoir des fans est rarement la bonne chose à faire. Cela peut être le cas, mais dans l’immense majorité des cas, les meilleurs moyens de recruter de nouveaux fans de qualité sont organiques, pas payants.

En gros, vos meilleurs fans viennent de ces différents canaux :

  • Le trafic naturel émanant de votre site web.
  • Les lecteurs de vos articles sur un blog.
  • Vos clients.
  • Les abonnés à votre newsletter.
  • Les visiteurs de vos magasins.

En clair, ils viennent des sources d’audience et de trafic que vous avez déjà.

Parfois, faire de la publicité bien ciblée peut être une bonne idée. En revanche, poser sa stratégie d’acquisition de nouveaux fans sur ce seul point n’est pas la meilleure idée que vous puissiez avoir.

Clairement : privilégiez les canaux organiques sur lesquels vos futurs fans vous connaissent déjà.

En résumé, personne ne devrait se plaindre d’avoir payé pour avoir des fans, parce que personne ne devrait le faire (ou à tout le moins, dans des proportions significatives).

De la même façon : si vous pensez obtenir un meilleur classement SEO en payant pour des liens de qualité médiocre, vous faites fausse route. L’effet sera visible quelques jours, puis plus rien, l’algorithme Google fera son travail.

Personne ne devrait payer son classement dans Google : un bon placement se mérite.

De la même manière : de bons fans Facebook, ça se mérite !

#6 — Toutes les pages Facebook ne sont pas égales

Certaines pages Facebook ont une portée incroyablement élevée (et gratuite) qui atteint 20 ou 30% de leurs fans par publication. D’autres réussissent à toucher 10% de leurs fans 25 fois par jour. Tout ça gratuitement ! La portée organique n’est pas morte sur Facebook, sauf pour les mauvais contenus (ceux qui n’intéressent personne).

comparatif portee facebook

A ma gauche : la Fondation Abbé Pierre, une association qui a une portée très élevée (24% des fans sont ‘touchés’ à chaque publication !).

A ma droite, une autre association : Being Liberal qui affiche une portée très inférieure. Cependant, cette dernière publie près de 25 fois par jour (contre 1fois pour la Fondation) : la portée mensuelle est alors beaucoup plus forte pour Being Liberal que pour la Fondation (93% contre 53%).

Aucune de ces pages ne paye pour sa portée sur les fans, tout est organique.

Notre marque, Agorapulse, n’est pas celle dont on parle le plus, ni l’une des plus sexy. Est-ce que c’est un problème ? Bien sûr que non.

Evidemment, nous ne sommes pas Apple, Harley Davidson ou Go Pro, ou aucune de ces marques « fun et sexy » dont on se parle entre amis.

Certes nous essayons d’être intéressants mais soyons honnêtes, on ne peut pas s’attendre à recevoir des centaines de « j’aime » sur toutes nos publications, tous les jours.

C’est aussi rassurant dans un sens de voir que les gens ont d’autres occupations !

Peut-être que votre business ressemble à Agorapulse : plutôt orienté vers une niche, qui ne fait pas forcément rêver et qui n’a pas vocation à devenir l’icône d’une génération.

Il faut alors accepter le fait que nous ne faisons pas partie de ce que les gens veulent voir partout dans leur fil d’actualité, tout le temps.

#7 — Promouvoir du contenu, des produits ou des services sur Facebook, reste sacrément efficace

Le débat est lancé : doit-on promouvoir ses publications Facebook ou est-ce vraiment une mauvaise idée ?

D’abord, faisons la distinction entre les contenus « décontractés » et « business » que l’on peut publier sur notre page.

Vous souhaitez publier des photos de votre dernière conférence ? Une vidéo amusante réalisée dans vos bureaux ? Parfait ! Mais… devriez-vous payer pour élargir la portée de ces publications ? Non !

Cela rentre parfaitement dans la visibilité gratuite que Facebook met à votre disposition. Si ces publications atteignent 10% de mes fans, j’en serais satisfait !

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Lorsque nous publions des infos sur ce qui se passe d’amusant chez nous (ici, un test d’Anki Drive !) on ne se préoccupe pas vraiment de la visibilité qu’aura la publication. L’important ici est d’être vu par nos fans les plus actifs. 1.320 personnes c’est déjà très bien !

Concernant les articles plus « sérieux », provenant de notre blog par exemple, l’objectif est de générer une visibilité plus importante. Ces contenus ont nécessité plusieurs heures de travail, il faut alors maximiser leur visibilité.

Est-ce que dépenser 30 ou 50€ en publicité Facebook pour passer d’une portée de 1000 à 9000 personnes et tripler le nombre de personne qui liront notre article vaut la peine? Bien sûr que oui !

Pourquoi se priver de promouvoir un contenu pour quelques dizaines d’euros alors que sa création nous en à coûté des centaines ? En fait, ne pas le faire serait probablement idiot.

Enfin, nous publions du contenu qui annonce de nouveaux produits, de nouvelles fonctionnalités, un nouvel e-book ou un webinar.

Pour obtenir un ROI à court terme, ce type de contenu est parfait.

Suis-je heureux de dépenser 100 à 150 euros pour générer 300 ou 400 prospects, ou 10 clients qui représenter chacun 400 euros de chiffre d’affaires dans la durée ? Bien sûr que oui !

En fait, pour ce genre de contenu, nous n’avons pas trouvé de meilleur moyen pour générer du ROI en en diffusion payante… et nous avons tenté BEAUCOUP d’options !

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Lorsque nous publions un contenu qui parle de produits ou fonctionnalités susceptibles de générer de nouveaux clients, nous sommes clairement prêts à payer pour une portée supérieure et des clics supplémentaires.

facebook-ads-reportingNous mesurons le retour sur investissement de ces publications sponsorisées. Dans cet exemple, le prix pour acquérir un nouveau client se situe entre 20 et 30 dollars, ce qui fait environ 10% de notre revenu moyen par client. En ce qui me concerne, je dirais que c’est un très bon investissement.

Pour résumer : Devriez-vous payer pour augmenter la visibilité de vos publications ? Réponse classique : cela dépend.

Certains contenus n’ont pas besoin d’être promus, d’autres oui. Dans le cas présent, le retour sur investissement sera rapide et facile à mesurer.

A votre tour ! Pensez-vous que cette analyse est juste et pertinente ?

Pensez-vous toujours qu’il faut fuir Facebook du fait de la baisse de la portée? La discussion est ouverte !

A Propos d’Emeric Ernoult

Emeric-Ernoult-agorapulseEmeric est le co-fondateur d’Agorapulse, une plate-forme dédiée au marketing sur Facebook et destinée aux marques et aux agences. Basée à Paris et San Francisco, la société a démarré en 2011 et compte plusieurs milliers de clients dans plus de 120 pays. Emeric intervient régulièrement dans les conférences dédiées au marketing sur les Médias Sociaux aux Etats-Unis (AllFacebook Marketing Conference, Social Media Marketing World, Facebook Success Summit, etc.).

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Unhate-benetton

Qui n’a jamais dépensé 90% de son budget publicitaire en achat média et seulement 10% en création ?

Plutôt que de consacrer des montants astronomiques en achat d’espaces publicitaires, il est préférable de construire et d’entretenir une histoire de marque forte.

Vous savez, ces détails qui font qu’on achète une marque pour ce qui se cache derrière son logo et pas seulement pour des raisons rationnelles.

Le brand storytelling intervient à ce moment, en donnant de la consistance à une marque et en lui permettant de faire évoluer son positionnement dans le temps tout en restant soi-même.  Le storytelling donne une âme à une marque.

Mais attention, n‘allons pas croire que ce phénomène est nouveau. Les marques ont commencé à travailler leur histoire bien avant l’arrivée du digital ou de l’apparition du buzzword « storytelling ». Michelin a par exemple lancé son fameux guide en 1900…

Penchons-nous sur trois cas de brand storytelling qui ont marqué l’histoire de la publicité et qui apportent un éclairage sur les campagnes actuelles.

BMW The Hire, première action de brand content digitale.

En 2001, BMW lance une véritable révolution. Elle peut apparaître aujourd’hui comme une évidence, il s’agissait pourtant d’une véritable rupture avec la culture « de masse » en privilégiant un média novateur, plus intime et personnalisable : Internet.

Quand les concurrents s’y installent par des modules publicitaires vite devenus classiques, BMW va lancer une série de films à partir de scenarii travaillés « made in Hollywood », avec des réalisateurs et des acteurs connus.

C’est au total huit films qui, par l’intermédiaire des sites, des blogs, des dvd, deviennent de véritables « œuvres cultes » au service de la valorisation de la marque.

Pour cette campagne, l’entreprise crée de la disruption dans sa manière de communiquer en délaissant son discours orienté ingénieur et en ayant le courage de penser au client, de le rendre fière de cette campagne, comme une manière de le valoriser d’avantage. La marque va donc dépenser 90% de budget en production et 10% en média, soit l’inverse de ce qui se faisait à cette époque.

Cette campagne nous a fait rentrer dans l’ère publicitaire digitale moderne, où chaque marque essaie maintenant de lancer sa propre websérie. Se pose alors la question de la légitimité, car pour connaître le succès, il est nécessaire que la saga s’inscrive dans les valeurs et les particularités de la marque. Oasis y arrive très bien actuellement.

Benetton, de l’amour au désamour de son storytelling

Le storytelling développé par Benetton est d’une richesse rare car il permet de comprendre le succès d’une entreprise, puis le désamour qui mènera la marque à un rôle actuel de figuration.

Dans les années 80, Benetton est la marque de référence grâce à une technologie novatrice pour teindre les pulls, qui permet de déboucher sur une offre très performante, soutenue par une communication en phase avec cette époque d’ouverture, de mondialisation, de multi-culturalité.

La marque axe son discours sur la multiplicité des couleurs, des êtres humains et des origines. La marque ne prend pas encore possession de son discours grinçant autour des guerres, du VIH, des couloirs de la mort, mais interprète remarquablement son avantage produit en valeur sociétale dans l’air du temps. Benetton est alors perçue comme une marque militante, consciente et engagée.

Benetton-brand-storytelling

Puis, par provocation et opportunisme, la communication devient un levier évènementiel, cherchant à réveiller les consciences et surtout à faire écrire les journalistes… le storytelling de la marque se perd, les messages se brouillent et les distributeurs, les vendeurs, les clients, vont de moins en moins supporter les leçons de morale d’un fabricant qui n’est pas lui-même un modèle d’éthique.

Un long et sérieux mouvement de boycott va affaiblir encore plus une marque qui, depuis, n’a pas su retrouver sa splendeur historique.

Chaque nouvelle campagne, au contraire, qu’elle soit conventionnelle ou plus audacieuse, renvoie aussi aux souvenirs de la « stratégie de la média-provocation », rarement pour le meilleur de la marque.

Unhate-benetton

Lorsque l’on analyse les changements intervenus dans le discours de la marque, on s’aperçoit que le produit ne devient plus le héros du récit mais celui-ci s’axe autour du « color » qui devient un moyen de revendication.  L’idée est d’investir moins pour choquer plus, une stratégie rarement gagnante.  La marque a donc peu a peu changé la manière dont elle se raconte jusqu’à perdre ses communautés.

Nike, le changement gagnant

Avant que Nike s’impose une révolution qui va transformer rapidement et profondément l’entreprise, le marketing sportif était dominé par ce qu’on appelle le “lifestyle”: les marques présentaient un univers idéal dans lequel les consommateurs doivent se projeter. Le sport faisait donc partie d’un mode de vie mais pas encore d’une philosophie.

Nike, alors deuxième derrière Adidas, comprend que pour se démarquer, il devient nécessaire de quitter l’univers rationnel pour s’exprimer de manière plus aspirationnelle.

La marque quitte alors le seul terrain du produit pour se recentrer sur l’individu, sur la pratique personnelle, sur la psychologie de ses clients. Elle n’est plus une marque qui fabrique des chaussures, mais un esprit qui incarne les valeurs humanistes d’un sport, qui ne se réduit ni au stade, ni à la pratique normée.

« Just do it » est bien plus qu’une signature de marque. C’est un manifeste à la vie, au possible, au dépassement de soi, à la capacité de choisir d’autres chemins, à l’audace.

La marque prend un virage dans son storytelling et adopte donc un autre langage. Elle transforme la culture sportive en culte de la performance individuelle, indépendante des stades, des normes et des règles.

Avec son logo, qui deviendra si reconnu qu’il remplacera l’écriture même de la marque, Nike développera constamment, quel que soit le produit, la star considérée, le pays, cette philosophie.

Nike est donc un exemple pour toutes les méta-marques car elle prouve qu’il peut y avoir une adaptation du discours aux spécificités de chaque pays tout en gardant une cohérence.

A Propos de Julien Fernandez

julien-fernandezDirecteur associé et planneur stratégique de l’agence Pavillon Rouge, Julien s’intéresse particulièrement au storytelling des marques et à la façon de l’exprimer sur les nouveaux outils digitaux. Avant de fonder Pavillon Rouge, il a commencé sa carrière coté annonceurs, chez Carrefour puis Henkel France.

Vous pouvez le retrouver sur Linkedin et Twitter.

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Que soit pour un usage personnel ou professionnel, Google est omniprésent. Qui, parmi vous, n’utilise-t-il pas régulièrement ou occasionnellement l’un de ses services ?

Depuis son lancement en 1998, Google a su éviter toutes les embûches : la société s’est imposée – entre autres – dans la recherche en ligne, dans la messagerie électronique, le stockage de fichiers et les applications professionnelles. Elle a su saisir très tôt tous les enjeux de l’Internet mobile, puis a fini (les mauvaises langues diront « enfin ») par trouver la bonne dynamique sur le terrain des médias sociaux. Google s’invite partout, dans la poche de vos consommateurs, dans le secret de leurs conversations personnelles. Indispensable pour de nombreux internautes et mobinautes, il est aussi incontournable pour toute entreprise désireuse de communiquer sur Internet.

« 92,7% des internautes en France ont utilisé Google début 2014 pour leurs recherches en ligne [1] »

communiquer internet sans-google

Par ses multiples services, Google est présent au quotidien auprès des internautes

Une situation de dépendance à Google dangereuse

Si Google se présente comme un allié naturel pour votre entreprise, le monopole qu’il impose dans la recherche en ligne n’est pas sans conséquences. En 2011, Twenga a brutalement perdu une grande partie de son référencement naturel suite à la mise à jour Google Panda. Résultat ? 40% de trafic (et de revenus) en moins et le licenciement de 40 collaborateurs pour éviter la faillite [2]. Votre entreprise aussi pourrait bien être victime du prochain changement d’algorithme de Google, quelle que soit sa taille : un artisan ou un commerçant, évincé de la première page, pourra-t-il maintenir sa visibilité sur Internet, s’il compense la perte de ses positions en se recentrant uniquement sur la publicité Adwords ?

Nous allons avoir, ensemble, comment limiter l’impact de Google sur votre communication web, en nous intéressant autant aux stratégies visant à limiter l’impact du référencement naturel Google qu’aux alternatives à Google Adwords.

Limitez l’impact de votre  référencement naturel Google

L’influence des moteurs de recherche ne cesse de reculer en France. Ainsi, s’ils représentent en juillet 2012 plus d’une visite sur deux pour un site internet [3], ils apportent en 2013 moins de deux visiteurs sur cinq [4]… Si vous ne pouvez pas encore vous en passer, vous pourriez éviter de leur accorder un rôle démesuré. Voici quelques idées concrètes, facilement applicables, pour y arriver :

  • Choisissez avec attention votre agence de référencement : rien n’est plus dangereux qu’une agence de référencement qui ne maîtrise pas complètement son sujet. Des actions SEO mal conduites peuvent rapidement entraîner une perte durable de vos positions. Sélectionnez donc avec la plus grande attention votre agence de référencement, en l’interrogeant sur les moyens qu’elle déploiera et en vérifiant ses références :celles dont elle vous parle, et celles que vous pourrez retrouver en farfouillant un peu et qu’elles ne semblent pas si promptes à mettre en avant…
  • Créez votre blog professionnel : un blog acquerra son propre référencement. Il vous permettra aussi de proposer un positionnement alternatif ou complémentaire à votre site principal, avec d’autres types de contenus, une autre tonalité. Vous serez ainsi mieux armé en cas de pénalité de votre site principal.
  • Misez sur les médias sociaux : vous disposerez ainsi d’un second point de contact pour toucher votre cible et renforcer les liens qui existent avec vos clients. Vous devrez certainement prévoir des budgets publicitaires pour accompagner votre montée en puissance sur le web 2.0, mais ceux-ci ne seront pas forcément plus élevés que vos investissements dans le référencement naturel. Votre professionnalisme et votre créativité, par contre, seront particulièrement sollicitées et pourrait vous faire rapidement gagner une communauté nombreuse et impliquée.
  • Obtenez des liens générateurs de trafic : ne raisonnez plus simplement en termes de backlinks, de Page Rank et de référencement, mais cherchez plutôt à obtenir des liens bien visibles sur des sites de référence pour les communautés que vous ciblez. La mise en place d’une stratégie de relations blogueurs, par exemple, vous apportera des visiteurs qualifiés via la rédaction d’articles et reportages, tout en contribuant à votre référencement naturel.

Il y a une vie à côté de Google Adwords

Google Adwords est aujourd’hui la régie publicitaire leader. Pour autant, Google Adwords n’est pas la seule régie publicitaire performante sur Internet, loin de là !

  • Bing Ads, la régie publicitaire de Microsoft, annonce une audience mensuelle de 14 millions de visiteurs uniques en France, répartis entre les réseaux de Bing et de Yahoo [5]. Les fonctionnalités comme l’interface ne dépayseront pas les habitués de Google Adwords, et une pression concurrentielle moindre offre, sur de nombreux mots-clés, une enchère au clic plus abordable pour une meilleure rentabilité.
  • Facebook, avec ses 28 millions d’utilisateurs actifs annoncés [6], répond aux attentes d’un très grand nombre de marques visant le grand public ou des communautés plus restreintes. Sa régie publicitaire propose des critères de ciblage puissants : basés sur l’âge, le sexe, la localisation géographique ou encore les centres d’intérêts, ils n’ont rien à envier à ceux de Google Adwords ou de Bing Ads. Des formats originaux, comme les demandes d’offres, renouvellent les solutions publicitaires traditionnelles et favorisent l’interaction entre la marque et ses clients.
  • Si le real time bidding (enchère en temps réel) a été popularisé par Google Adwords, de nombreuses autres régies publicitaires l’utilisent maintenant. Vous pourriez par exemple étudier de près les solutions publicitaires d’Orange Advertising sur http://www.orangeadvertising.fr/ad-market/, qui peuvent s’intégrer pleinement dans votre plan de communication digitale.

Une stratégie efficace repose sur une communication diversifiée

Nous avons initié ensemble quelques pistes de réflexion sur les alternatives possibles au monopole de Google. Mais d’autres acteurs du web, qui contribuent à votre visibilité, présentent aussi des ambitions hégémoniques. Si une stratégie de visibilité digitale ne peut reposer exclusivement sur Google, dépendre essentiellement d’une seule source de trafic et de visibilité est tout aussi dangereux. Imaginons que vous vous soyez focalisé uniquement sur Facebook : que se passera-t-il si celui-ci change radicalement son interface ou ses conditions d’utilisation, entrainant une baisse brutale de la portée de vos publications ?

Plus que jamais, la pérennité de votre marque sur Internet passera par votre capacité à diversifier et multiplier les points de contact, en optant autant pour des solutions de visibilité à court, moyen et long terme.

Question : Et vous, utilisez-vous déjà des alternatives, à titre personnel ou professionnel, aux services de Google ?

A Propos de Benjamin Thiers

benjamin thiersOnze ans d’expérience dans le digital, autant en agence que chez l’annonceur, ont permis à Benjamin Thiers d’acquérir une solide expérience dans la communication numérique. Passionné par ces nouveaux espaces de dialogue entre les marques et les consommateurs, Benjamin Thiers leur consacre un livre, Digitalisez votre Marque, paru en 2014 aux éditions Studyrama. Il accompagne aujourd’hui l’agence web Jalis dans son développement.

Vous pouvez retrouver Benjamin Thiers sur Twitter : @benjamin_thiers. Contact : contact@benjaminthiers.net

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Si vous êtes un internaute  avisé et que vous êtes familier avec les nouvelles tendances web, vous savez que Pinterest  est  “le” réseau social qui a le vent en poupe actuellement et qui connaît une croissance exponentielle. D’après l’étude de  Shareaholic, Pinterest amène plus de trafic sur un site web que LinkedIn, Google+, YouTube et Reddit combinés.

Il s’agit de la troisième plateforme sociale la plus populaire aux États-Unis en terme de trafic, avec plus de 20 millions d’utilisateurs en juillet 2013. Utilisée à bon escient, Pinterest peut faire des merveilles pour votre entreprise. Mais avant d’aborder l’aspect marketing, jetons un coup d’œil à la façon dont fonctionne Pinterest.

guide pinterest entreprise

Comment fonctionne Pinterest ?

Pensez à Pinterest comme à un immense tableau qui regroupe de belles images. Vous pouvez les aimer, commenter, partager ou encore suivre les thèmes qui vous intéressent.

Votre rôle en tant que professionnel est de créer du contenu pertinent avec des images suffisamment attractives pour qu’elles soient partagées facilement.

Au même titre que les autres réseaux sociaux, les personnes qui apprécient votre travail sur Pinterest vous “suivent”, “aiment” votre contenu et le “partagent”.

Chaque “épingle” (image) redirige sur votre site web grâce à un lien externe. Il va sans dire que toutes les épingles ré-épinglées comptent !

Pourquoi utiliser Pinterest ?

Etant considéré comme un carrefour d’audience, beaucoup de sites web reçoivent du trafic par le biais de Pinterest. Hubspot, par exemple, indique recevoir plus de visiteurs par Pinterest que par le biais de  Google+.

Bien que les liens associés aux images soient en “no-follow” et ne contribuent pas directement à votre stratégie SEO, ils restent importants car ils permettent d’augmenter la visibilité de votre contenu auprès de millions d’utilisateurs actifs. Il s’agit d’autant de personnes ainsi susceptibles de visiter votre site web en un clic.

Par ailleurs, les  utilisateurs de Pinterest dépensent entre $ 140 à 180 $ par commande et 18% ont un revenu par ménage supérieur à $ 75 000.

Enfin, le site a augmenté de 125% son trafic international en 2013.

Alors comment utiliser au mieux ce canal ?

Le guide Pinterest en 31 points

guide pinterest entreprise 2014

1. Assurez-vous que les gens savent qui vous êtes en créant un profil complet renvoyant une bonne image. Vous pouvez utiliser votre propre nom ou celui de votre entreprise. Toutefois, à moins que votre entreprise soit aussi célèbre que Coca-Cola, n’oubliez pas que les gens préfèrent entrer en contact avec des personnes réelles et non des entreprises.

2. Organisez votre contenu en créant différents tableaux. Ne présumez pas que vous aurez des centaines d’utilisateurs qui vont “épingler” votre contenu juste en diffusant des images de façon aléatoire sur votre compte Pinterest. Personne n’a dit que ça allait être facile mais ça peut être simple !

3. Nommez vos tableaux de façon unique et intelligente. Oubliez les noms communs tels que: « Cool Stuff” ou “Les choses que j’aime”.  Le grand public ne s’intéresse pas à ce que vous aimez mais recherche ce qui les passionne. Aidez-les en étant précis à l’aide d’une courte description pour susciter l’attention.

4. Postez des images avec des dimensions d’environ 600px à 800px. Evitez de partager des images trop petites. Il s’agit d’une plateforme visuelle donc assurez-vous d’y diffuser uniquement des images de bonne qualité avec une résolution convenable.

pinterest epingle

Source: Pie Ideas

5. Evitez d’afficher du texte promotionnel ou des prix qui pourraient freiner les utilisateurs dans le partage de votre contenu. Pinterest n’est pas une simple plateforme publicitaire. C’est avant tout un endroit pour partager du contenu et pour rentrer en contact avec des utilisateurs qui à terme peuvent suivre vos tableaux et devenir vos clients.

6. Utilisez des descriptions détaillées pour vos épingles. Vous pouvez également être proactif et “taguer” d’autres utilisateurs sous votre description en utilisant le tag “@pinnername”.

7. Récompensez les utilisateurs fidèles qui suivent vos conseils et “ré-épinglent” votre contenu. Parfois un simple “merci” par message privé suffit. Montrez que vous vous intéressez à votre public.

8. Lorsque vous appréciez une “épingle”, jouez le jeu et “aimez” également le contenu des autres utilisateurs ou partagez-le avec vos propres suiveurs.

9. Ne restez pas dans votre bulle! Connectez-vous avec les autres utilisateurs et ajoutez vos propres épingles avec parcimonie. Ne soyez pas focalisé sur ce que vous pouvez montrer aux autres, intéressez vous également à ce qu’ils font.

10. Epinglez votre contenu sur Pinterest partout par le biais de l’application mobile.

11. Ajoutez un filigrane ou l’URL de votre site en bas des images. Vous pouvez également ajouter du texte si vous le souhaitez, mais assurez-vous qu’il ne cache pas les principales zones de l’image.

12. Créez vos propres visuels en ligne tels que des infographies, des bannières et autres éléments graphiques.  Si vous n’avez pas les compétences graphistes nécessaires, vous pouvez utiliser des outils en ligne gratuits tels que Visme pour créer vos visuels.

epingle pinterest pin

Source: Etsy

13. Ajoutez un bouton “Epinglez” à votre blog. Si vous utilisez WordPress, il existe des plugins tels que “Digg Digg” pour permettre cette option.

14. Utilisez le widget Pinterest pour consulter les derniers sujets épinglés.

15. Saviez-vous que vous pouvez également créer votre propre boutique sur Pinterest? Ajoutez le prix des produits en utilisant les symboles $, £ ou € dans la description de votre “épingle”. (Remarque: Cela vous permet également de figurer dans la section des cadeaux).

16. Combinez Vine et Pinterest! Créez vos vidéos sur Vine et postez- les sur vos tableaux Pinterest.

17. Vous pouvez également ajouter des vidéos Youtube, Daylimotion ou autres sur votre profil.

epingle pinterest video

18. Testez et mesurez quelles épingles ont suscité le plus d’engagement. Lesquelles ont le plus grand nombre de commentaires? A contrario,  lesquelles n’ont pas fonctionné … Essayez, mettez en œuvre, analysez et réitérez!

19. Effectuez vos posts à différents jours de la semaine et observez quel jour est le plus favorable. Vous pouvez également planifier vos posts quotidiens sur Pinterest en utilisant l’application Pingraphy

20. Facilitez le partage de vos images – Déposez un bouton viral “Epinglez” sur toutes les images  de votre blog par le biais de Pinterest Image Pinnerc.

21. Automatisez le suivi des tableaux qui vous intéressent en utilisant  NinjaPinner.

22. Utilisez des “call to action” sur vos épingles.

23. Saviez-vous que 80% des épingles sur Pinterest sont des images ré-épinglées? Cela signifie que seulement 20% sont des épingles sont des créations. Créez donc vos propres contenus afin de devenir une source d’inspiration.

24. Utilisez les témoignages – créez  des images impressionnantes avec des témoignages de vos clients. Si vos clients sont sur ​​Pinterest, assurez-vous de les taguer dans la description.

25. Nous aimons tous les histoires … Publiez du contenu narratif sous forme d’infographie par exemple.

26. Créez des épingles éducatives en donnant des conseils utiles pouvant intéresser le grand public.

27. Utilisez des couleurs dominantes telles que le vert, le rouge, le rose et le noir, car celles-ci attirent l’attention 3 fois plus. Selon Hubspot, les images avec les couleurs rouge et orange sont ré-épinglées deux fois par rapport à d’autres images qui ne possèdent pas de telles couleurs.

28. Utilisez des photos et des illustrations et évitez les visages humains dans vos épingles (selon Hubspot les photos sans visage se partagent 23% de plus).

29. Faîtes la promotion de votre contenu sur différents canaux tels que Twitter et Facebook en les intégrant à Pinterest.

30. Utilisez les “hashtags” pour vos épingles afin que les utilisateurs puissent effectuer des recherches et les trouver.

31. Enfin, n’oubliez pas que les utilisateurs sont des gens comme vous donc créez un excellent contenu visuel pour les gens avant tout.

A Votre tour!

Vous avez vous aussi des idées en lisant ce bref guide? Quels sont les autres conseils sur Pinterest que vous souhaitez apporter ?  Partagez avec nous vos idées ci-dessous. Bonne épinglage!

A Propos de Carole DEBONT

Carole DEBONT est passionnée par le Web, les nouvelles technologies, l’e-commerce et spécialisée dans le secteur Internet depuis 10 ans. Responsable communication internationale, elle travaille avec Hindsite Interactive : une société Américaine offrant des services en développement Web et Webdesign.

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Les réseaux sociaux sont encore fortement assimilés au community management; pourtant, pour un site eCommerce, les possibilités vont bien au-delà de la diffusion de contenu ou de l’organisation d’un jeu viral. Une stratégie Social Media peut s’appliquer directement au sein d’un site eCommerce et avoir de réelles répercussions positives sur le nombre de visites, d’inscrits, les ventes, …

Dans cet article, je partage avec vous 10 raisons d’intégrer les réseaux sociaux au sein même de votre site de vente en ligne, chacune avec un objectif concret.

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1. Augmenter le taux d’inscription

En moyenne, 2% des visiteurs d’un site eCommerce passent une commande. Ces 2% ont souvent un coût d’acquisition élevé (affiliation, publicité, …). Réussir à capter l’attention d’une partie des 98% de visiteurs qui ne passeront pas une commande lors de cette visite peut être une source de rentabilité importante puisqu’en les incitant à s’inscrire, vous gagnez la possibiltié de les solliciter de nouveau via vos outils de communication, bien moins honéreux que ce que vous coûte l’acquisition de trafic.

L’intégration de “Facebook Login” s’inscrit dans cette logique d’augmentation du taux d’inscription. La cause principale de son succès est la simplicité à l’usage pour l’internaute; un simple clic permet à un internaute d’utiliser son compte Facebook pour créer un compte sur un site tiers en évitant le formulaire à rallonge classiquement présent sur les sites de vente en ligne. L’eMarchand récupère les informations essentielles à la création d’un compte : coordonnées du client, sa date d’anniversaire, son adresse email et même sa photo. Cerise sur le gâteau, vous récupérez un accès à son Opengraph; nous y reviendrons.

2. Réduire les abandons de panier

70% des paniers commencés sont abandonnés par les internautes. La première cause est toujours la même depuis des années : les frais de port trop élevés. Offrir les frais de port serait sans doute trop honéreux… sauf si vous rentabilisez ce cadeau ! Lorsqu’un internaute effectue le partage d’un produit ou d’une offre promotionnelle, celui-ci génère combien de clics, d’inscriptions et de visites ? Ce gain justifierait que vous offriez les frais de port à un internaute en échange du partage d’un message ou d’une offre sur Facebook ou Twitter. Non seulement vous réduirez les abandons de panier mais vous gagnerez en même temps de nouveaux acheteurs potentiels. Bienvenue dans un cercle vertueux.

3. Gagner du trafic grâce aux partages

Chaque partage est une source gratuite de visibilité et de trafic. Potentiellement, un partage peut être vu par 130 personnes (le nombre d’amis moyen d’un inscrit Facebook). En réalité, la base est plutôt de 15/20 amis (merci au EdgeRank Facebook) et pourra augmenter en fonction du nombre d’interactions (like, commentaires, re-partages, …). A raison, les eMarchands tentent de guider leurs visiteurs à travers un tunnel d’achat en évitant tout distraction externe. Pourtant, les inciter à partager un message spécifique ou une offre est un investissement rentable et intéressant sans pour autant les faire sortir du site ou les distraire dans leur navigation et leur choix de produits.

Si vous décidez d’inciter vos visiteurs à partager sur le réseaux sociaux, vous devriez prendre en compte 2 éléments. Premièrement, vous pouvez mettre en valeur autre chose qu’un simple bouton LIKE pour les inciter à partager. Vous pouvez prévoir des messages attractifs, des offres, … Deuxièmement, ce qui apparait sur la timeline de votre visiteur après un partage doit donner envie de cliquer dessus. Vous pouvez intégrer une offre (voire une offre Facebook pour augmenter la viralité), une image et même une vidéo.

4. Augmenter son panier moyen

Les internautes qui viennent suite à un partage Facebook ont un panier moyen plus élevé que les autres internautes. Ce n’est pas à proprement parler grâce à Facebook; différentes études ont montré que les internautes sont surtout plus réactifs car ils viennent suite à une recommandation amicale accompagnée d’une photo. On constate la même tendance suite à un partage via email; ceux-ci sont malheureusement beaucoup moins utilisés que les partages via Facebook.

5. Augmenter le taux de transformation (reco social)

Les eMarchands expérimentés pourront vous vanter les mérites du cross-selling et de l’up-selling, véritables sources de business additionnel pour peu que les bons produits soient mis en avant. Le principe de la recommandation Social est le même : mettre les bons produits en avant. Le principe de scoring des produits est lié à la philosophie de base de l’EdgeRank de Facebook; pour simplifier, on peut dire que ça serait : “si vos amis aiment ces produits, il y a de fortes chances que vous les aimiez aussi”. La mise en place de recommandation Social est donc le fait de mettre en avant des produits parce qu’ils ont été achetés / Likés / partagés / vus par vos amis Facebook.

Pour avoir ces informations, une simple requête vers l’OpenGraph de Facebook est suffisante; vous en avez déjà la permission (d’un point de vue technique) puisque le visiteur en question a utilisé le Facebook Login pour créer son compte sur votre boutique en ligne. Au-delà de la simplification de création de compte et l’augmentation du nombre d’inscrits (plutôt la réduction du taux d’abandon lors de l’inscription), le grand intérêt pour un eMarchand d’utiliser Facebook Login réside dans l’obtention des droits qui vous permettent désormais d’accéder à l’Opengraph de votre client.

6. Gagner du trafic grâce à l’auto-partage

Parmi les droits récupérés lors du Facebook Login de vos visiteurs, vous obtenez celui de publier en son nom sur son profil Facebook. Evidemment, n’en abusez pas sous peine que l’internaute vous retire ce droit tout en étant particulièrement énervé par cette intrusion non désirée sur son profil. La solution est assez simple et tient plus du bon sens que de la prouesse technique : proposez à vos internautes une liste d’actions qu’ils vous autorisent à partager.

Il est important que l’internaute conserve la maîtrise de ces publications. Vous avez tout intérêt à proposer à l’internaute de bloquer (ou non) chaque type de partage. Il pourrait être tenté d’en conserver certains et pas d’autres plutôt que de tout refuser en bloc. Je vous invite à regarder la méthode utilisée par le site Soundcloud.com. L’autopartage deviendra rapidement une source de trafic conséquente pour peu que vos actions soient bien pensées. Chaque publication est une source de visibilité et donc de trafic.

7. Augmenter l’engagement

En sollicitant les internautes de façon plus séduisante qu’en implémentant simplement un bouton LIKE sur toutes les pages de votre site, vous augmenterez le nombre de partages et c’est votre community manager qui sera content. Le rayonnement de votre marque sur les profils de nombreux internautes sera bénéfique à votre page Facebook. Pour créer une relation de proximité, vous pouvez aller encore plus loin et mettre vos clients au coeur de votre site Internet. Plutôt que des avis clients (ou en plus), vous pouvez ajouter un flux “Social” sur votre page produit qui intègrera les messages Facebook et Twitter de vos clients et, pourquoi pas, leurs photos Instagram. Evidemment, prévoyez tout de même de modérer ces contenus avant publication.

8. Créer de la proximité avec les points de vente

Beaucoup d’internautes ne viennent sur un site eCommerce de marque que pour repérer les produits qu’ils iront en fait acheter en magasin. Certes l’eCommerce est en plein essor mais il reste une proportion de la population qui n’apprécie toujours pas de payer en ligne. Sans aller jusqu’à parler de Commerce Connecté (ça mériterait bien un autre article), il vous serait possible de mettre en avant les commentaires élogieux laissés sur la page Foursquare du point de vente le plus proche ou encore de pousser une promotion pour le magasin en question. Certaines marques ont pris le parti de créer une page Facebook pour chaque point de vente et peuvent ainsi proposer des promotions locales plutôt que d’avoir uniquement un discours de marque sur leur page principale. C’est par exemple le cas de Wallmart qui a plus de 3 000 points de vente aux Etats-Unis (et donc autant de pages Facebook).

9. Détecter les tendances

Si vous incitez les internautes à partager vos produits (que ce soit directement sur les fiches produits ou via des opérations de communication), vous allez détecter une information essentielle : quels sont les produits favoris de vos clients ! Evidemment, les produits les plus vendus sont appréciés par vos clients mais il existe de nombreuses raisons qui pousseront un internaute à ne pas acheter un produit qu’il aime (le prix, son budget, la disponibilité …). Evaluer les partages vous permettra de mieux cerner les tendances. Vous pourriez d’ailleurs mettre en avant les produits pas encore disponibles à la vente afin d’estimer leur succès avant même qu’ils soient commercialisés.

10. Aller au delà du LIKE

Vous connaissez tous le LIKE de Facebook. Mais les verbes “aimer” et “recommander” ne sont pas les seuls que vous pouvez utiliser. L’Opengraph de Facebook vous permet d’utiliser environ 60 autres verbes qui vous ouvriront autant de nouvelles possibilités de partage. A la place d’ “aimer”, il sera plus intéressant de dire que l’on cuisine un plat, que l’on regarde un film, que l’on veut un produit. Vous pouvez, par exemple, mixer la notion de liste de souhaits avec celle de partage Social et transformer votre liste de souhaits en outil de communication Social.

Conclusion

Les différents réseaux sociaux, et plus spécialement Facebook, proposent de nombreuses fonctionnalités marketing à travers des outils comme l’Opengraph. Leur utilisation est une source de notoriété, de trafic et surtout de rentabilité très importante pour un site de vente en ligne qui mettrait ces dispositifs au coeur de la relation client sur son site web. Au delà (et en complément) du community management, l’intégration d’une stratégie Social Media au sein d’un site eCommerce aura un impact sur le chiffre d’affaire très rapidement et ne fera qu’augmenter dans le temps.

A Propos de Jérémy Benmoussa

jeremy-benmoussaAprès 18 années d’entrepreneuriat dans le monde du digital, Jeremy Benmoussa est Directeur Conseil eCommerce @ SQLI Group. Passionné par les nouvelles technologies, il accompagne les entreprises autour de 4 expertises : commerce 360°, mobile, social media & big data. Il est également le fondateur de Locita.com.