Les marques font souvent appel aux blogueurs pour participer à la promotion de leurs produits et de leurs services sur Internet. Véritables sources alternatives d’informations aux médias traditionnels, les blogs disposent d’atouts qui ne laissent pas les marques indifférentes. Cependant, les entreprises sont-elles prêtes pour autant à payer les blogueurs en échange d’un billet ?

marques-blogueurs-remuneration-billet-sponsorisePourquoi les marques s’intéressent aux blogs ?

Une marque est susceptible d’être intéressée par à un blog quand il comporte une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :

Une audience importante versus une audience ciblée.

Une marque peut choisir de communiquer sur un blog généraliste populaire ou bien sur un blog spécialisé. Le blog généraliste aborde un thème dans son ensemble voire plusieurs thèmes qui n’ont pas toujours de rapport entre eux alors que le blog spécialisé ou encore le blog de niche traite d’un seul thème voire d’un sous-thème.

A l’encontre du blog généraliste populaire qui comprend une audience importante, le blog spécialisé comporte une audience moindre mais plus ciblée.

Une communauté importante et/ou engagée.

Une communauté se forme lorsque des visiteurs deviennent des lecteurs assidus d’un blog et participent activement à son développement : ils répondent aux questions, ils expriment leurs opinions, ils sont impliqués dans les processus décisionnels etc …

L’existence d’une communauté met en évidence une connexion unique et personnelle entre le blogueur et des lecteurs loyaux. Mais pas seulement, car les membres d’une communauté aiment également à établir une relation entre eux.

Certains blogs généralistes français ont bâti une communauté comprenant des dizaines de milliers de membres. Et souvent, l’engagement est aussi au rendez-vous. Cependant, il existe des blogs plus ciblés, avec une communauté moins grande, qui rassemblent des membres tout aussi engagés.

L’influence.

Un blogueur influent peut modifier le comportement d’achat d’une partie de sa communauté voire des internautes. Au fil du temps, il a gagné la confiance de son lectorat en établissant une relation authentique et transparente.

Par ailleurs, l’identification à l’auteur d’un blog est facile en raison de la relation de proximité créée et de l’accessibilité du blogueur.

D’une manière générale, je dirai que les internautes sont aujourd’hui plus méfiants vis-à-vis des annonces publicitaires et qu’ils font davantage confiance à la recommandation de tiers sur internet. En fait, selon une étude de Médiamétrie, « 88% des internautes étaient influencés dans leur achat par les recommandations trouvées par le net » en 2011.

La portée.

La portée d’un blogueur ne se limite pas à son nombre d’abonnés à la newsletter et à son nombre de pages vues par mois. Sa communauté peut se prolonger au-delà de son blog et s’étendre sur d’autres médias sociaux : Twitter, Facebook, Youtube, Pinterest etc …

Pourquoi les marques sollicitent les blogueurs ?

Les marques font appel aux blogueurs pour diverses opérations :

  • L’annonce d’un événement.
  • Le lancement d’un nouveau produit.
  • Le lancement d’une campagne « social media ».
  • La mise en place d’un jeu-concours.
  • La création d’une application Facebook.
  • Le test d’un produit ou d’un service.
  • Etc …

Les marques doivent-elles payer les blogueurs ?

La création d’un blog est souvent motivée par l’envie de partager avec d’autres personnes une passion ou un intérêt pour un ou plusieurs sujets.

Certains d’entre nous, comme moi, font le choix de devenir blogueur professionnel. Le blog devient alors une activité professionnelle à part entière et nous autorise ainsi à vivre de notre passion.

Lorsqu’une marque nous contacte pour l’une des opérations citées ci-dessus, le blogueur participe d’une manière ou d’une autre à la promotion de l’entreprise : augmentation de la notoriété de la marque, amélioration de la visibilité d’un service, hausse des ventes d’un produit etc … En tant que tel, le blogueur devrait alors être considéré par l’entreprise comme un partenaire, qui plus est comme un partenaire rémunéré.

La rémunération peut être perçue de manière différente pour chaque blogueur. Certains blogueurs privilégient une rémunération financière alors que d’autres acceptent des compensations financières : déplacements pris en charge pour assister à une conférence de presse, produits offerts etc … D’autres cumulent les deux.

Cependant, le statut de « partenaire » pour les blogueurs est encore loin d’être acquis. En effet, les marques considèrent que les campagnes RP blogueurs ou RP 2.0 rentrent dans le cadre d’opérations virales (« earned media ») et non pas payantes (« paid media »). C’est pour cette raison qu’elles leur attribuent souvent aucun budget voire un budget minimum.

Par ailleurs, les agences de relations publiques qu’elles emploient sont plus habituées à travailler avec des journalistes, qui eux sont rémunérés par le média sur lequel ils publient leurs articles. Les agences de relations publiques ne rémunèrent donc pas les journalistes. Pourquoi le feraient-elles alors avec les blogueurs ? Le problème ici est que le blogueur n’est pas un journaliste. En fait, le blogueur est (aussi) le média.

En conclusion

La blogosphère française est riche. Nombreux sont les particuliers et les professionnels qui bloguent sur des sujets qui les intéressent sans volonté de monétiser leur blog.

S’agissant de mon secteur d’activité et pour les blogueurs que je connais le mieux, la plupart d’entre eux ont déjà une activité professionnelle de par ailleurs, ils n’envisagent pas de devenir blogueur professionnel et ils acceptent de travailler avec les marques quand ils jugent que leur contenu est pertinent pour leur audience. Avec ou sans rémunération ou compensation financière. Tout le monde y est gagnant. Le lecteur accède à un contenu intéressant, la marque communique auprès d’une audience ciblée et le blogueur travaille au développement de l’image de son blog en fonction de ses choix éditoriaux.

Cependant pour ceux d’entre nous qui ont fait le choix de devenir blogueur professionnel se pose la question de la génération de revenus non seulement pour payer nos factures à la fin du mois mais aussi pour continuer à apporter à nos lecteurs un blog techniquement performant, un contenu intéressant et régulièrement mis à jour.

A Votre Tour Maintenant !

Pensez-vous que les blogueurs doivent être payés par les marques ? Si oui comment ? Ou alors pensez-vous par exemple que l’  « échange de notoriété » est suffisant pour justifier la collaboration des marques et des blogueurs ?

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Crédit photo : Zsuzsanna Kilian

Découvrez aussi :  Les blogueurs payés peuvent-ils être objectifs ?

27 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Isabelle,

    J’ai toujours pensé que même les PME devront créer un poste destiné à la mise en place et à la gestion des réseaux sociaux. Valable aussi pour le développement d’un blog.

    amicalement

  2. Avant de créer mon propre site, j’ai été blogueur quelques années. J’ai donc eu la chance d’avoir été des 2 côtés de la barrière.

    Je dois avouer que « Oui », je trouve normal de payer la parution d’un billet sur un blog. Cependant, je suis partagé sur 3 points:

    1- Le tarif parfois exorbitant demandé par certains blogueurs: 250€ l’article + 30€ par mois pour le maintien du lien en dur dans l’article… (sic!!!)

    2- La perception par les communautés et les lecteurs de ces billets dit « sponsorisés »: Souvent, les membres des communautés sont virulentes vis à vis des blogueurs qui perçoivent une rémunération pour un article: remise en cause de l’impartialité, perte de l’état d’esprit du blog, critiques en tout genre, et perte de légitimité de la marque qui paie.

    3- Quand nous envoyons un communiqué de presse aux journalistes et que ceux-ci parlent de nous, nous ne les payons pas pour cela…

    J’ai opté pour un autre type de partenariat avec les blogueurs qui sont devenus nos partenaires: sponsoring de billets avec des produits à gagner, code promo ponctuels pour les lecteurs de ce blog, et éventuellement un produit gratuit pour le blogueur si celui-ci le demande.

    Je ne sais pas si c’est la meilleure solution, mais c’en est une… Vos avis m’intéressent !!!

  3. Il est évident qu’à l’ère du web 2.0 participatif et totalement transparent et éthique, il ne peut exister de blogueurs rémunérés pour rédiger des articles qui deviennent des messages publicitaires.

    Je souscris totalement aux propos de David : remise en cause de l’impartialité, perte de l’état d’esprit du blog, critiques en tout genre, et perte de légitimité…

    Je rajouterais mercantilisme…qui ne rime pas avec l’esprit communautaire. Un tel blogueur me fait plutôt penser à un homme sandwich !

    Par contre, d’impliquer des blogueurs influents dans des communautés où ils y trouvent leur compte autrement, la reconnaissance recherchée, des opportunités pour développer leur propre business, là oui.

  4. Personnellement, je pense qu’il est normal de payer un blogueur.
    Il apporte son expertise du terrain par le biais d’un outil performant, sa communauté investie, son blog dédié à une ou plusieurs thématiques, son temps pour réaliser l’article, le rendre conforme à sa ligne éditoriale et le diffuser ensuite.
    En effet, son blog est déjà connu, bénéficie d’une visibilité énorme et d’un public cible connu et reconnu. Passer par cette plateforme, c’est s’assurer d’être visible par les prospects qu’on cible et bénéficier du travail antérieur du blogueur.
    C’est du donnant donnant je trouve. Une entreprise veut faire de la communication, les blogs sont une vraie solution qui peut être intéressante et beaucoup moins chère qu’une autre forme de communication. Il n’y a qu’à voir le nombre de régie publicitaire qui gèrent l’échange entre les sociétés et les blogueurs en les catégorisant suivant les thématiques et le public cible.
    Cependant, rien ne vaut un contact direct avec le blogueur, sous réserve qu’on ait identifié un blog prescripteur. Diminuer les intermédiaires, c’est réduire les frais !

  5. @ Lionel : tu fais du hors sujet. On ne parle pas d’un blog d’entreprise mais de publier une information sur des blogs appartenant à d’autres personnes.

    @ David : je te rejoins sur les tarifs. Sur ma plateforme blog, une régie me paie 30€ HT pour la publication. J’avoue que ce n’est pas assez pour le temps passé et la qualité de la plateforme.
    Les billets sponsorisés sont mal vus ? Peut-être mais je pense que c’est surtout quand ils sont hors ligne éditoriale. De même, ceux qui font des billets avec liens affiliés sans le dire sont, selon moi, ridicules car ils masquent un partenariat et mentent à leurs lecteurs.
    Dernière chose, les journalistes apprécient qu’on apporte de l’eau à leur moulin mais, quand tu dois faire un encart sur un journal, tu paies une fortune pour quasiment aucun retour. Quand tu paies un encart sur un blog, tu as du trafic, de la visibilité et, pourquoi pas, de la conversion ! Rien à voir donc entre les médias classiques et les blogs je pense. D’ailleurs, les journalistes arrivent très bien à raconter une histoire sans avoir de base ;)

  6. Bonjour Isabelle,
    Je trouve cette analyse et le jugement très pertinents. C’est vrai qu’en fonction du produit à marketer, il faudrait (je ne l’avais encore jamais fait) envisager un poste budgétaire pour le media 2.0. Mais là je reviendrai vers David qui n’a pas tord à propos des tarifs. Quel modèle économique faut-il retenir avec un blagueur, un forfait unique, à la page vue, au temps présent sur le blog.. au final on retiendra qu’il ne s’agit plus d’un billet de blog mais d’une publicité, d’un infomercial… alors que si je sollicite un blogueur (mon autocorrect écrit blagueur, .. amusant !) j’attends un avis objectif, éclairé, pas forcément du publirédactionnel validé 15 fois par mes sbires…
    Franchement en fonction du produit (je travaille plutôt en B2B :-( ) j’aurai tendance à fournir en nature le blogueur et à le dédommager mais le travers relevé par David, à savoir des sommes qui pourraient être extravagantes et un modèle économique digne d’une régie… j’aurais tendance à botter en touche..
    Mais point soulevé très intéressant Isabelle !

  7. J’ai été – et suis encore – des deux côtés : à la fois communicante avec des marques pour clients et bloggeuse pour le côté perso, avec deux blogs dont l’un est dédié aux tendances.

    Si je pense qu’il est essentiel que les partenariat soient équilibrés aujourd’hui et apportent un petit quelque chose aux bloggeurs, je ne pense pas qu’il faille les rémunérer pour chaque article, à moins que cela ne soit clairement identifié comme un publi-rédactionnel. La caractéristique première d’un blog est de partager un avis objectif, pas de faire croire qu’on a aimé un produit parce que ça nous rapporte.

    En revanche, pour parler d’un produit, il faut l’avoir testé. Et là c’est à la marque d’offrir des produits, sans garantie de retour positif (si le produit n’a pas plu, la moindre des choses est de ne pas en parler plutôt que de le descendre). Mais si le bloggeur devient un véritable ambassadeur de la marque (parce qu’il a aimé les produits, parce qu’il a été identifié comme tel…), là un partenariat financier peut être envisagé sans que cela soit préjudiciable.

    Enfin, c’est mon avis…

  8. Merci pour ton article, la problématique est très bien posée. Voici mon point de vue pour une marque.

    1/ Idéalement c’est mieux de ne pas rémunérer les blogueurs. Le mieux pour une marque est de développer un véritable partenariat et une relation de confiance dans la durée. La marque doit de son coté apporter des contenus et une valeur ajouté pour le blogueur et ses lecteurs.

    2/ Au lieu d’une rémunération directe, les marques offrent souvent des produits ou invitations diverses. Je pense qu’il est important que le blogueur garde sa liberté de ton et que ces « cadeaux » soient cohérents avec les sujets traités.

    3/ Il faut aussi faire attention aux conséquences. Payer pour des contenus peut remettre en cause l’objectivité du blogueur et le lien de confiance qu’il a noué avec ses lecteurs.

    4/ Quand une marque souhaite faire passer un message à caractère commercial elle peut envisager de rémunérer un blogueur. Dans ce cas il est impératif d’être transparent et bien préciser qu’il s’agit d’un contenu « sponsorisé ».

    Pour conclure la relation blogueurs ne s’improvise pas, et il est parfois trop tentant pour une marque de céder aux agences qui vendent des coups de pub. Pour mettre en place une véritable relation blogueurs il faut du temps, apprendre à les connaitre et s’impliquer personnellement.

  9. Ma politique en relations blogueurs est de ne pas faire de billet sponsorisé. J’ai toujours considéré que ce type de communication est à la fois juge et partie et donc pas crédible ni pour le blogueur, ni pour la marque , ni pour l’annonceur. Quitte à payer le blogueur, autant le faire participer à un projet plus ambitieux, comme un eBook. On apprend de ses erreurs et par réflexe RP, j’avais embarqué des blogueuses dans un projet non rémunéré. Au final, il n’a jamais vu le jour. Désormais, pour ce type de projet très éditorialisé et à forte valeur ajoutée, je n’hésiterai plus à dire à mes clients de payer les blogueurs, cela me paraît normal et juste.

  10. Merci pour cet article très pertinent et surtout mettant en avant un côté, parfois obscur et méconnu, du rôle du blogueur (amateur ou pro).

    Je rebondi sur les prix demandé par certains blogueurs. Ceux qui sont passés PRO demandent plus que les « amateurs », qui ne tente rien n’a rien comme dirait l’autre. Mais généralement, surtout via les régies d’affiliation pour blogueur, les prix sont nettement plus bas, autour de 40/60€ l’article.

    Il y a 2 semaines j’ai écris un article sur le même thème « Les blogueurs qui testent » :
    http://www.papa-blogueur.com/il-y-a-des-blogueurs-qui-testent-oui-et-alors-cela-te-gene

    En fait, j’avais reçu une remarque de la part d’un lecteur sur le fait que nous, blogueurs, avions la chance de pouvoir tester des produits…

    Avec une autre blogueuse nous en avions donc discuté et j’ai fini par écrire un article sur le sujet.
    Comme tu le précise Isabelle, cela dépend de la niche comme de la popularité. En étant d’une niche « famille », je reçois donc des demandes pour des articles sponsorisés ou des tests produits.
    Je fais mon tri, accepte ou refuse selon mon point de vue sur le sujet, mais toujours, avant d’accepter de parler d’un produit je précise une chose « je n’accepte le deal que si je peux écrire de manière ouverte sur le produit à tester ».

    Et tenez vous bien, en effet parfois le partenaire se rétracte, il refuse d’avoir un avis négatif sur son produit. Ce n’est pas du tout honnête envers les Internautes.

    Lorsque je désire faire un achat sur le Net je regarde toujours les commentaires des autres, les avis sur les blogs ou les sites e-commerce, donc j’estime que l’avis porté sur un produit à testé doit être autant négatif que positif.

  11. Je confirme la règle que tu suggères car je parle uniquement des produits ou services qui me plaisent.
    N’ayant pas besoin de revenus supplémentaires, je privilégie l’échange marchandise – du genre une licence pour l’outil que j’évalue, etc.

  12. Mais finalement, que recherche une marque qui « achète » un article sur un blog?

    – Un infomercial;
    – Quelques liens entrants;
    – Renforcement de son SEO;
    – Occupation des premières pages dans Saint Google…

    De ce point de vue, la rémunération du blogueur me paraît légitime: Il s’agit d’un infomercial [qui doit être signalé comme tel].

    Mais si le blogueur a publié un article gratuitement suite à un achat d’un produit de la marque pour donner son avis, je trouve sympa que la marque le remercie en sponsorisant un petit concours via des produits offerts. Dans ce cas là, la marque recherche:

    – Partenariat;
    – Socialisation;
    – Notoriété;
    – Recommandation.

    Il faut je pense s’adapter selon le type de relation.

  13. Merci à tous pour vos contributions qui prolongent constructivement la discussion autour de ce billet :)

    @David :
    1° – le tarif peut aller au-delà de 250€ en fonction de la popularité du blog, de sa thématique etc …
    2° – oui, c’est un problème en effet. Dans le billet suivant celui-ci, j’explique que je ne fais pas d’article sponsorisé pour un service/campagne etc non pertinent/e pour mes lecteurs, quitte donc à perdre une source de revenus.
    3° – les journalistes sont payés par le média sur lequel ils publient. Chez le blogueur, le blog est le média.

    @Thibault : justes remarques pour les billets sponsorisés hors thématique et les liens affiliés non signalés.

    @Bogros : pour les billets sponsorisés, l’idéal est tout de même de bloguer sur les produits que l’on utilise pour être crédible. Par contre, il y a des produits que je n’emploie pas à titre professionnel parce ce que je n’en ai pas l’utilité mais qui sont réputés et/ou qui pourraient être utiles à certains de mes lecteurs.
    Les billets sponsorisés ne portent pas seulement sur des produits. Pour mon secteur d’activité, il y a par exemple aussi les campagnes social media des marques etc …

    @Audrey : selon moi, le test du produit ou du service est en effet impératif pour valider en amont une demande de rédaction pour un billet sponsorisé.

    @Lionel : merci pour ce retour instructif de chez Orange. Si « idéalement c’est mieux de ne pas rémunérer les blogueurs », il n’empêche qu’Orange rémunère régulièrement des blogueurs pour la diffusion de ses campagnes. C’est actuellement le cas par exemple pour Orange Cinéday avec les vidéos du film d’horreur pour Thomas Ngijol et de Catherine Deneuve :)

  14. Pour ma part, sans être uniquement qqun d’intéressé, je manque de temps pour écrire tous les articles que je souhaiterais.
    Si une marque souhaite que je communique sur un produit, le fait de me proposer un dédommagement me motivera, sinon je risque de ne rien écrire, car curieusement j’ai besoin de dormir et entre mon travail et mon blog ce n’est pas toujours si évident que ça …

  15. Une fois de plus, Isabelle publie un article pertinent et déjà fort remarqué et discuté. Cette semaine, à la Chambre de Commerce de Boulogne-sur-mer, j’ai pu assister à une conférence « Social Media » animée par de jeunes futurs marketeurs-communicateurs. Je vous propose de lire le lien – où il est question de marketing-gratuit, là où l’on range n’importe quoi avec n’importe qui – et de laisser une avis si vous le voulez bien.
    http://www.emarketinglytic.com/pourquoi-les-marques-ferment-elles-leurs-points-de-vente-sur-facebook/

  16. Merci, Isabelle, pour cet article qui touche un sujet très intéressant et relativement peu abordé dans le cadre d’un débat. La différence fondamentale entre journalistes et blogeurs est soulignée avec justesse. Cela rejoint aussi les problématiques liées au « travail de l’amateur ».
    Pour ma part, il me semble important non seulement que les marques rémunèrent (via factures ou cadeaux) les blogeurs mais aussi que ceux-ci demandent à être rémunérés ! Ils effectuent en effet un véritable travail et sont souvent devenus des experts dans leur domaine. De plus, cette demande de rémunération par les blogeurs aurait un effet positif sur l’ensemble des professions proches (rédacteur, pigiste, etc.) car cela ne dévaloriserait pas le travail des « professionnels à temps plein ». Pourquoi une marque déciderait-elle en effet de rémunérer un rédacteur professionnel et à temps plein alors qu’elle peut obtenir gratuitement une présence sur des blogs ciblés ?

  17. Bien sûr le blogueur doit rester partial, et donc ne devrait pas être rémunéré afin de préserver cette partialité. D’un autre côté, le blogueur créé lui même son canal de diffusion et c’est ce même canal qui dans les méthodes de communication plus traditionnelles (journaux, maisons d’édition, télévision, magazines,…) paie les intervenants : les journalistes. Cela étant, et les marques bénéficiant des publications du blogueur, j’en arrive à me dire qu’en plus de produits qu’il reçoit régulièrement, il devrait toucher quelque chose… À lui peut-être, en fonction des demandes qu’il reçoit, de proposer ça et là des articles sponsorisés en prenant soin d’être clair et transparent à ce sujet envers ser lecteurs et les marques concernées.

    Un article sponsorisé peut très bien s’avérer intéressant pour la marque et rester partial car n’oublions pas que la particularité du blog est constituée par les interactions avec la communauté. Un article ‘publicitaire’ peut générer une discussion transparente et partiale sur un produit car la communauté qui réagit n’est elle pas rémunérée par l’annonceur.

  18. @David : la marque peut aussi rechercher une campagne word of mouth et pour cela elle a besoin d’une plateforme d’échange. Dans ce cas-là j’estime que la plateforme et le travail du blogueur doivent être rémunérés.

    D’un autre côté, le lancement de ce genre de campagne permet également au blogueur, malgré le fait qu’il soit rémunéré, de garder toute sa partialité parce qu’il n’est pas obligé d’adorer le produit ou d’en vanter les mérites.

    Au sein d’une communauté, il y a autant d’avis qu’il y a de membres, c’est donc cette communauté par le biais des commentaires, des liens et des avis qui équilibrera, peut-être en faveur de la marque, l’avis initial et éventuellement défavorable du blogueur.

    Mais comme tu le dis, je pense qu’il faut savoir s’adapter aux différentes situations en privilégiant toujours la transparence autant envers les marques que les communautés.

  19. Ok pour toi isabelle, je ne suis pas là pour obliger les gens…simplement créer une charte pour les blogeurs volontaires afin de garantir aux lecteurs de ne pas lire un publireportage en lieu et place d’un classique article…

  20. Bonjour,
    J’ai lu sur internet qu’il existe des agences de presse qui s’occupent d’établir la relation entre le professionnel et le blogeur. Ma question est: Comment ces agences mettent un prix pour un article, existe-t’il un barème mettant en relation popularité, influence… etc? Le prix a payer(ou a recevoir) pour un article me semble peu clair, un peu comme à la roulette.

    • Bonjour Florent, je pense qu’il vaudrait mieux adresser votre question à une agence. Je n’ai aucune idée de leur gestion interne du sujet. Bonne journée.

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