Une récente étude effectuée auprès de 9 000 pages Facebook a montré que 7% des publications étaient considérées comme du spam par les utilisateurs. De plus, les résultats obtenus par Komfo – un fournisseur de solution en social media marketing – indiquent que les publications ainsi dénoncées entraînent une diminution de la portée des pages concernées.

spam page facebook

Comment Facebook détermine le spam ?

Les algorithmes de Facebook qui définissent le spam sont aussi secrets que la recette du Coca-Cola. Et il y a une raison évidente à cela : les spammers ne doivent pas savoir comment contourner le système.

Aujourd’hui, nous savons que Facebook est constamment en train d’observer le comportement des utilisateurs ainsi que leurs interactions avec les publications pour déterminer des modèles et créer un algorithme qui détecte les écarts.

Un utilisateur dispose de quatre façons pour alerter Facebook (ce qui fera augmenter le spam score de la page concernée) :

  • Marquer une publication comme spam.
  • Masquer une publication.
  • Masquer toutes les futures publications de la page.
  • Ne plus aimer une page à partir d’une publication.

Ces quatres actions arrivent typiquement quand un utilisateur scrolle à travers son fil d’actualité.

Spam score élevé, portée faible

Dans n’importe lequel de ces cas, le spam score d’une page Facebook augmentera, ce qui diminuera la portée de ses prochaines publications.

Avant la mise à jour des statistiques Facebook (juillet-août), il n’était pas possible d’avoir des données sur les publications qui avaient été marquées comme spam, masquées ou qui avaient entrainé la perte de fan(s). Il fallait utiliser des outils tiers, type Komfo, pour accéder à ces informations. Dorénavant, Facebook vous permet d’identifier ces données :

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Le CEO de Komfo, Rasmus Møller-Nielsen, rappelle l’importance de garder un œil sur ces informations :

« Suite à nos discussions avec les community managers, nous avons réalisé que seulement une infime partie surveillait le spam lié à leurs publications et intégrait ces résultats dans leur plan de contenu. Il est crucial pour les community managers de développer leur conscience à cette notion de spam pour augmenter leur reach et au final, leur retour sur investissement ».

Comment éviter de devenir un spammer?

Il peut y avoir une multitude de raisons pour lesquelles vous devenez sans le vouloir un spammeur, mais il y a des bases à respecter dans la gestion quotidienne de votre communauté :

  • Trop de publications marketing. Les gens souhaitent échanger sur Facebook et ils ne veulent pas devenir des victimes de votre équipe marketing. Soyez délicat quand vous essayez de vendre quelque chose sur Facebook.
  • Des informations abusives. Les utilisateurs condamnent toute discrimination ou autre forme d’offense.
  • Des publications hors sujet. Ça peut être sympa de temps en temps d’échanger avec vos fans sur des sujets aléatoires mais n’allez pas trop loin et tâchez de rester focalisé sur des sujets en lien avec notre marque.
  • Des publications trop fréquentes. Avez-vous déjà rencontré quelqu’un dans la rue qui n’arrêtait pas de parler pendant des heures et des heures? Peu importe votre intérêt pour le sujet au début, vous finirez par vous lasser et éventuellement arrêter d’écouter. Publier trop souvent risque de vous faire perdre  l’intérêt de vos fans qui peuvent vous zapper d’un simple clic en actionnant le lien « Je ne veux pas voir ça ».

Questions : Quelles sont les situations où vous vous êtes sentis spammé en tant qu’utilisateur ? Est-ce que vous avez d’autres conseils à ajouter ?

A propos de Patrick Leimbert

Leimbert

Patrick Leimbert est consultant en stratégie et marketing digital. Après plusieurs années passées du côté client comme du côté agence, il est revenu en France en 2010 et a fondé la société Digital Adrénaline. Il accompagne ses clients dans toutes leurs problématiques digitales, que ce soit de la refonte de leur site web à la mise en place d’une présence sur les médias sociaux. Vous pourrez en savoir plus en consultant son profil LinkedIn.