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Facebook vient d’annoncer un changement dans son algorithme concernant la visibilité des vidéos dans le fil d’actualité. En effet, le réseau social va désormais au-delà des interactions (mentions J’aime, commentaires et partages) pour intégrer les actions effectuées sur les vidéos et ainsi juger de l’intérêt que ces dernières suscitent. Les actions comprennent par exemple l’augmentation du volume du player ou encore l’agrandissement de la taille d’une vidéo.

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Facebook explique ce changement de la manière suivante: « Beaucoup de personnes nous ont dit qu’elles aiment regarder des vidéos dans le fil d’actualité mais ne se sentent pas toujours enclines à les aimer, commenter ou partager. Par exemple, vous pouvez trouver la vidéo d’une ONG que vous suivez sur Facebook très instructive et vous êtes heureux de l’avoir vu, mais ce n’est pas quelque chose que vous avez envie d’aimer, commenter ou partager plus largement.

Nous prenons maintenant en compte plus d’interactions avec des vidéos indiquant qu’une vidéo est intéressante, comme l’activation du son, l’agrandissement de la vidéo en plein écran, et la sélection de la haute définition. Donc, si vous augmentez le volume ou regarder une vidéo en plein écran, nous avons mis à jour le fil d’actualité pour prendre en compte que vous avez aimé cette vidéo et nous vous montrerons des vidéos similaires plus haut dans votre fil d’actualité ».

Historiquement, Facebook s’est appuyé sur des critères d’engagement pour déterminer le classement des publications dans le fil d’actualité des utilisateurs. L’année dernière, le réseau social avait intégré un nouveau facteur soit le temps de consultation des vidéos. Le présent changement va dans le bon sens en permettant à l’algorithme de gagner en pertinence.

Le déploiement de cette mise à jour est actuellement en cours et continuera pendant les prochaines semaines. Suite à ce changement, Facebook ne prévoit pas de modifications importantes pour la plupart des pages quant à la distribution dans le fil d’actualité.

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SEO B2B 2015

Être numéro 1 sur Google, tel est le rêve de tout possesseur de site. A moins que ce ne soit pour générer des prospects ?… Mais comment y arriver en 2015 quand on fait du B2B (Business to Business) ? Comment anticiper les mises à jour Google et assurer un bon référencement de nos pages web de manière pérenne ?

Réponse en 10 points !

SEO B2B 2015

1. Le contenu toujours roi

À chaque mise à jour Google, les référenceurs ayant usé en abondance d’annuaires et de contenus dupliqués frissonnent ! 2015 marque un véritable tournant pour le référenceur : le « marketing de contenu » s’est démocratisé et il y a beaucoup de concurrence. Il ne s’agit plus de créer du contenu « moyen », il faut apporter de la valeur et se différencier pour espérer atteindre la première page. C’est ce contenu unique qui attirera des liens naturellement. Et pour cela, il ne faut pas hésiter à pimenter son contenu de médias : images, vidéos, etc.

2. Les réseaux sociaux sont importants pour le SEO

Les réseaux sociaux sont à prendre en compte dans une stratégie de référencement. Il est beaucoup plus naturel lorsqu’on aime un article d’en parler sur Twitter ou Linkedin, plutôt que de faire un lien depuis un site. Cela s’apparente à du « netlinking naturel ».

Se rendre visible en tant qu’expert sur son marché avec l’animation des réseaux sociaux et la publication d’articles (actus / blog) est indispensable pour pérenniser ses efforts en référencement.

3. La sécurité comme critère de référencement

Non, il ne faut pas se précipiter sur le https ! En effet, migrer son site de http vers https reviens à changer de nom de domaine et si cela est mal géré, notre positionnement peut en souffrir. Si l’on vend un logiciel en ligne, propose des téléchargements, l’année 2015 devrait être l’année d’une migration vers le https. Si notre site est « une vitrine », cela n’est pas une priorité.

 4. Le mobile est notre ami

Depuis le 21 avril, la compatibilité mobile est officiellement un critère de référencement. Google envoyait déjà depuis plusieurs mois des messages d’alerte aux sites non compatibles via l’outil Google Webmaster Tools, c’est maintenant officiel ! Rendre son site responsive (compatible mobile) est vital et urgent en 2015.

5. La fin des mots clés, l’arrivée des questions / réponses !

La fin des mots clés ? Mais qu’ose-t-il dire ?! Imaginez un utilisateur mobile qui active la fonction dictaphone et demande « Ok Google, quel est le meilleur logiciel de SEO ? », plutôt que de taper dans Google « meilleur logiciel SEO ». La mise en place d’actualités et / ou d’un blog aide grandement à se positionner sur ce genre de requête simple et directe.

6. Faire parler de sa marque !

Google analyse maintenant la pertinence des liens pointant sur notre site. Longtemps, les webmasters demandaient des liens avec comme texte d’ancre « agence marketing pour éditeurs de logiciel » plutôt que « 2MSens ». Hors, c’est le deuxième qui est le plus naturel. Google sait maintenant faire la part des choses et il est fortement conseillé de ne pas sur-optimiser les liens pointant sur notre site. Ce qui importe, c’est la qualité du site qui pointe vers nous, et son domaine d’activité qui doit être similaire ou complémentaire au notre.

7. Mots clés ou sujets ?

Vous avez dis même domaine d’activité ? En effet, il n’est plus pertinent d’obtenir un lien de notre ami fleuriste lorsque nous vendons des voitures ! Des liens de domaines parlant du même sujet est plus puissant que des liens détachés de notre activité. Et c’est tant mieux ! Le référencement ne se fait pas sur un mot clé, mais sur des sujets, c’est à dire des ensembles de mots clés.

8. Un expert sinon rien

En 2015, il faut devenir le meilleur dans sa niche de marché ! Être proactif et créateur de contenus à forte valeur ajoutée paye : invitation à des salons et des conférences, publication d’article dans la presse spécialisée, sont autant d’opportunités d’amélioration de notre présence en ligne. C’est donc bien plus qu’une stratégie SEO, c’est une stratégie Business !

9. Le SEO c’est beau

Les contenus originaux, enrichis de visuels et de vidéos sont essentiels pour un bon référencement. Il faut montrer son produit, mais attention, pas des copies d’écran illisibles! Préférons de belles images, des effets parallax ou encore des icones animées (on ne parle pas de GIF, mais plutôt d’animations rendues possibles par html5).

10. Bonjour prospect !

Pourquoi faire du référencement ? Pour générer des prospects ! Et c’est ce qu’ont tendance à oublier beaucoup de professionnels du référencement qui vise la première place Google. Or, le référencement n’est qu’une brique d’une bonne stratégie webmarketing visant à générer des leads, et doit être couplée à une tactique de captation des leads par le contenu, l’ergonomie des pages, les réseaux sociaux et la mise en avant d’une offre produit différenciante…

Ce qui est passionnant avec le SEO, c’est que d’une année sur l’autre, les cartes sont redistribuées. Mais si l’on ne doit retenir qu’une chose c’est qu’il faut prioriser le client avant le SEO. Toute « astuce SEO » est périssable.

Question: Et vous, quelles sont vos priorités d’action en webmarketing pour 2015 ?

A propos de Benoît Collet

Benoît Collet est consultant marketing au sein de 2MSens, accélérateur de croissance pour les éditeurs de logiciels et développeurs d’applications. Il accompagne les éditeurs dans leur stratégie de développement en France et à l’international et déploie toute son énergie pour trouver de nouveaux leviers de croissance sur le web.

Il est également organisateur des événements Startup Weekend & FailCon Grenoble.

Retrouvez Benoît sur TwitterLinkedIn

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brian-solis

Dans le cadre du Digital Marketing One to One, Brian Solis donnait une conférence intitulée « Le futur du marketing n’est pas le marketing » . J’ai eu le grand plaisir de l’interviewer au sujet des médias sociaux et des entreprises avant son intervention.

Pour ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, Brian Solis occupe la position d’analyste chez Altimeter depuis 2011. C’est aussi un stratège, un anthropologiste, un auteur à succès, un influenceur mondial et un conférencier très recherché.

Pour moi, Brian est l’un des rares professionnels qui comprend vraiment l’essence même des médias sociaux, l’aspect relationnel et le facteur humain. Sa vision est juste, unique et inspirante. Il est probablement l’un des experts les plus légitimes et compétents pour amener le changement nécessaire en entreprise notamment dans l’approche et la réalisation du social.

Note: Mes chaleureux remerciements à Comexposium (aussi) pour cette mise en relation.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

1 – Comment voyez-vous le futur des médias sociaux et des marques ?

Malgré toutes ces années, les médias sociaux sont encore sous-appréciés par les marques. Elles les voient encore comme un canal pour faire ce qu’elles ont toujours fait, soit parler à des personnes et au plus grand nombre possible d’entre elles. Et je pense qu’il sera nécessaire que des professionnels comme vous aident ces entreprises à comprendre ce qu’il faut pour qu’un canal soit beaucoup plus humain et engageant ou encore pour rendre une entreprise plus sociale par nature et non pas juste par l’intermédiaire de la technologie.

Ce qui implique qu’elles doivent écouter, engager quand elles n’ont rien à vendre, répondre aux questions des personnes, fournir un service client pour gérer tous ces canaux et tout simplement essayer d’être pertinentes et présentes dans des espaces culturellement appropriés. De nombreuses marques ne voient pas ça aujourd’hui. Il n’y a pas de réelle compréhension, de changement suffisant dans leur philosophie sur ce qui est possible. Nous utilisons encore les mêmes métriques, nous allouons encore les mêmes budgets au marketing, dont nous prenons un pourcentage pour le social.

Il y a cependant quelques exemples merveilleux comme My Starbucks Idea pour l’innovation, KLM pour le service client ou encore Marc Jacobs pour ses campagnes marketing basées sur la réciprocité. Mais, il n’existe pas vraiment de consistance qui montre comment les médias sociaux pourraient vraiment aider les entreprises à se démarquer pour attirer le consommateur connecté. Et je pense que beaucoup de travail est encore nécessaire.

2. Quels sont les 3 grands challenges que les marques doivent affronter sur les médias sociaux ? Et quels conseils pourriez-vous donner aux entreprises pour les dépasser ?

Le plus grand challenge que les marques affrontent sur les médias sociaux est qu’elles ne savent même pas qu’il s’agit d’un challenge. Cela dépend à qui vous vous adressez en entreprise : le directeur marketing, le stratégiste en médias sociaux, le stratégiste digital etc. Mais la difficulté principale rencontrée est qu’ils ne comprennent pas les médias sociaux. Beaucoup de dirigeants d’entreprises ne les utilisent même pas. Leur niveau de compréhension repose sur ce qu’y font leurs enfants ou ce qu’ils lisent dans la presse.

Un autre défi est qu’il n’existe aucune perspective de la part des marques et je suppose que c’est parce qu’elles ne vivent pas la vie comme les consommateurs le font. Cela est vrai pour le social, le digital … Ces entreprises s’adressent à des actionnaires et font du reporting trimestriel. Elles ne comprennent pas le voyage du client dans le monde des médias sociaux. Donc elles ne prennent pas de décisions basées sur la pertinence.

Enfin la 3ème difficulté repose sur le fait que les marques n’ont pas changé la manière dont elles pensent au marketing. Les médias sociaux sont seulement une partie du challenge qu’elles rencontrent aujourd’hui. Les marques ont encore un héritage de la pensée sur ce qu’est le marketing, ce qu’il faut pour gagner de l’attention, ce qu’elles font avec une fois qu’elles l’ont. Nous pensons encore attirer l’attention des consommateurs et les conduire dans un tunnel où ils doivent suivre un parcours de clics qui aide à convertir. C’est pourquoi nous mesurons les impressions et les conversions alors que personne ne s’interroge sur l’objectif d’un site web en 2015. « Que se passe-t-il lorsqu’un internaute arrive sur notre site web en raison de ce que nous avons produit sur le social ou le digital et qu’il n’y a pas de conversion? Est-ce que cela veut dire que le social ne marche pas ? ». Parce qu’aujourd’hui, c’est comme ça que les entreprises pensent. Alors qu’elles devraient évaluer l’expérience du site web délivrée sur le mobile et déterminer si elle correspond aux attentes de leurs clients.

Si vous regardez le travail que j’ai effectué avec Google au sujet des micro-moments ou encore l’idée que les clients digitaux vivent la vie dans ces moments courts en commençant par le smartphone, les marques n’ont pas encore identifié ce que sont ces moments. Le social occupe une partie importante dans ces instants non seulement pour l’engagement et la découverte mais aussi pour les prises de décision. Il s’agit d’une opportunité importante pour les entreprises qui doivent vivre la vie comme leurs clients et commencer à dresser une carte de ces micro-moments afin d’être stratégiques, de rester pro-actives et de guider leurs clients le long du chemin.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

3. Facebook, Twitter et plus récemment Pinterest testent des boutons « Acheter » qui permettent aux consommateurs d’acquérir des produits en un ou deux clics sans quitter leur plateforme. Pensez-vous que les marques et les consommateurs adopteront enfin le commerce social ?

Oui mais si je m’appuie sur nos précédents échanges, les marques ne savent pas encore ce qu’est le commerce social. Donc il s’agit pour elles d’un acte transactionnel au lieu d’une opportunité pour créer une expérience. La différence est dans ce que j’appelle l’étreinte (en anglais « the embrace »). Si j’ai votre attention, je devrais faire quelque chose avec elle. Et si c’est seulement pour effectuer un achat en 140 caractères plus un bouton acheter, comment pourrais-je rendre cet acte plus expérimental ? Personne ne veut juste acheter des produits. Les gens veulent vivre des expériences. Pourriez-vous donner vie à cette transaction de manière différente ? Donc ma réponse est oui, le commerce social va fonctionner. Mais les marques ont besoin de penser au social commerce de manière différente et de décider à qui cette spécialité appartiendra car les différents services (social, e-commerce, digital etc.) voudront se l’approprier.

4. Que pensez-vous de la direction prise par Facebook pour devenir une plateforme de partage de vidéos et d’actualités ? Est-ce que Facebook pourrait disrupter la position de Youtube en tant que plateforme incontournable pour les vidéos ? Est-ce que les éditeurs devraient s’inquiéter ?

Facebook devient son propre Internet. Son objectif est de garder le plus longtemps possible les utilisateurs sur la plateforme, sans qu’ils aient à la quitter, via par exemple « Instant Articles » ou encore la vidéo dans le cas présent.

Je ne pense pas que Facebook puisse prendre le pouvoir face à Youtube. Facebook essaie de créer des partenariats exclusifs avec des créateurs de contenus et cela lui permettra de consruire un écosystème, ce qui est une bonne chose. Mais vous devez vous rappeler tout le monde n’utilise pas Facebook. Les jeunes produisent beaucoup de vidéos qui deviennent populaires et Youtube leur offre un écosystème très riche pour ça. Je pense que Facebook a encore beaucoup à apprendre. Il sera vibrant mais auprès de démographies différentes.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

5. Une des difficultés principales pour Twitter consiste à acquérir et retenir de nouveaux utilisateurs. Twitter a effectué des modifications dernièrement pour essayer de changer ce schéma. Les profils ont bénéficié d’un redesign. Des fonctionnalités inédites sont apparues comme « while you were away ». De même, la page d’accueil a été modifiée pour les visiteurs qui ne sont pas logués. Que pensez-vous du problème de la croissance des utilisateurs chez Twitter ?

Twitter a toujours eu un problème de croissance du nombre de ses utilisateurs. Je me rappelle que certaines choses que j’ai lues en 2006 et 2007 sont encore vraies aujourd’hui. La croissance de Facebook pour devenir ce qu’il est à présent s’explique par la nature des communications humaines. Il est très naturel de partager des images et de recevoir des commentaires tout ça dans un seul endroit. Avec 140 caractères, Twitter vous force à penser différemment dans votre manière de communiquer. Pour votre tante, votre sœur ou votre frère, qu’est-ce que Twitter ? Vous avez un million de réponses à cette question. Même son expérience « on-boarding » quand vous vous inscrivez n’est pas claire. Ce qui explique que beaucoup de personnes qui s’inscrivent sur la plateforme renoncent à utiliser leur compte ou se contentent de suivre Taylor Swift ou le président Obama pour lire leurs tweets.

L’autre challenge avec Twitter est que vous devez construire votre propre audience. Si vous avez seulement 100 ou 200 abonnés, est-ce qu’il y a du ROI pour y passer du temps ? Alors que vous pourriez voir plus de valeur pour Facebook ou Instagram, parce qu’il existe sur ces plateformes une satisfaction instantanée.

6. Merkaat et Periscope sont en train de construire leur notoriété sur le marché de la diffusion vidéo en live. Merkaat a été très populaire lors du festival South by South West en mars dernier et Periscope, qui appartient maintenant à Twitter, est désormais plus populaire que Merkaat. Y a-t-il suffisamment de place sur ce marché pour deux applications ? Comment Merkaat pourrait-elle rattraper son retard ? A votre avis, est-il envisageable que Facebook rachète Merkaat ?

Je pense que Periscope démontre actuellement ce qu’il est possible de faire avec le web en temps réel, ce que Twitter a très bien réussi à faire. Mais Periscope est aussi un service qui attire pour l’instant des early-adopters et seuls les individus qui sont très actifs sur Twitter et qui sont des créateurs de contenus y voient une réelle valeur. Merkaat va devoir devenir quelque chose d’autre pour concurrencer Periscope. Si Facebook en faisait l’acquisition, il faudrait que le réseau social change la dynamique de Merkaat car Facebook n’est pas une plateforme autant tournée vers le temps réel que Twitter. Je ne sais pas quelle valeur Facebook pourrait y trouver. Pour l’instant, ces deux services ont besoin de se développer. Je ne sais pas encore si nous avons une killer app.

7. Dans un monde où les médias sociaux sont de plus en plus importants pour les consommateurs, le capital sympathie devrait être un élément incontournable pour les marques. L’engagement, l’attachement à la marque, la recommandation constituent des concepts qui soutiennent les objectifs marketing d’une marque. Pourtant, je vois encore trop souvent des campagnes dont le but principal est de créer du buzz ou encore de diffuser des messages au plus grand nombre de personnes comme nous le ferions avec un spot TV par exemple. Ces campagnes n’ont pas de valeur ajoutée et ne créent pas d’expérience pour les consommateurs. Que pouvons-nous faire pour changer tout cela ?

J’aurais aimé qu’il y ait plus de professionnels des médias sociaux comme vous. La plupart du temps, les personnes que je rencontre sont le problème. Elles sont celles qui font que les médias sociaux sont coincés aujourd’hui. Parce qu’elles sont des marketeurs. Parce qu’elles parlent aux gens (note : sous-entendu « et non pas AVEC les gens »). Elles écrivent des choses qui sont approuvées par leur service juridique. Elles ne produisent pas de contenu que les consommateurs ont besoin pour s’engager. Elles pensent aux mentions J’aime comme il s’agissait d’un opt-in pour une newsletter. Elles ne cultivent pas leurs communautés.

Le problème est plus grand que les médias sociaux. Le problème est le marketing en général. Les personnes qui prennent les décisions pour demain vivent encore dans le monde d’hier. Afin de changer ceci, nous avons besoin de personnes comme vous, des professionnels passionnés, non pas pour montrer ce qu’il est possible de faire mais pour aider à se débarrasser des personnes qui sont sur le chemin. C’est pourquoi je me suis tourné vers la transformation digitale il y a quelques années. Le vrai changement ne se fera pas au niveau de chaque entreprise. Il se réalisera lorsque les équipes dirigeantes auront changé.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

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Facebook a annoncé vendredi dernier la prise en compte d’un nouveau critère dans son algorithme: le temps passé à lire une histoire. Rappelons que le réseau social étudie quelques 100 000 signaux pour sélectionner les mises à jour qui s’affichent dans le fil d’actualité des utilisateurs, dont historiquement les interactions avec une publication soit les mentions J’aime, les commentaires et les partages. Facebook précise: « Si quelqu’un n’a pas aimé, commenté ou partagé une histoire dans le fil d’actualité, cela ne signifie pas qu’elle n’a pas de sens pour cette personne. Il y a des moments où, par exemple, les gens veulent voir des informations sur un important événement actuel, mais ne veulent pas nécessairement les aimer ou les commenter ».

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Facebook explique comment est identifié un contenu pertinent pour chaque utilisateur: « Vous pouvez faire défiler rapidement votre fil d’actualité et aimer une photo de l’obtention du diplôme de votre ami, puis partager une publication drôle de votre sœur. Vous continuez de faire défiler votre fil d’actualité et vous tombez sur une publication de votre cousine, qui détaille tout ce qu’elle a fait et vu lors de son récent voyage. Sa publication inclut même une photo. Vous passez du temps à lire cette mise à jour ainsi que la discussion intéressante qui est apparue dans les commentaires sur les meilleurs endroits pour manger, mais vous ne vous sentez pas enclin à aimer ou à commenter. Basé sur le fait que vous n’avez pas continué à scroller après cette publication et qu’elle était sur votre écran pendant plus de temps que d’autres publications présentes dans votre fil d’actualité, nous en déduisons que c’était quelque chose d’intéressant pour vous et nous pourrions commencer à afficher plus de publications comme ça en haut de votre fil d’actualité à l’avenir ».

Le réseau social précise que la prise en compte de ce nouveau facteur n’impactera pas de manière significative la distribution des mises à jour des pages.

De plus, l’algorithme ainsi mis à jour est déjà en cours de déploiement sur la plateforme et le sera pendant encore plusieurs semaines.

Ce que j’en pense

Ce changement d’algorithme pourrait poser la question de la visibilité des photos qui sont très utilisées sur le réseau social mais aussi rapidement consommées. Rappelons que d’autres critères rentrent en compte telles que les interactions, le type de publications avec lesquelles un utilisateur interagit le plus etc. Difficile de dire quel poids sera appliqué au facteur temps passé sur une publication comparé aux mentions J’aime, commentaires et partages par exemple. La création d’engagement, ici sur les photos, constituent encore une priorité aujourd’hui.

Je pense aussi que Facebook implémentera un process pour détecter les navigateurs qui resteraient ouverts anormalement sur une publication particulière.

Enfin, les publications qui pourraient profiter le plus de cette mise à jour sont peut-être les Instant Articles, qui constituent des articles de presse longs directement publiés sur la plateforme.

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Alors que le Digital Marketing One to One vient de s’achever, cette 2ème édition nous a offert un cycle de 3 conférences plénières exceptionnelles sous la thématique « Be inspired ». Geoffrey RAMSEY, fondateur d’eMarketer, a tout d’abord pris la parole et divulgué les résultats d’une étude sur les changements liés aux nouvelles technologies, l’anticipation nécessaire pour les marques et les opportunités existantes, tout ceci avec des chiffres exclusifs sur le marché français. Brian SOLIS, analyste chez Altimeter et anthropologiste, a pris ensuite le relais pour donner, comme il sait si bien le faire, une vision unique cette fois sur le futur du marketing et la nécessité pour les marques de changer leur vision du marketing en mettant l’humain au centre de leurs campagnes et en repensant le mot innovation. Enfin Ajaz AHMED, président de l’agence AKQA qui compte parmi ses clients Nike, Nissan, Volkwagen, Heineken ou encore WWF, a fermé la marche avec une session sur les six forces qui permettent aux organisations et aux hommes de réussir. Une autre keynote riche en enseignements qui a certainement marqué les esprits et au cours de laquelle pour ma part j’ai découvert aussi une personne très attachante en raison de l’approche de son métier et d’une grande humilité qui caractérise certains de nos leaders tech.

Avant de vous laisser découvrir mon résumé de l’intervention de Brian Solis, je souhaitais remercier Comexposium pour ce plateau extrêmement réussi et j’espère que la thématique « Be inspired » sera maintenue en 2016.

Brian_SolisCrédits photo: Wikimedia

Brian Solis: « Le Futur du Marketing n’est pas le Marketing »

Pour cette conférence dédiée au futur du marketing, Brian Solis parle de l’inadaptation du marketing actuel qui est tourné vers la création de campagnes pour des plateformes spécifiques et non pas pour les personnes auxquelles elles sont destinées.

« Toutes ces nouvelles plateformes rassemblent les personnes, elles nous rendent plus humains, elles attirent des audiences et les transforment en communautés, elles attirent les marques et les transforment en personnes. Mais le marketing tel que nous le connaissons aujourd’hui et tel que nous l’avons appris à l’école s’appuie encore sur des philosophies anciennes, basées sur un héritage de la pensée. Et nous appliquons tout ceci à des choses nouvelles».

L’anthropologiste poursuit et rappelle que le futur du marketing n’a pas encore été écrit et qu’il nous appartient de décider ce qu’il en sera.

« Nous identifions les meilleures pratiques et nous analysons les études de cas. Nous les regardons comme si elles étaient la barre à franchir. Alors que nous devrions innover et regarder ce que les autres font en nous disant probablement: « Et si nous ne faisions rien de tout cela et que nous commencions depuis le début?». La relation que vous avez avec vos clients devrait être unique et non copiée en raison de l’existence d’un template ou d’une technologie que quelqu’un d’autre a utilisé. Nous pensons aux médias sociaux, aux communautés en ligne en tant qu’audiences alors qu’il s’agit de réseaux de personnes qui se connectent les unes avec les autres. C’est actuellement un privilège que de participer au sein de ces communautés car elles ne nous appartiennent pas« .

Brian Solis pense qu’innover n’est pas facile parce que personne ne va vous croire mais que cela est indispensable. « Si vous vous demandez « Et si? », cela veut dire qu’il y a un « quelle est la prochaine étape? ». Et « quelle est la prochaine étape? » est la fondation de l’innovation véritable », déclare l’analyste.

« What if? » means « what’s next? » and « what’s next? » is the fundation of true innovation ».

Pour lui, nous devons combattre non pas les technologies mais les personnes qui nous demandent de faire du marketing car nous créons ainsi des idées pour qu’elles soient approuvées par des entreprises au lieu de les créer pour les personnes qui s’engagent avec elles.

« That’s why the future of marketing is not marketing. It’s more human, organic, disrupted ».

Solis préconise de se connecter sur l’humanité si nous voulons en faire partie au lieu de la dicter ou de la manipuler.

« There is only two ways to truly change behaviours. Inspiring or manipulative. »

Il précise: « Le marketing a très bien réussi pendant les 50 ou 60 dernières années à essayer de manipuler les comportements. Les entreprises ont dépensé beaucoup d’argent, elles ont acheté de la publicité, elles ont utilisé de nombreuses images créatives pour vous convaincre que leur marque avaient quelque chose de plus. Mais aujourd’hui, les consommateurs ne font plus attention à tout çà car ils sont trop occupés à regarder leur téléphone« .

Pour l’analyste, le mot marketing fait partie du problème car il veut dire que vous devez convaincre les consommateurs de quelque chose qui n’est pas la réalité au lieu d’apporter du contenu qui est leur pertinent, aspirationnel ou divertissant. Il préfère donner au mot marketing le sens d’engagement où lorsque vous avez l’attention des consommateurs, vous en êtes pleinement conscient et vous accomplissez alors une action significative qui va permettre d’instaurer une relation totalement différente.

Le marketing pose aussi actuellement la question de la mesure inadaptée de données (le nombre de vues, impressions, tweets, mentions j’aime, le CTR etc.) alors qu’il apparait plus pertinent pour Brian Solis de commencer par mesurer les expériences et seulement après ces métriques afin de montrer les causes et les effets et ainsi de prouver une véritable influence.

S’appuyant sur l’exemple d’entreprises qui n’ont pas réussi à comprendre la spécificité de leurs clients digitaux (ex: Kodak), il aborde aussi la notion de transformation digitale qui est rendue vitale pour concourir au sein d’une génération complètement différente et qui consiste à investir dans des technologies, modèles, processus, philosophies inédits.

Pour Brian Solis, il reste seulement 10 années avant que le consommateur traditionnel disparaisse. Les modèles actuels continueront à fonctionner un peu mais ils deviendront de moins en moins efficaces.

Il recommande d’arrêter de s’enthousiasmer pour la technologie et plutôt de se concentrer sur l’humain, la production d’expériences et la création d’engagement.

« In a world of machines, humanity is the killer app ».

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Instagram introduit en France aujourd’hui le format publicitaire du carrousel (ainsi qu’au Canada, en Australie, en Allemagne, en Angleterre et au Brésil) deux mois après son lancement aux Etats-Unis et l’avènement de son offre publicitaire dans l’Hexagone.

Ce format a pour objectif de donner plus de souplesse aux annonceurs pour raconter leurs histoires. Ainsi, il présente 4 photos dans un carrousel, qui glissent de gauche à droite, et affiche un lien « En savoir Plus » renvoyant vers un site web.

L’Oréal Paris, Lacoste, Cheerz et la Société Générale ont choisi d’inaugurer ce nouveau format publicitaire. Retour rapide sur les campagnes L’Oréal Paris et Lacoste.

Campagne L’Oréal Paris

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L’Oréal Paris a dévoilé le look de 4 égéries de la marque (@karliekloss, @realbarbarapalvin, @doutzen et @soojmooj), toutes maquillées par les candidats de la finale internationale du concours #TheBrushContest, qui s’est déroulée à Cannes durant le Festival.

Delphine Buchotte, Directrice Communication & Image de L’Oréal Paris France, a déclaré:

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Campagne Lacoste

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Partenaire officiel de Roland-Garros depuis 1971,  Lacoste a lancé la campagne #BeautifulTennis comprenant des photos prises lors d’un match urbain entre Jérémy Chardy et Pierre-Hugues Herbert qui ont délaissé momentanément les courts de tennis traditionnels pour investir le plein coeur de Paris.

Quelques chiffres-clés sur Instagram

  • Nombre d’utilisateurs actifs par mois : 300 millions (200 millions annoncés en mars 2014)
  • Pourcentage d’utilisateurs en dehors des Etats-Unis : 70% (65% annoncés en mars 2014)
  • Nombre de photos partagées : plus de 30 milliards (20 milliards annoncés en mars 2014)
  • Nombre de mentions « j’aime » par jour : 2,5 milliards par jour en moyenne (1,6 milliard annoncés en mars 2014)
  • Nombre de photos partagées par jour : 70 millions en moyenne (60 millions annoncés en mars 2014)