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Facebook 3Q 2014 DAU

Hier, c’était au tour de Facebook d’annoncer ses résultats financiers pour le 3ème trimestre 2014. Voici 6 chiffres clés à retenir :

  1. Facebook a généré 3,2 milliards de dollars au cours du 3ème trimestre 2014, soit une augmentation de 59% par rapport au 3ème trimestre 2013.
  2. 66% des revenus de Facebook proviennent de la publicité sur mobile contre 49% il y a un an.
  3. Facebook compte 1,35 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, soit une augmentation de 14% année sur année.
  4. Facebook compte en moyenne 864 millions d’utilisateurs actifs quotidiens en septembre 2014, soit une hausse de 19% année sur année.
  5. Il y a en moyenne 703 millions d’utilisateurs actifs quotidiens mobiles en septembre 2014, soit une augmentation de 39% année sur année.
  6. Il y a 1,12 milliard d’utilisateurs mensuels mobiles au 30 septembre 2014, soit une augmentation de 29% année sur année.

Facebook 3Q 2014 Revenus

Facebook 3Q 2014 NetIncome

Facebook 3Q 2014 Mobile DAU

facebook 3Q 2014 MAU

Facebook 3Q 2014 Mobile MAU

Facebook 3Q 2014 Mobile Only MAU

Facebook 3Q 2014 Revenue User Geography

Facebook 3Q 2014 Ad Revenue User Geography

Facebook 3Q 2014 ARPU

Source: Facebook
Images: Allfacebook.com

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nombre vues utilisateurs engages Q3 2014

Il s’agissait d’une des annonces les plus attendues cette semaine. Twitter a publié hier ses résultats financiers pour le 3ème trimestre 2014, avec un chiffre d’affaires de 361 millions de dollars soit une augmentation de 114% par rapport à l’année précédente. La plateforme de microblogging affiche aussi une perte nette de 175 millions de dollars soit presque 3 fois plus qu’il y a 12 mois.

resultats financiers twitter Q3-2014Quelles sont les autres informations intéressantes de ce rapport?

  • Il y a 284 millions d’utilisateurs actifs mensuels, soit une augmentation de 23% par rapport à l’année précédente. Le trimestre précédent, ce chiffre était de 24%.

utilisateurs actifs mensuels twitter Q3 2014

  • Le nombre de consultations de la Timeline a atteint 181 milliards pour le 3ème trimestre 2014 soit 14% de plus par rapport à l’année précédente mais moins que le trimestre précédent (15%).

nombre vues timeline twitter Q3 2014

  • Le taux d’engagement est de -7%. Il est stable par rapport au trimestre précédent mais en déclin sur un an.

nombre vues utilisateurs engages Q3 2014

  • Les revenus issus de la publicité ont augmenté de 109% par rapport à l’année précédente. Twitter a généré 85% de ses revenus de la publicité sur mobile. Le poste « data licensing and others » enregistre une hausse de 171% sur la même période. Les revenus à l’international représentent 34% des revenus totaux de Twitter.

twitter revenus sources Q3 2014Sources: Twitter et Businessinsider

Autre article sur le sujet: Twitter publie des résultats solides, mais déçoit les marchés – Le Monde.

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signaux sociaux searchmetrics

Récemment durant une pause café, un ami me posa une question: “Maintenant que Google pousse le SEO à s’orienter clairement vers le content marketing, et que le content marketing base son développement sur les réseaux sociaux, ne penses-tu pas que le SEO et les réseaux sociaux vont un jour fusionner?” C’est en effet une question intéressante car aujourd’hui la frontière entre ces deux domaines tend à se confondre. Les experts des réseaux sociaux et du référencement partagent de plus en plus leurs savoirs et l’une des raisons de ce rapprochement s’appelle Google+.

Google par l’intermédiaire de son réseau social montre que dans un proche avenir signaux sociaux et référencement peuvent devenir étroitement liés. Les experts SEO se doivent de se renseigner sur Google+ à cause de l’intégration de l’authorship et les experts des réseaux sociaux sont forcés de s’intéresser à un réseau social “imposé” pour les utilisateurs de Gmail et de Youtube.

Comprendre vers quoi Google veut tendre est essentiel pour anticiper les mises à jour et continuer à développer son site. Les enjeux du numéro 1 des moteurs de recherche sont nombreux, voici les raisons pourquoi Google doit intégrer les réseaux sociaux dans son algorithme:

  • La confiance dans les résultats (via un système de recommandation des amis).
  • La légitimité des influenceurs/auteurs (via l’autorité d’une personne sur un sujet).
  • Le respect du SEO (vers des pratiques blanches et naturelles).
  • Le paramètre social qualitatif (une valeur ajoutée pour un moteur de recherche).

Je vous propose de nous pencher sur les indices d’une corrélation possible et sur les hypothèses d’association de ces deux principaux leviers du marketing en ligne.

Les indices d’une potentielle corrélation

Dans un soucis de conserver des résultats pertinents, Google se doit de prendre en compte les indicateurs les plus cohérents pour les utilisateurs. Et quoi de mieux que les signaux sociaux pour se rapprocher des utilisateurs? Les backlinks sont actuellement les plus puissants leviers de positionnement, mais ceux-ci sont bien souvent dévalorisés par des pratiques non conformes aux attentes de Google.

L’une des alternatives aux backlinks serait donc de prendre en compte les signaux des réseaux sociaux, et des indices laissent présager de cette tendance.

• Searchmetrics, le commencement

Les chiffres nous confirment un lien entre signaux sociaux et référencement, malheureusement ce rapport ne nous apporte pas plus d’éléments sur la nature du lien de causalité. On peut également ajouter que plus une page se positionne bien plus elle a de signaux sociaux… Ou l’inverse.

signaux sociaux searchmetrics

Ressource: Etude Searchmetrics

• Search Plus Your World, les SERPs personnalisés

Google a développé progressivement des SERPs personnalisés via Search Plus Your World, cela peut être le cas pour deux raisons:

  • Le développement de son réseau social: Google+.
  • La personnalisation des résultats pour des résultats plus pertinents grâce aux recommandations de ses cercles.

Ces indices montrent qu’un lien existe entre les deux domaines et que Google le considère sérieusement en développant des SERPs personnalisés.

Google nie toute corrélation mais…

Les experts SEO le savent bien: les paramètres de l’algorithme sont interdépendants et donc impossibles à isoler pour en déterminer l’impact. C’est pour cela que les déclarations de Google sont suivis de près. Le 22 Janvier 2014, Matt Cutts, responsable de la brigade anti-spam, nie toute corrélation entre réseaux sociaux et SEO.

Matt Cutts déclare que:

  • Google compte les pages des réseaux sociaux comme des pages web classiques.
  • Les signaux sociaux ne sont pas directement pris en compte.

A travers cette vidéo, Google cherche à démotiver les personnes se basant uniquement sur les réseaux sociaux. La ligne de conduite de Google dans sa communication a toujours été de prôner un contenu original et attractif pour l’utilisateur.

!!! Attention !!! Cela ne signifie en aucun cas que les réseaux sociaux ne jouent aucun rôle dans le référencement, les indicateurs sociaux ne sont pas encore considérés mais les réseaux sociaux sont des sites internet à part entière et Google ne peut ignorer ces puissantes plateformes.

Dans le pire des cas, les réseaux sociaux ont un impact indirect sur le référencement.

Les hypothèses de la causalité

S’il existe vraiment un lien de causalité entre réseaux sociaux et positionnement, quel est t-il? Trois hypothèses sont envisageables pour les signaux sociaux.

• H1: “Les signaux sociaux sont la cause d’un bon positionnement.”

Les signaux sociaux ont la même influence que les backlinks. Les utilisateurs définissent ce qu’est un contenu de bonne qualité, Google a tout intérêt à considérer l’influence du contenu sur les réseaux sociaux.
Argument – Search Plus Your World confirme que les réseaux sociaux peuvent avoir une influence sur un ranking personnalisé, alors il est envisageable de considérer un contenu visible sur Google grâce aux signaux sociaux.

• H2: “Les signaux sociaux sont la conséquence d’une page populaire et donc pertinente pour l’utilisateur.

Les signaux sociaux n’ont pas d’influence sur le ranking, ils sont logiquement la conséquence d’un contenu utile qui est donc partagé.
Argument – Les pages qui ont le plus de signaux sociaux sont appréciées et donc obtiennent également des backlinks.

• H3: “Les signaux sociaux sont juste des indicateurs secondaires pour confirmer la pertinence du contenu pour google.

A mon avis, l’hypothèse la plus probable. Les backlinks seraient des indicateurs prioritaires par rapport aux signaux sociaux. Les signaux sociaux auraient un rôle similaire à d’autres paramètres tels que le temps passé sur le site, au taux de rebond…
Argument – La déclaration de Matt Cutts souligne le fait que les réseaux sociaux sont des pages web comme les autres, mais Google est capable de prendre en compte des signaux tels que le trafic référent, le nombre d’apparition et autres.

Naturellement un contenu populaire sur les réseaux sociaux a de fortes chances d’avoir des relais dans les magazines en ligne et blogs. Ce qui indirectement permet à ce contenu de bien se positionner sur le moteur de recherche.

Google cherche à référencer le contenu le plus pertinent pour l’utilisateur. Croiser des paramètres tels que les signaux sociaux et les backlinks permet d’associer un critère qualitatif et quantitatif pour être sur de fournir les meilleurs résultats aux utilisateurs.

On est libre de se poser la question: un contenu viral qui a beaucoup de signaux sociaux est-il pour autant un article utile aux utilisateurs? Je ne pense pas.

Les impacts réels/potentiels des réseaux sociaux

impact reseaux sociaux

L’utilisateur, futur juge du contenu

Comment empêcher les abus et alors tromper l’algorithme? Une des réponses que Google a trouvé est d’intégrer l’individu au sein du contenu. En demandant une identité, la personne se trouve responsable du contenu et du message qu’elle va véhiculer.

L’individu ou l’auteur peut ainsi devenir ainsi une figure d’autorité, un influenceur. Impossible de tricher car vous devez utiliser votre propre identité de marque ou de personne sur les réseaux sociaux. La transparence de la source est prédéterminant pour la confiance en l’information.

Google aime intégrer l’utilisateur dans ses processus afin de développer de nouveaux outils. Et si le contrôle manuel de Google serait fait par nous même utilisateurs en donnant notre approbation par des signaux sociaux. J’appelle cela la théorie du “captcha”. Google utilise ce moyen afin de déterminer si les utilisateurs sont bien réels et dans un second temps pour développer son logiciel de reconnaissance d’écriture manuscrite.

captcha

Exemple de captcha

Le community management et le référencement sont alors des activités bien différentes mais complémentaires pour développer son référencement sur internet.

En conclusion, produire du contenu original et attractif semble inéluctable. Et si l’avenir du célèbre moteur de recherche serait le social? De nombreux réseaux disposent déjà de puissant moteur de recherche et cela semble un moyen apprécié chez les utilisateurs si on prend l’exemple de twitter. La question est de voir comment l’utilisateur réagit face à ces changements imaginés. Selon vous, pensez-vous que Google peut un jour devenir un moteur de recherche social?

Sources

http://searchengineland.com/its-not-he-said-she-said-over-google-rankings-facebook-shares-80601
http://backlinko.com/google-ranking-factors

Au sujet de l’auteur : Nicolas J. Chevalier

nicolas chevalierNicolas J. Chevalier est directeur marketing chez Cuponation France, plateforme de code promo. Vous pouvez le suivre sur Linkedin et Twitter.

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La Mobile Marketing Association France vient de mettre à jour la 7ème édition du Baromètre du Marketing Mobile pour le 2ème trimestre 2014. Elaboré en partenariat avec ComScore, GfK et Médiamétrie, ce document permet de connaître les usages et le développement du mobile (smartphones et tablettes) en France.

La version synthétique de ce rapport est présentée sous la forme d’une infographie qui comporte des chiffres clés et tendances pour 5 catégories principales: prévision des ventes 2014, base installée tablettes, démographies et usages, internet et applications, répartitions par OS.

Cette étude est disponible dans sa version complète via la rubrique « Publications« .

Barometre Mobile Marketing Association France Infographie

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publicite sociale facebook twitter

La publicité sur les médias sociaux est une activité relativement récente si bien qu’elle représente aujourd’hui seulement une fraction mineure de la publicité en ligne. Plusieurs études prédisent une augmentation importante pour ce poste dans les années à venir, tant au niveau des budgets que des revenus. Par exemple, BIA / Kelsey prévoit une hausse des recettes publicitaires sociales de 5,1 milliards de dollars en 2013 à 15 milliards de dollars en 2018 aux Etats-Unis.

Les médias sociaux séduisent des centaines de millions de consommateurs. Ainsi, Facebook, le roi des plateformes sociales, comptait quelques 829 millions d’utilisateurs actifs par jour en juin 2014. Plus d’un milliard d’utilisateurs uniques consultent YouTube chaque mois. Bien que Twitter comporte une communauté plus petite (271 millions d’utilisateurs actifs mensuels), le réseau social est très populaire. Instagram compte 200 millions d’utilisateurs actifs et a connu une forte progression en 2013.

Les marques investissent donc les plateformes où les consommateurs sont présents aujourd’hui. D’autant plus, que ces médias sociaux mettent à leur disposition des offres publicitaires davantage tournées vers l’accomplissement d’objectifs marketing (pour aller au-delà du développement de la notoriété) avec des options de ciblage de plus en plus sophistiquées.

Retour sur l’histoire de la publicité sociale en une image.

Questions: que pensez-vous de la publicité sociale? L’utilisez-vous actuellement? Partagez votre avis dans les commentaires.

publicite sociale

Via Mediabistro.

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search moteur recherche medias sociaux

Et si l’ère des moteurs de recherche telle que nous la connaissons touchait bientôt à sa fin ? Si une telle affirmation peut sembler exagérée, elle ne manque pourtant pas de pertinence : nous assistons en effet depuis quelques années au recul des moteurs de recherche. Cette érosion profite surtout aux réseaux sociaux et traduit l’émergence de nouveaux comportements de recherche.

search moteur recherche medias sociaux

Le recul incontestable des moteurs de recherche

Alors que Google n’a jamais montré une telle omniprésence, au coeur de la vie quotidienne de dizaines de millions d’internautes en France, imperturbable malgré polémiques et procès, il peut sembler paradoxal de parler de la fin du règne des moteurs de recherche. Les chiffres pourtant interpellent. Selon Médiamétrie, la part des moteurs de recherche dans le trafic d’un site ne cesse en effet décroître en France : si en moyenne en juillet 2012 plus de 50% des accès à un site passent par ceux-ci, ils ne représentent plus que 29% de leur trafic en mai 2014.

La proportion des accès directs, qui comptabilisent les internautes accédant au site via son URL ou les gestionnaires de favoris des navigateurs, est demeurée quant à elle stable, n’affichant qu’une perte d’influence de 8% seulement en deux ans. La décroissance des moteurs de recherche a surtout profité aux accès générés depuis des sites référents : toujours selon Médiamétrie, ils ont grimpé de 12% à 40% sur la même période.

Ces données statistiques démontrent clairement un glissement des centres de gravité : de plus en plus souvent, les internautes s’affranchissent des moteurs de recherche pour accéder aux contenus qui les intéressent.recherche ligne

Des enjeux majeurs à relever pour les moteurs de recherche

Avant 1998 et l’apparition de Google, de nombreux moteurs de recherche se disputaient âprement le marché de l’accès à l’information sur Internet, en concurrence directe avec les annuaires en ligne. Google s’est rapidement imposé : son interface intuitive et la pertinence de ses résultats, à des “octets-lumière” de ceux ses concurrents, lui ont permis de se tailler la part du lion en quelques années seulement. La start-up créée par deux étudiants de Stanford détient maintenant près de 95 % de parts de marché en France.

Mais le géant du web fait aujourd’hui face à de nouveaux enjeux :

  1. Maintenir une pertinence optimale des résultats s’avère difficile face aux stratégies de fraude élaborées par de nombreux référenceurs : les techniques black hat facilitent le positionnement parmi les premiers résultats de contenus à la qualité douteuse. Nous sommes tous déjà tombés grâce à Google sur une page dont le texte ressemblait plus à un magma de mots inintelligible qu’à une prose de Proust.
  2. Hiérarchiser des contenus s’avère plus compliqué pour un moteur de recherche à l’ère de l’infobésité. Tant de pages sont publiées à chaque seconde qu’il devient difficile d’identifier celles qui s’inscrivent dans une temporalité courte et celles qui traitent un sujet en adoptant une approche de fond. Par ailleurs, la polysémie nuit parfois à la pertinence sur certaines requêtes : le mot bureau désigne par exemple autant un meuble qu’un local tertiaire.
  3. Trouver les mots justes pour nommer une tendance nouvelle ou un produit innovant relève aussi, quelquefois, de la gageure. Par exemple, la société Watt Impact est spécialisée dans la labellisation des sites Internet dont les serveurs recourent à de l’énergie verte : qui aurait l’idée d’effectuer une recherche sur un tel service, encore méconnu, et quels mots-clés utiliser ?
  4. Exposer les tendances n’est pas à l’ordre du jour sur les moteurs de recherche, même si la revue de presse dynamique proposée par Google Actualités offre une information synthétique de qualité. L’initiative est toujours laissée à l’internaute, qui parfois apprécierait d’être conseillé ou guidé vers des contenus susceptibles de l’intéresser.

Les solutions existent, comme la sélection d’une plage horaire via les outils de recherche ou des services dédiés du type Google Trends. Mais ces solutions ne s’intègrent pas naturellement dans l’expérience utilisateur. Faites un essai et demandez à vos proches s’ils savent comment rechercher un contenu récent sur Google : vous pourriez être surpris par les réponses qui vous seront données !

recherche en ligne seo

De nouvelles alternatives pour la recherche en ligne

L’un des premiers réseaux sociaux a vu le jour en 2002 : Meetup.com a été créé à l’initiative de Scott Heiferman, qui pour l’anecdote a voulu “injecter de l’humain dans le web” suite à la lecture d’un roman dystopique, Bowling Alone. L’auteur, Robert Putnam, prophétisait la désagrégation des liens sociaux et communautaires détricotés par les nouvelles technologies de l’information.

Utilisés à l’origine pour développer nos réseaux personnels ou professionnels, échanger sur des thématiques qui nous intéressent, développer des projets en ligne, partager des points de vue, des états d’âme ou des idées, les réseaux sociaux se sont aussi imposés comme un formidable espace pour la création de contenu et un média à part entière pour la diffusion des informations. Les internautes se sont appropriés ce territoire et l’ont façonné en fonction de leurs besoins et désirs. En 2013, les deux tiers des internautes interrogés par l’IFOP reconnaissent passer plus de temps qu’en 2012 à partager des informations sur les médias sociaux.

Pour autant, diffuser de l’information par un canal ne signifie pas forcément qu’on utilise soi-même ledit canal pour y accéder : la recherche demeure le plus souvent passive sur les réseaux sociaux. Le socionaute se laisse porter par le flux des publications et ne maîtrise pas forcément le contenu qui lui est proposé. Les fonctionnalités de recherche, comme les hashtags de Twitter, restent souvent limitées et ne possèdent pas la précision d’un moteur de la qualité de Google.

Pourtant, certains réseaux sociaux misent tout sur leur capacité à structurer les flux d’information pour mieux les restituer. Les agrégateurs de contenus séduisent de nombreux internautes à la recherche d’outils de veille dans leurs domaines de prédilection : dans une interview donnée en février 2014, le co-fondateur de Scoop.it annonce ainsi une fréquentation de 7 millions de visiteurs uniques mensuels pour 900 000 membres inscrits.

Et de nouveaux acteurs réinventent la recherche en ligne en y intégrant une forte composante sociale, souhaitant concilier la puissance du big data avec la personnalisation des résultats en fonction de l’écosystème social des utilisateurs. Openoox.com, fondé par Denys Chalumeau et Julien Danjon, imposera certainement son concept : proposer en un même site une page d’accueil de navigateur accessible partout, un réseau social, un agrégateur de contenus, un gestionnaire dynamique de favoris et un moteur de recherche humain, reposant sur les goûts et recommandations en temps réel des contacts de l’utilisateur et de toute la communauté !

Vers un écosystème de la recherche en ligne plus complexe et dynamique ?

La situation actuelle ne prophétise pas, loin s’en faut, la disparition prochaine des moteurs de recherche. Tout laisse au contraire à penser que les moteurs continueront à occuper encore le devant de la scène pour des années encore, certainement sous des formes légèrement différentes de celles que nous leur connaissons aujourd’hui. La  recherche vocale s’est imposée sur les smartphones, la recherche universelle a multiplié les types de résultats (images, vidéos, actualités, etc…) et le Knowledge Graph affiche directement les réponses sur la page des résultats (tapez par exemple “filmographie Emma Watson” sur Google ou “Taille Nicolas Sarkozy”).

Les moteurs de recherche ne désarment pas, loin s’en faut ! Google améliore sans cesse son algorithme, autant pour contrer les référenceurs peu scrupuleux que pour améliorer l’expérience utilisateur : pour la seule année 2013, le géant aurait ainsi procédé à 890 changements et mises à jour.

Si la recherche par mots-clés sur des moteurs dédiés comme Google ne sera pas abandonnée, elle disputera aux réseaux sociaux la principale richesse dont dispose un internaute : son temps !

Les acteurs du web, entreprises mais aussi médias, blogueurs, institutions, associations, devront faire preuve d’une agilité accrue et intégrer les différents points de contact à leur disposition pour améliorer leur visibilité. Un contenu de qualité, créatif et original, un site pensé pour le plaisir de l’utilisateur final, optimisé pour le référencement et encourageant les partages sociaux et interactions, une présence pertinente sur les réseaux sociaux, avec une vocation profonde à engager une conversation avec les consommateurs, citoyens, sympathisants ou curieux, joueront un rôle central dans la réussite de tous les projets digitaux.

Cet article doit aussi vous pousser à vous interroger sur vos propres pratiques et celles de vos clients et prospects : utilisez-vous toujours autant les moteurs de recherche, ou confiez-vous de plus en plus votre navigation au bon soin des recommandations de vos contacts sur les réseaux sociaux ?

Au sujet de l’auteur: Benjamin Thiers

Benjamin Thiers, expert en marketing digital, a récemment publié un ouvrage destiné à accompagner les entreprises dans leur stratégie de communication en ligne, Digitalisez votre Marque (2014, Studyrama Pro). Responsable médias sociaux chez Jalis, il enseigne aussi la communication digitale au sein de Kedge Business School et chronique pour plusieurs médias.