Une étude d’Ogilvy montre que la portée moyenne d’une publication Facebook aurait baissé de 12,05% en octobre 2013 à 6,15% en février 2014. Les Pages ayant plus de 500 000 fans seraient encore plus impactées puisque ces chiffres passeraient de 4,04% à 2,11% sur la même période. Précisons que cette analyse a été effectuée auprès de 106 pages Facebook de par le monde.

Ogilvy ne s’arrête pas là et va plus loin. Selon l’entreprise, des sources chez Facebook auraient officieusement indiqué qu’il fallait s’attendre à une portée proche de zéro dans un avenir prévisible.

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Pour rappel, Facebook avait annoncé en décembre dernier que la portée des publications serait désormais bridée afin de garantir une bonne expérience utilisateur sur la plateforme. Selon le réseau social, le fil d’actualité était trop encombré. Les raisons invoquées ? Un nombre de pages Facebook et de publications croissant. A l’époque, les marques qui souhaitaient obtenir plus de portée pour leurs publications étaient donc invitées à recourir aux annonces publicitaires.

Quelle attention doit-on porter à cette étude ?

Tout d’abord, l’échantillon étudié me paraît trop restreint (seulement 106 pages) pour considérer ces résultats comme applicables à l’ensemble des pages Facebook créées.

Ensuite, je pense qu’une portée proche de zéro serait contre productif pour Facebook. Car le réseau social se couperait des marques qui n’ont pas de budget publicitaire pour augmenter la portée de TOUTES leurs publications mais qui peuvent cependant recourir aux annonces Facebook de manière ponctuelle. De plus, Facebook a besoin (entre autres) de s’appuyer sur l’existence d’un nombre important de pages Facebook, qui plus est actives, pour maintenir son attractivité.

A votre tour ! Que pensez-vous des résultats de cette étude ?

12 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Isabelle, merci pour cet article.
    Je dois dire que cela m’inquiète. Je défends l’humain constituant les réseaux, qui est avant d’être un consommateur, un être de chair et d’os avec des émotions. Pour moi l’entreprise doit lui donner du contenu de qualité et pertinent. Et si le contenu l’intéresse alors on peut avoir de l’engagement. Donc, le fait que Facebook diminue à la portée organique des pages me pose un problème éthique.
    D’un autre côté, comme tout entreprise, je comprends très bien que le business model doit générer à un moment donné du revenu.
    Dans tous les cas, même si une PME ou TPE doit allouer une partie de son budget pour promouvoir ses publications, cela lui reviendra toujours moins cher que les autres médias, de plus cet outil permet de cibler la diffusion. C’est de bonne guerre.
    Maintenant, oui, certains de mes clients qui sont des indépendants ou possèdent des petits commerces locaux n’auront certainement pas des centaines d’euros mensuels à consacrer à leur pub sur Facebook. Dans ce cas, où les diriger ? Google+ ? Twitter ? Pour l’instant, je ne peux pas, du moins pas en Suisse romande et pas dans l’objectif d’engager avec leur public cible.
    C’est donc à nouveau la loi du plus fort qui l’emporte au détriment des petits qui représentent la majorité des entreprises faisant tourner un pays. Je suis triste… et je croise les doigts pour que comme toi Facebook pense que ce n’est pas dans son intérêt de continuer à diminuer la portée organique.
    Belle semaine ! Valérie

    • Bonjour Valérie, merci pour ton commentaire :) Ton premier point renvoie aussi à la problématique algorithme (Facebook/Google etc) ou pas (Twitter).

      • Oui, tout à fait. On adhère ou non à satisfaire l’algorithme plutôt que l’utilisateur, et on fait tout notre possible pour mixer les 2. A bientôt.

  2. Bonjour Isabelle,
    Je souscris à votre analyse.
    Une portée proche de 0% serait totalement contre productive dans la mesure où la plupart des pages existantes (groupes de « fun », partage de photos, mais aussi et surtout petits commerces, etc) n’ont pas la possibilité de payer pour chaque post.
    Cela encouragerait à fuir de FB vers un autre réseau social! (G+?)

    • Bonsoir Mario, il est souhaitable de diversifier dans une mesure raisonnable les plateformes sur lesquelles une marque est présente. Google+ me semble incontournable pour des raisons de référencement.

  3. Tout est dans l’équilibre. La très forte dégringolade de la portée Facebook rend les entreprises (qui n’ont pas encore de page) prudentes quant à l’opportunité d’en créer une. Alors monétisation à tout prix ou augmentation de parts de marché, Facebook devra choisir. Et je ne pense pas moi non plus que la portée passera à 0%. Ce serait en opposition totale à la philosophie d’ouverture qui a le succès des réseaux sociaux. Cordialement. Francis Bélime

  4. Un des vrais problèmes de FB, outre le fait d être devenu un ogre en terme de taille, c est le mélange des genres : business et grand public. nuit a la visibilité, peut etre l avenir serait-il d avoir 2 timeline clairement différenciées, l une des pages, l autre celles des individus… sur son tableau de bord

    • C’est un fait qu’en raison de cette spécificité, les utilisateurs ne sont pas réceptifs aux messages publicitaires répétés de certaines marques.

  5. Bonsoir, merci pour l’article, très intéressant :)
    Je rejoins l’avis de Valérie, en laissant de côté les « petits », Facebook laisse un boulevard (selon moi) à G+ qui mine de rien revient des morts !
    A voir si la tendance continuera, au moins les pages mineures subissent la même diminution que les grosses, même si elles y perdent plus au final…
    Wait & See donc :)

    • Bonjour Sacha, je ne pense pas que G+ soit pour l’instant en mesure d’offrir les mêmes résultats que Facebook. Ceci étant dit, c’est un réseau social que j’aime bien personnellement.

  6. La portée organique moyenne d’un contenu ne peut que tendre vers zéro mécaniquement et ce, indépendamment de ce que peut réellement décider et contrôler FB ! Il suffit de raisonner simplement : le nombre de pages FB augmente en proportion du nombre d’inscrits (1,2 milliard). Or la particularité de FB est que, pour être inscrit, il faut se créer sa propre page et du coup, la dilution augmente aussi. Même s’il s’agit d’une courbe asymptotique, l’égalitarisme de la multiplication des pages fait que chaque page aura de moins en moins de fans (en proportion de l’ensemble). En d’autres termes moins flatteurs, se faire connaître sur FB aujourd’hui est voué à l’échec car on est dans un système de « pyramide de Ponzi », laquelle est vouée à l’épuisement.

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