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La balise auteur de Facebook ( alias « Author Tag ») permet de lier un article à un profil ou une page Facebook qui en est l’auteur. Ainsi lorsqu’un article, issu d’un site web optimisé pour cette balise, s’affiche dans le fil d’actualité, les utilisateurs aperçoivent en bas de la publication un bouton « S’abonner » pour le profil ou un bouton « J’aime » pour la page en relation. S’ils cliquent dessus, ils reçoivent les prochaines publications du profil (publiques) ou de la page dans leur fil d’actualité.

Exemple d’un article avec le bouton « S’abonner » pour un profil

Avant lecture de l’article:

  • L’auteur de cet article est « Ben Woods ». Un survol de la souris sur le lien permet d’accéder à une « hovercard » et un clic redirige vers son profil.

author-tag-facebook-auteur-profil

Après lecture de l’article:

  • Le bouton « S’abonner » apparait à la suite de la publication dans le fil d’actualité.

author-tag-facebook-auteur-profil-abonner

Exemple d’un article avec le bouton « J’aime » pour une page

Avant lecture de l’article:

author-tag-facebook-auteur-page

author-tag-facebook-auteur-page-hovercard

Après lecture de l’article:

author-tag-facebook-auteur-page-aime
La balise « Author » a gagné dernièrement l’attention des médias avec cet article publié par Facebook le 18 juin dernier sur son site pour les médias. Cependant, elle existe depuis juin 2013, date à laquelle elle a été ajoutée à l’Open Graph.

Implémenter les balises de l’Open Graph (dont la balise « Author) fait partie des bonnes pratiques recommandées pour l’optimisation de votre site web/blog pour Facebook.

En ce qui me concerne, j’ai fait le choix de lier la balise « Author » à ma page Facebook et non pas à mon profil Facebook comme ceci:

<meta property="article:author" content="https://www.facebook.com/isabelle.mathieu.pro" />

Comment Ajouter la Balise Author de Facebook sur votre Blog?

balise-author-facebook

Mon site web est motorisé par WordPress. Pour ajouter la balise « Author » sur mes billets, j’utilise le plugin « WordPress SEO » de Yoast.

J’ai activé l’Open Graph ici:

open-graph-facebook-yoast-seo

Puis ensuite j’ai renseigné l’URL de ma page Facebook dans mon profil WordPress (vous pouvez indiquer votre profil Facebook). Chemin dans l’administration de WordPress: Utilisateurs > Votre profil.

informations-contact-profil-facebook

Si vous avez un blog multi-auteurs, vous devez procéder ainsi pour chaque profil utilisateur.

Note: Pour l’affichage du bouton « S’abonner » sur un profil Facebook, n’oubliez pas d’activer cette option dans les paramètres du profil. Paramètres > Abonné(e)s > Paramètres d’abonnement > Qui peut me suivre.

Voilà le résultat pour les tags de l’Open Graph dont la balise « Author »:

<meta property= »og:type » content= »article » /> <meta property= »og:title » content= »Facebook: Comment Gérer les Commentaires sur une Publication non Publiée ? | Emarketinglicious » /> <meta property= »og:description » content= »Il y a quelques mois j&#039;intervenais chez un client, un grand compte leader sur son secteur d&#039;activité en Europe. Lors de mon travail préparatoire, j&#039;ai consulté le site internet de la marque puis j&#039;ai été ciblée plus tard par une annonce publicitaire relative » /> <meta property= »og:url » content= »http://www.emarketinglicious.fr/social-media/annonce-facebook-gerer-commentaires-publication-non-publiee » /> <meta property= »og:site_name » content= »Emarketinglicious » /> <meta property= »article:publisher » content= »http://www.facebook.com/isabelle.mathieu.pro » /> <meta property= »article:author » content= »https://www.facebook.com/isabelle.mathieu.pro » /> <meta property= »article:tag » content= »facebook » /> <meta property= »article:section » content= »Social Media » /> <meta property= »article:published_time » content= »2015-07-02T09:56:54+00:00″ /> <meta property= »article:modified_time » content= »2015-07-03T05:24:37+00:00″ /> <meta property= »og:updated_time » content= »2015-07-03T05:24:37+00:00″ /> <meta property= »fb:admins » content= »100001289410154″ /> <meta property= »og:image » content= »http://www.emarketinglicious.fr/wp-content/uploads/2015/07/publication-non-publiee-facebook-lien-permanent.jpg » />

A votre tour maintenant, si ce n’est pas déjà fait :)

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Il y a quelques mois j’intervenais chez un client, un grand compte leader dans son secteur d’activité en Europe. Lors de mon travail préparatoire, j’ai consulté le site web de la marque puis j’ai été ciblée plus tard par une annonce publicitaire de cette entreprise, présente sur le fil d’actualité de Facebook. Il s’agissait d’une publication non publiée (ou encore appelée « Dark Post ») dont la particularité consiste à ne pas apparaître sur le journal de la page de l’entreprise. Ce type de format est utile par exemple pour faire de l’A/B testing.

La publicité en question comportait de nombreux commentaires et lorsque j’ai déroulé la liste pour les consulter, je me suis aperçue qu’il s’agissait de critiques formulées sur cette entreprise. Laisser une annonce en l’état pendant 15 jours met une société dans une position très inconfortable et ne fait qu’augmenter dans le cas présent la visibilité du problème d’image d’une marque auprès de son audience. Lorsque j’ai rencontré mon client, je lui ai fait part de cette situation et il m’a alors informé que la publicité était gérée par une agence média (dont je ne citerai pas le nom).

Certes les commentaires sur une publication non publiée sont plus difficiles à gérer car la publicité n’apparaît pas sur le journal de la page et il n’existe pas de notifications lorsqu’il y a des commentaires. Mais cela fait partie du travail du service qui gère les annonces publicitaires (agence ou annonceur) de s’assurer qu’il n’y a pas de réponse à apporter à un commentaire ou de situation alarmante qui nécessite une action rapide.

Si vous gérez vous-même vos campagnes publicitaires sur Facebook, je vous invite à découvrir ci-dessous 3 possibilités pour modérer les commentaires sur un « Dark Post ».

Comment gérer les commentaires sur une publication non publiée ?

Les 2 premières solutions s’appuient sur l’utilisation du Power Editor alors que la 3ème a recours à un outil externe, en l’occurrence le module de modération d’Agorapulse.

1. Comment gérer les commentaires sur une publication non publiée via « Gérer les publicités »

  • Accédez au Power Editor et cliquez sur l’onglet « Gérer les publicités« .
  • Sélectionnez la publication non publiée dans « Publicités« .
  • Faites défiler les colonnes vers la droite puis cliquez sur « Aperçu de la publicité » dans « Aperçu du lien ».

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Vous pouvez aussi cliquer sur « Afficher le lien permanent de la publication avec les commentaires » dans l’aperçu lorsque vous éditez une publicité.

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2. Comment gérer les commentaires sur une publication non publiée via les « Publications de pages« 

  • Accédez au Power Editor et cliquez sur l’onglet « Publications de pages« .
  • Sélectionnez la page concernée dans la liste à droite.
  • Puis choisissez la publication non publiée dont vous souhaitez modérer les commentaires.
  • Cliquez sur « Afficher la publication sur la page » dans l’aperçu de la publicité.

Note: les publications non publiées sont facilement identifiables grâce à la lune qui est présente dans la 1ère colonne.

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3. Comment gérer les commentaires sur une publication non publiée via le module de modération d’Agorapulse

La boite de réception d’Agorapulse centralise les publications des utilisateurs sur votre page, les messages privés ainsi que les commentaires sur les publications y compris ceux sur les publications non publiées.

Lorsque vous cliquez sur un commentaire dans la liste affichée, l’aperçu de la publication et de l’ensemble des commentaires s’affiche dans le panneau de droite et vous pouvez ainsi répondre dans la zone des commentaires.

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Crédits photo: Agorapulse

Je vous invite à découvrir en suivant le lien une présentation de l’outil de modération d’Agorapulse notamment pour la gestion des publications non publiées.

Nous sommes arrivés à la fin de ce billet. J’espère que ces informations vous aideront à gérer les commentaires sur vos publications non publiées comme vous le souhaitez :)

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Facebook vient d’annoncer un changement dans son algorithme concernant la visibilité des vidéos dans le fil d’actualité. En effet, le réseau social va désormais au-delà des interactions (mentions J’aime, commentaires et partages) pour intégrer les actions effectuées sur les vidéos et ainsi juger de l’intérêt que ces dernières suscitent. Les actions comprennent par exemple l’augmentation du volume du player ou encore l’agrandissement de la taille d’une vidéo.

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Facebook explique ce changement de la manière suivante: « Beaucoup de personnes nous ont dit qu’elles aiment regarder des vidéos dans le fil d’actualité mais ne se sentent pas toujours enclines à les aimer, commenter ou partager. Par exemple, vous pouvez trouver la vidéo d’une ONG que vous suivez sur Facebook très instructive et vous êtes heureux de l’avoir vu, mais ce n’est pas quelque chose que vous avez envie d’aimer, commenter ou partager plus largement.

Nous prenons maintenant en compte plus d’interactions avec des vidéos indiquant qu’une vidéo est intéressante, comme l’activation du son, l’agrandissement de la vidéo en plein écran, et la sélection de la haute définition. Donc, si vous augmentez le volume ou regarder une vidéo en plein écran, nous avons mis à jour le fil d’actualité pour prendre en compte que vous avez aimé cette vidéo et nous vous montrerons des vidéos similaires plus haut dans votre fil d’actualité ».

Historiquement, Facebook s’est appuyé sur des critères d’engagement pour déterminer le classement des publications dans le fil d’actualité des utilisateurs. L’année dernière, le réseau social avait intégré un nouveau facteur soit le temps de consultation des vidéos. Le présent changement va dans le bon sens en permettant à l’algorithme de gagner en pertinence.

Le déploiement de cette mise à jour est actuellement en cours et continuera pendant les prochaines semaines. Suite à ce changement, Facebook ne prévoit pas de modifications importantes pour la plupart des pages quant à la distribution dans le fil d’actualité.

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SEO B2B 2015

Être numéro 1 sur Google, tel est le rêve de tout possesseur de site. A moins que ce ne soit pour générer des prospects ?… Mais comment y arriver en 2015 quand on fait du B2B (Business to Business) ? Comment anticiper les mises à jour Google et assurer un bon référencement de nos pages web de manière pérenne ?

Réponse en 10 points !

SEO B2B 2015

1. Le contenu toujours roi

À chaque mise à jour Google, les référenceurs ayant usé en abondance d’annuaires et de contenus dupliqués frissonnent ! 2015 marque un véritable tournant pour le référenceur : le « marketing de contenu » s’est démocratisé et il y a beaucoup de concurrence. Il ne s’agit plus de créer du contenu « moyen », il faut apporter de la valeur et se différencier pour espérer atteindre la première page. C’est ce contenu unique qui attirera des liens naturellement. Et pour cela, il ne faut pas hésiter à pimenter son contenu de médias : images, vidéos, etc.

2. Les réseaux sociaux sont importants pour le SEO

Les réseaux sociaux sont à prendre en compte dans une stratégie de référencement. Il est beaucoup plus naturel lorsqu’on aime un article d’en parler sur Twitter ou Linkedin, plutôt que de faire un lien depuis un site. Cela s’apparente à du « netlinking naturel ».

Se rendre visible en tant qu’expert sur son marché avec l’animation des réseaux sociaux et la publication d’articles (actus / blog) est indispensable pour pérenniser ses efforts en référencement.

3. La sécurité comme critère de référencement

Non, il ne faut pas se précipiter sur le https ! En effet, migrer son site de http vers https reviens à changer de nom de domaine et si cela est mal géré, notre positionnement peut en souffrir. Si l’on vend un logiciel en ligne, propose des téléchargements, l’année 2015 devrait être l’année d’une migration vers le https. Si notre site est « une vitrine », cela n’est pas une priorité.

 4. Le mobile est notre ami

Depuis le 21 avril, la compatibilité mobile est officiellement un critère de référencement. Google envoyait déjà depuis plusieurs mois des messages d’alerte aux sites non compatibles via l’outil Google Webmaster Tools, c’est maintenant officiel ! Rendre son site responsive (compatible mobile) est vital et urgent en 2015.

5. La fin des mots clés, l’arrivée des questions / réponses !

La fin des mots clés ? Mais qu’ose-t-il dire ?! Imaginez un utilisateur mobile qui active la fonction dictaphone et demande « Ok Google, quel est le meilleur logiciel de SEO ? », plutôt que de taper dans Google « meilleur logiciel SEO ». La mise en place d’actualités et / ou d’un blog aide grandement à se positionner sur ce genre de requête simple et directe.

6. Faire parler de sa marque !

Google analyse maintenant la pertinence des liens pointant sur notre site. Longtemps, les webmasters demandaient des liens avec comme texte d’ancre « agence marketing pour éditeurs de logiciel » plutôt que « 2MSens ». Hors, c’est le deuxième qui est le plus naturel. Google sait maintenant faire la part des choses et il est fortement conseillé de ne pas sur-optimiser les liens pointant sur notre site. Ce qui importe, c’est la qualité du site qui pointe vers nous, et son domaine d’activité qui doit être similaire ou complémentaire au notre.

7. Mots clés ou sujets ?

Vous avez dis même domaine d’activité ? En effet, il n’est plus pertinent d’obtenir un lien de notre ami fleuriste lorsque nous vendons des voitures ! Des liens de domaines parlant du même sujet est plus puissant que des liens détachés de notre activité. Et c’est tant mieux ! Le référencement ne se fait pas sur un mot clé, mais sur des sujets, c’est à dire des ensembles de mots clés.

8. Un expert sinon rien

En 2015, il faut devenir le meilleur dans sa niche de marché ! Être proactif et créateur de contenus à forte valeur ajoutée paye : invitation à des salons et des conférences, publication d’article dans la presse spécialisée, sont autant d’opportunités d’amélioration de notre présence en ligne. C’est donc bien plus qu’une stratégie SEO, c’est une stratégie Business !

9. Le SEO c’est beau

Les contenus originaux, enrichis de visuels et de vidéos sont essentiels pour un bon référencement. Il faut montrer son produit, mais attention, pas des copies d’écran illisibles! Préférons de belles images, des effets parallax ou encore des icones animées (on ne parle pas de GIF, mais plutôt d’animations rendues possibles par html5).

10. Bonjour prospect !

Pourquoi faire du référencement ? Pour générer des prospects ! Et c’est ce qu’ont tendance à oublier beaucoup de professionnels du référencement qui vise la première place Google. Or, le référencement n’est qu’une brique d’une bonne stratégie webmarketing visant à générer des leads, et doit être couplée à une tactique de captation des leads par le contenu, l’ergonomie des pages, les réseaux sociaux et la mise en avant d’une offre produit différenciante…

Ce qui est passionnant avec le SEO, c’est que d’une année sur l’autre, les cartes sont redistribuées. Mais si l’on ne doit retenir qu’une chose c’est qu’il faut prioriser le client avant le SEO. Toute « astuce SEO » est périssable.

Question: Et vous, quelles sont vos priorités d’action en webmarketing pour 2015 ?

A propos de Benoît Collet

Benoît Collet est consultant marketing au sein de 2MSens, accélérateur de croissance pour les éditeurs de logiciels et développeurs d’applications. Il accompagne les éditeurs dans leur stratégie de développement en France et à l’international et déploie toute son énergie pour trouver de nouveaux leviers de croissance sur le web.

Il est également organisateur des événements Startup Weekend & FailCon Grenoble.

Retrouvez Benoît sur TwitterLinkedIn

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Dans le cadre du Digital Marketing One to One, Brian Solis donnait une conférence intitulée « Le futur du marketing n’est pas le marketing » . J’ai eu le grand plaisir de l’interviewer au sujet des médias sociaux et des entreprises avant son intervention.

Pour ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, Brian Solis occupe la position d’analyste chez Altimeter depuis 2011. C’est aussi un stratège, un anthropologiste, un auteur à succès, un influenceur mondial et un conférencier très recherché.

Pour moi, Brian est l’un des rares professionnels qui comprend vraiment l’essence même des médias sociaux, l’aspect relationnel et le facteur humain. Sa vision est juste, unique et inspirante. Il est probablement l’un des experts les plus légitimes et compétents pour amener le changement nécessaire en entreprise notamment dans l’approche et la réalisation du social.

Note: Mes chaleureux remerciements à Comexposium (aussi) pour cette mise en relation.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

1 – Comment voyez-vous le futur des médias sociaux et des marques ?

Malgré toutes ces années, les médias sociaux sont encore sous-appréciés par les marques. Elles les voient encore comme un canal pour faire ce qu’elles ont toujours fait, soit parler à des personnes et au plus grand nombre possible d’entre elles. Et je pense qu’il sera nécessaire que des professionnels comme vous aident ces entreprises à comprendre ce qu’il faut pour qu’un canal soit beaucoup plus humain et engageant ou encore pour rendre une entreprise plus sociale par nature et non pas juste par l’intermédiaire de la technologie.

Ce qui implique qu’elles doivent écouter, engager quand elles n’ont rien à vendre, répondre aux questions des personnes, fournir un service client pour gérer tous ces canaux et tout simplement essayer d’être pertinentes et présentes dans des espaces culturellement appropriés. De nombreuses marques ne voient pas ça aujourd’hui. Il n’y a pas de réelle compréhension, de changement suffisant dans leur philosophie sur ce qui est possible. Nous utilisons encore les mêmes métriques, nous allouons encore les mêmes budgets au marketing, dont nous prenons un pourcentage pour le social.

Il y a cependant quelques exemples merveilleux comme My Starbucks Idea pour l’innovation, KLM pour le service client ou encore Marc Jacobs pour ses campagnes marketing basées sur la réciprocité. Mais, il n’existe pas vraiment de consistance qui montre comment les médias sociaux pourraient vraiment aider les entreprises à se démarquer pour attirer le consommateur connecté. Et je pense que beaucoup de travail est encore nécessaire.

2. Quels sont les 3 grands challenges que les marques doivent affronter sur les médias sociaux ? Et quels conseils pourriez-vous donner aux entreprises pour les dépasser ?

Le plus grand challenge que les marques affrontent sur les médias sociaux est qu’elles ne savent même pas qu’il s’agit d’un challenge. Cela dépend à qui vous vous adressez en entreprise : le directeur marketing, le stratégiste en médias sociaux, le stratégiste digital etc. Mais la difficulté principale rencontrée est qu’ils ne comprennent pas les médias sociaux. Beaucoup de dirigeants d’entreprises ne les utilisent même pas. Leur niveau de compréhension repose sur ce qu’y font leurs enfants ou ce qu’ils lisent dans la presse.

Un autre défi est qu’il n’existe aucune perspective de la part des marques et je suppose que c’est parce qu’elles ne vivent pas la vie comme les consommateurs le font. Cela est vrai pour le social, le digital … Ces entreprises s’adressent à des actionnaires et font du reporting trimestriel. Elles ne comprennent pas le voyage du client dans le monde des médias sociaux. Donc elles ne prennent pas de décisions basées sur la pertinence.

Enfin la 3ème difficulté repose sur le fait que les marques n’ont pas changé la manière dont elles pensent au marketing. Les médias sociaux sont seulement une partie du challenge qu’elles rencontrent aujourd’hui. Les marques ont encore un héritage de la pensée sur ce qu’est le marketing, ce qu’il faut pour gagner de l’attention, ce qu’elles font avec une fois qu’elles l’ont. Nous pensons encore attirer l’attention des consommateurs et les conduire dans un tunnel où ils doivent suivre un parcours de clics qui aide à convertir. C’est pourquoi nous mesurons les impressions et les conversions alors que personne ne s’interroge sur l’objectif d’un site web en 2015. « Que se passe-t-il lorsqu’un internaute arrive sur notre site web en raison de ce que nous avons produit sur le social ou le digital et qu’il n’y a pas de conversion? Est-ce que cela veut dire que le social ne marche pas ? ». Parce qu’aujourd’hui, c’est comme ça que les entreprises pensent. Alors qu’elles devraient évaluer l’expérience du site web délivrée sur le mobile et déterminer si elle correspond aux attentes de leurs clients.

Si vous regardez le travail que j’ai effectué avec Google au sujet des micro-moments ou encore l’idée que les clients digitaux vivent la vie dans ces moments courts en commençant par le smartphone, les marques n’ont pas encore identifié ce que sont ces moments. Le social occupe une partie importante dans ces instants non seulement pour l’engagement et la découverte mais aussi pour les prises de décision. Il s’agit d’une opportunité importante pour les entreprises qui doivent vivre la vie comme leurs clients et commencer à dresser une carte de ces micro-moments afin d’être stratégiques, de rester pro-actives et de guider leurs clients le long du chemin.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

3. Facebook, Twitter et plus récemment Pinterest testent des boutons « Acheter » qui permettent aux consommateurs d’acquérir des produits en un ou deux clics sans quitter leur plateforme. Pensez-vous que les marques et les consommateurs adopteront enfin le commerce social ?

Oui mais si je m’appuie sur nos précédents échanges, les marques ne savent pas encore ce qu’est le commerce social. Donc il s’agit pour elles d’un acte transactionnel au lieu d’une opportunité pour créer une expérience. La différence est dans ce que j’appelle l’étreinte (en anglais « the embrace »). Si j’ai votre attention, je devrais faire quelque chose avec elle. Et si c’est seulement pour effectuer un achat en 140 caractères plus un bouton acheter, comment pourrais-je rendre cet acte plus expérimental ? Personne ne veut juste acheter des produits. Les gens veulent vivre des expériences. Pourriez-vous donner vie à cette transaction de manière différente ? Donc ma réponse est oui, le commerce social va fonctionner. Mais les marques ont besoin de penser au social commerce de manière différente et de décider à qui cette spécialité appartiendra car les différents services (social, e-commerce, digital etc.) voudront se l’approprier.

4. Que pensez-vous de la direction prise par Facebook pour devenir une plateforme de partage de vidéos et d’actualités ? Est-ce que Facebook pourrait disrupter la position de Youtube en tant que plateforme incontournable pour les vidéos ? Est-ce que les éditeurs devraient s’inquiéter ?

Facebook devient son propre Internet. Son objectif est de garder le plus longtemps possible les utilisateurs sur la plateforme, sans qu’ils aient à la quitter, via par exemple « Instant Articles » ou encore la vidéo dans le cas présent.

Je ne pense pas que Facebook puisse prendre le pouvoir face à Youtube. Facebook essaie de créer des partenariats exclusifs avec des créateurs de contenus et cela lui permettra de consruire un écosystème, ce qui est une bonne chose. Mais vous devez vous rappeler tout le monde n’utilise pas Facebook. Les jeunes produisent beaucoup de vidéos qui deviennent populaires et Youtube leur offre un écosystème très riche pour ça. Je pense que Facebook a encore beaucoup à apprendre. Il sera vibrant mais auprès de démographies différentes.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

5. Une des difficultés principales pour Twitter consiste à acquérir et retenir de nouveaux utilisateurs. Twitter a effectué des modifications dernièrement pour essayer de changer ce schéma. Les profils ont bénéficié d’un redesign. Des fonctionnalités inédites sont apparues comme « while you were away ». De même, la page d’accueil a été modifiée pour les visiteurs qui ne sont pas logués. Que pensez-vous du problème de la croissance des utilisateurs chez Twitter ?

Twitter a toujours eu un problème de croissance du nombre de ses utilisateurs. Je me rappelle que certaines choses que j’ai lues en 2006 et 2007 sont encore vraies aujourd’hui. La croissance de Facebook pour devenir ce qu’il est à présent s’explique par la nature des communications humaines. Il est très naturel de partager des images et de recevoir des commentaires tout ça dans un seul endroit. Avec 140 caractères, Twitter vous force à penser différemment dans votre manière de communiquer. Pour votre tante, votre sœur ou votre frère, qu’est-ce que Twitter ? Vous avez un million de réponses à cette question. Même son expérience « on-boarding » quand vous vous inscrivez n’est pas claire. Ce qui explique que beaucoup de personnes qui s’inscrivent sur la plateforme renoncent à utiliser leur compte ou se contentent de suivre Taylor Swift ou le président Obama pour lire leurs tweets.

L’autre challenge avec Twitter est que vous devez construire votre propre audience. Si vous avez seulement 100 ou 200 abonnés, est-ce qu’il y a du ROI pour y passer du temps ? Alors que vous pourriez voir plus de valeur pour Facebook ou Instagram, parce qu’il existe sur ces plateformes une satisfaction instantanée.

6. Merkaat et Periscope sont en train de construire leur notoriété sur le marché de la diffusion vidéo en live. Merkaat a été très populaire lors du festival South by South West en mars dernier et Periscope, qui appartient maintenant à Twitter, est désormais plus populaire que Merkaat. Y a-t-il suffisamment de place sur ce marché pour deux applications ? Comment Merkaat pourrait-elle rattraper son retard ? A votre avis, est-il envisageable que Facebook rachète Merkaat ?

Je pense que Periscope démontre actuellement ce qu’il est possible de faire avec le web en temps réel, ce que Twitter a très bien réussi à faire. Mais Periscope est aussi un service qui attire pour l’instant des early-adopters et seuls les individus qui sont très actifs sur Twitter et qui sont des créateurs de contenus y voient une réelle valeur. Merkaat va devoir devenir quelque chose d’autre pour concurrencer Periscope. Si Facebook en faisait l’acquisition, il faudrait que le réseau social change la dynamique de Merkaat car Facebook n’est pas une plateforme autant tournée vers le temps réel que Twitter. Je ne sais pas quelle valeur Facebook pourrait y trouver. Pour l’instant, ces deux services ont besoin de se développer. Je ne sais pas encore si nous avons une killer app.

7. Dans un monde où les médias sociaux sont de plus en plus importants pour les consommateurs, le capital sympathie devrait être un élément incontournable pour les marques. L’engagement, l’attachement à la marque, la recommandation constituent des concepts qui soutiennent les objectifs marketing d’une marque. Pourtant, je vois encore trop souvent des campagnes dont le but principal est de créer du buzz ou encore de diffuser des messages au plus grand nombre de personnes comme nous le ferions avec un spot TV par exemple. Ces campagnes n’ont pas de valeur ajoutée et ne créent pas d’expérience pour les consommateurs. Que pouvons-nous faire pour changer tout cela ?

J’aurais aimé qu’il y ait plus de professionnels des médias sociaux comme vous. La plupart du temps, les personnes que je rencontre sont le problème. Elles sont celles qui font que les médias sociaux sont coincés aujourd’hui. Parce qu’elles sont des marketeurs. Parce qu’elles parlent aux gens (note : sous-entendu « et non pas AVEC les gens »). Elles écrivent des choses qui sont approuvées par leur service juridique. Elles ne produisent pas de contenu que les consommateurs ont besoin pour s’engager. Elles pensent aux mentions J’aime comme il s’agissait d’un opt-in pour une newsletter. Elles ne cultivent pas leurs communautés.

Le problème est plus grand que les médias sociaux. Le problème est le marketing en général. Les personnes qui prennent les décisions pour demain vivent encore dans le monde d’hier. Afin de changer ceci, nous avons besoin de personnes comme vous, des professionnels passionnés, non pas pour montrer ce qu’il est possible de faire mais pour aider à se débarrasser des personnes qui sont sur le chemin. C’est pourquoi je me suis tourné vers la transformation digitale il y a quelques années. Le vrai changement ne se fera pas au niveau de chaque entreprise. Il se réalisera lorsque les équipes dirigeantes auront changé.

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Crédits photo ©Anne-Emmanuelle THION

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Facebook a annoncé vendredi dernier la prise en compte d’un nouveau critère dans son algorithme: le temps passé à lire une histoire. Rappelons que le réseau social étudie quelques 100 000 signaux pour sélectionner les mises à jour qui s’affichent dans le fil d’actualité des utilisateurs, dont historiquement les interactions avec une publication soit les mentions J’aime, les commentaires et les partages. Facebook précise: « Si quelqu’un n’a pas aimé, commenté ou partagé une histoire dans le fil d’actualité, cela ne signifie pas qu’elle n’a pas de sens pour cette personne. Il y a des moments où, par exemple, les gens veulent voir des informations sur un important événement actuel, mais ne veulent pas nécessairement les aimer ou les commenter ».

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Facebook explique comment est identifié un contenu pertinent pour chaque utilisateur: « Vous pouvez faire défiler rapidement votre fil d’actualité et aimer une photo de l’obtention du diplôme de votre ami, puis partager une publication drôle de votre sœur. Vous continuez de faire défiler votre fil d’actualité et vous tombez sur une publication de votre cousine, qui détaille tout ce qu’elle a fait et vu lors de son récent voyage. Sa publication inclut même une photo. Vous passez du temps à lire cette mise à jour ainsi que la discussion intéressante qui est apparue dans les commentaires sur les meilleurs endroits pour manger, mais vous ne vous sentez pas enclin à aimer ou à commenter. Basé sur le fait que vous n’avez pas continué à scroller après cette publication et qu’elle était sur votre écran pendant plus de temps que d’autres publications présentes dans votre fil d’actualité, nous en déduisons que c’était quelque chose d’intéressant pour vous et nous pourrions commencer à afficher plus de publications comme ça en haut de votre fil d’actualité à l’avenir ».

Le réseau social précise que la prise en compte de ce nouveau facteur n’impactera pas de manière significative la distribution des mises à jour des pages.

De plus, l’algorithme ainsi mis à jour est déjà en cours de déploiement sur la plateforme et le sera pendant encore plusieurs semaines.

Ce que j’en pense

Ce changement d’algorithme pourrait poser la question de la visibilité des photos qui sont très utilisées sur le réseau social mais aussi rapidement consommées. Rappelons que d’autres critères rentrent en compte telles que les interactions, le type de publications avec lesquelles un utilisateur interagit le plus etc. Difficile de dire quel poids sera appliqué au facteur temps passé sur une publication comparé aux mentions J’aime, commentaires et partages par exemple. La création d’engagement, ici sur les photos, constituent encore une priorité aujourd’hui.

Je pense aussi que Facebook implémentera un process pour détecter les navigateurs qui resteraient ouverts anormalement sur une publication particulière.

Enfin, les publications qui pourraient profiter le plus de cette mise à jour sont peut-être les Instant Articles, qui constituent des articles de presse longs directement publiés sur la plateforme.