Les 10 Commandements Du Naming

Par 10 janvier 2012E-marketing
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Réussir sa création de nom à l’heure du web participatif.

Lorsqu’on décide de créer sa société, une nouvelle marque ou un produit, la détermination du nom est l’une des premières problématiques que l’on rencontre.

L’enjeu est de taille car votre nom donnera vie à votre logo pour former le couple ambassadeur de votre image de marque. Au milieu de la multiplication des vecteurs de communication, la création de votre nouvelle identité est le premier lien vers une véritable relation personnalisée avec vos consommateurs et vos collaborateurs toujours plus attentifs.

C’est seulement une fois en tête-à-tête avec ses idées que l’on prend véritablement en compte la mesure de la tâche à accomplir. Avec l’ère de la communication moderne, le B-A-BA du naming n’a pas changé – pour rappel il s’agit toujours de jongler habilement avec plusieurs fondamentaux comme la pérennité, l’originalité, la compréhension, la signification, la sonorité, l’orthographe, etc. A ces règles fondamentales se sont greffées de nouvelles problématiques directement liées à l’hyper fragmentation des médias du digital.

Afin de vous aiguiller dans votre démarche complexe de création de nom, nous vous proposons de suivre les 10 nouveaux commandements du naming.

Le temps de la réflexion, tu prendras

Votre nom doit séduire en 3 secondes, refléter vos valeurs et répondre à un bon positionnement pour créer un sentiment d’adhésion. La réussite de votre naming dépendra alors du choix de vos outils, de votre budget et surtout de votre méthode de travail. A l’instar des prestations de professionnels, vous devez établir un cadre de réflexion précis.

L’objectif est de définir l’univers de votre marque, et son territoire d’expression, en axant l’analyse sur des thématiques telles que : sa mission,  son ambition, ses valeurs, son style. Cette véritable étude permettra de maximiser vos résultats lors des brainstormings qui suivront.

Les nouveaux outils de brainstorming, tu utiliseras

Le web est l’unique et le plus rapide moyen de connecter un maximum d’individus sur un problème donné. Ce principe a été parfaitement intégré par les nouvelles agences de communication, qui ont effectué un brush-up bien pensé façon “web participatif” à la bonne vieille méthode du brainstorming.

Plus besoin de réunir vos collaborateurs pendant de longues sessions improductives. Vous pouvez désormais organiser en ligne des séances de réflexion à l’échelle nationale et internationale sur votre problématique de naming. Cette méthode bien inspirée permet d’obtenir un maximum d’idées provenant d’individus différents, en un minimum de temps.

Même si vous n’y trouvez pas le nom idéal, cette méthode efficace et unique vous garantit un travail de préparation en vue d’un prochain brainstorming en interne.

Créatif, tu seras

La créativité reflète l’innovation. Respecter les codes de son industrie ou de son positionnement ne doit pas vous empêcher d’adopter une solution originale. Cette authenticité constituera votre première arme pour vous démarquer de la concurrence. Etudiez les sonorités, la symbolique, la sémiologie et pensez au discours de marque derrière votre nom. Parfois, l’originalité réside dans la simplicité. Ce qui compte par dessus tout, c’est que votre nom soit mémorable et reconnaissable parmi tous.

Evitez de vous engouffrer à la hâte dans les tendances éphémères,  telle que l’obsolescence  vague de nom en “oo” : Wanadoo, Kelkoo, Oodoc, Oogolo, Oops…, l’utilisation à outrance du préfixe “e”, ou encore la phonétique issue du langage SMS.

Le référencement naturel, tu oublieras

 

 

La dictature du SEO est intraitable. Les réflexes d’hier sont à oublier au rythme de l’actualisation de l’algorithme de Google. Avec l’arrivée de l’indomptable Google Panda en 2011, les noms figuratifs de votre activité ne bénéficient plus d’une prime à la visibilité dans les moteurs de recherche. Ainsi un expert en design d’armature métallique pourra s’orienter vers des pistes n’incluant pas le terme “armature métallique” sans pour autant en pâtir dans le référencement de son site.

Étoffez donc votre éventail de pistes potentielles sans cette ancienne crainte pour choisir un nom qui vous ressemble vraiment.

Les communautés de ta marque, tu impliqueras

Le Web a engendré une nouvelle forme d’individualisme dans laquelle créer une relation privilégiée et personnalisée avec vos communautés est devenu le fer de lance d’une communication durable. Il est important pour la gestion de votre image de créer un lien affinitaire pour  inciter vos communautés à devenir vos ambassadeurs.

Il peut être ainsi extrêmement judicieux de faire participer vos employés, vos collaborateurs, vos consommateurs ou vos fournisseurs, au choix de nom d’un produit, d’un siège social, d’un service.
Au-delà de simplement plaire au dirigeant de la société ou au directeur marketing, votre nom doit aussi donner du sens à l’ensemble de vos parties prenantes.

Disponible à l’INPI, tu te rendras

 

 

Vous avez réussi à trouver un nom? Avant de faire part de votre joie à l’ensemble de votre communauté, pensez à vérifier la disponibilité du nom retenu ! Chaque jour plus de 300 noms de marque sont déposés à l’INPI, soit un total de 2 millions d’entrées annuelles. A titre de comparaison, le dictionnaire Larousse compte seulement 70 000 entrées. Pour faire simple : tous les noms sont pris!

Heureusement, plusieurs marques peuvent co-exister sous un même nom. Les exemples sont nombreux. Les plus connus sont la crème dessert et le stylo Mont Blanc, les logiciels Sun Microsystèmes et la lessive Sun ou encore les piles et la marque de voitures Mazda.

Vous pouvez rechercher directement sur le site de l’INPI la disponibilité du nom désiré. Cette précaution se révélera être un gain de temps et d’argent précieux.

Des noms de domaine, tu réserveras

La disponibilité des noms de domaine est une vraie priorité et la liste des noms de domaine disponibles en .com et .fr (les plus prisés en France bien évidemment) est de plus en plus restreinte.

Votre domaine en .fr est déjà pris? Voici un petit récapitulatif des extensions disponibles et pouvant se révéler être des alternatives adéquates :

  • .BIZ : signifie « Business ». Identiquement à .COM, son utilisation est propice à des entreprises exerçant leurs activités au niveau international.
  • .NET : signifie « Network ».  Son utilisation est propice à des entreprises dont le domaine d’action est strictement réservé à l’Internet.
  • .ORG : signifie « organisation ». Son utilisation est propice aux organismes, aux sites de collaboration.
  • .INFO : signifie « information ». Son utilisation est propice aux sites à caractère informatif ou d’utilité publique.
  • .MOBI : signifie “mobile”. Son utilisation est réservée aux sites optimisés pour l’affichage depuis un terminal mobile.

Il est stratégiquement recommandé de réserver les extensions principales liées à votre nom afin de vous préserver de l’éventuelle ouverture d’un site concurrent ou tout simplement d’un cybersquating de votre nom.

Les médias sociaux, ne t'effraieront pas

 

 

Trop souvent oubliés lors de la précédente étape, les médias sociaux sont devenus incontournables à toutes les stratégies online. Or, lorsque vous souhaiterez ouvrir une page officielle sur Facebook ou communiquer vos premiers gazouillis sur Twitter, il faudra au préalable créer un profil éponyme. Que ferez-vous si votre nouveau nom est déjà utilisé à votre insu ? Pensez à vérifier la disponibilité de vos pistes sur les réseaux ciblés avant de déposer votre nom à l’INPI.

Il faut être lucide, avec la multiplication des plateformes sociales, presque la totalité des noms de marque sont indisponibles. Ne vous laissez pas pour autant dissuader d’adopter un nom pour la simple raison que sa disponibilité serait entravée par l’existence de pages homonymes ou d’une faune hostile.

En tant que détenteur légitime de votre marque, vous pouvez reprendre le contrôle de l’ensemble des pages Facebook non-officielles existantes associées, ou les réserver si besoin, sur simple demande. La récupération des comptes Twitter est quant à elle soumise à plus de critères, et demeure une solution lente dans le meilleur des cas.

A l'international, tu t’exporteras

 

 

Internet ouvre des perspectives d’expansion à l’international très abordables. De ce fait, pensez idéalement à un nom pouvant s’exporter. Les noms à consonance internationale sont de plus en plus fréquents. Soyez vigilants quant à la prononciation d’un même nom selon les pays. Leur signification peut réserver des surprises préjudiciables pour votre image de marque.

Pour ne pas déroger à la règle, nous vous donnons l’exception de Nike qui communique de manière brillante en dépit de son nom maladroit en français.

L’identité visuelle dans sa globalité, tu imagineras.

Le choix de votre nom de marque doit se baser sur la crédibilité d’un ensemble identitaire. Un bon nom devra séduire uniquement par son message, mais aussi par son potentiel à s’exprimer au travers d’un logo et d’un style de marque convaincant.

D’où l’importance d’aborder votre projet dans sa globalité et de confier les rênes de la création aux mêmes professionnels qui vous ont accompagné depuis l’initiation du projet.

Vous détenez maintenant les grandes lignes à suivre pour réussir votre naming.

Cette liste, contrairement aux 10 commandements originels, n’est ni gravée dans la pierre, ni immuable, alors n’hésitez pas à compléter et laisser vos commentaires.

Article écrit par Minh Loic Hoang-Xuan, Directeur des projets au sein de l’agence Creads.
Creads est une agence d’un nouveau genre, spécialisée dans le domaine du participatif, qui rassemble plus de 40 000 designers du monde entier pour la création de marque et d’identité visuelle sur www.creads.org. En 3 ans, la start-up a déjà attiré de nombreuses grandes marques : SNCF, E. Leclerc, Bouygues Construction …

Rédacteur invité

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Ce billet est écrit par un rédacteur invité. Vous pouvez consulter plus d'informations à son sujet à la fin de ce billet. Si vous souhaitez devenir rédacteur invité, merci de visiter la page correspondante : Devenez rédacteur.

9 commentaires

  • …Des liens dans tes articles vers des outils de naming 2.0, tu mettras ? :)

  • Minh Loic dit :

    Merci Pierre-Julien pour ce nouveau commandement, effectivement les liens viennent d’être remis par Isabelle ! Si ta question se rapporte plus précisément aux plateformes de crowdsourcing, je te conseille creads.org bien sûr :)
    Rien de mieux que de faire appel aux internautes pour sa création de nom. Cette année 2011 à d’ailleurs montré l’intérêt des marques et surtout des consommateurs pour le marketing participatif ! Un phénomène à suivre de près…

  • Gloup dit :

    L’article 4 est complètement faux, il suffit de lire le document édité par Google juste après le déploiement de Panda pour le voir.
    Les mots clés dans le nom de domaine sont un facteur favorisant.

  • Thierry dit :

    Bel article de synthèse que je relaie sur mon blog. Il est toujours utile pour des non-initiés de trouver ce genre de post qui leur met le pied à l’étrier.

  • Minh Loic dit :

    @Gloup : L’ajustement au niveau du SEO google Panda comme je l’énonce dans le commandement 4 est confirmé par nos sources.

    Ce lien vidéo pourra vous donner plus de précision à ce propos :

    https://www.youtube.com/watch?v=rAWFv43qubI&feature=player_embedded

  • @Minh Loic dit :

    @Minh Loic, merci pour votre précision.
    Pour info, la source que vous citez date de Mars 2011, le document Google qui date lui de Septembre précise :
    « Lorsque votre URL contient des mots pertinents, elle fournit aux utilisateurs et aux moteurs de recherche plus d’informations sur la page »

    Même source, deux avis…

  • Moralotop dit :

    Article intéressant, que je vais relayer.
    Merci.

  • Emmanuel dit :

    Cet article a été publié 14 jours juste avant l’ouverture du SEO (salon d’études et opinions avec désormais le naming) si ce n’est pas du plan média ça… :)Mais c’est légitime pour qui Y a réservé un stand…

    Alors effectivement les dix commandements, les 7 conseils pour trouver le bon nom(un de mes articles) fleurissent un peu partout sur la toile chacun y va de son couplet, suffit de googliser et l’on ressort la même musique jouée par des musiciens et instruments différents en somme rien de neuf…Crowdsourcing? L’alternative dit on à quoi? pour qui? Posons nous les vraies questions…Avez vous travaillé sur une problématique plusieurs heures,plusieurs jours d’affilés pour votre client j’ose espérer que oui… Car votre client va vous payer et vous n’avez pas le droit de le décevoir mieux vous allez tout faire pour le satisfaire au delà de ces espérances afin qu’il puisse vous recommander et ou revenir vous voir…Pensez vous quand on fait appel a « n » personne pour une même problématique elles vont travailler plusieurs jours d’affilés…? Ces dirigeants qui peuvent être assimilés à des marchands de sommeils n’ont pas à s’octroyer le qualificatif « d’agence » mais de société de mise en relation, en effet ils n’ont pas au sein de leur structure de personnels qualifiés en naming, de réunions ponctuelles pour vérifier les étapes et avancer au mieux sur la problématique client enfin quid de la démarche et de la recommandation…Fin août j’avais publier un article sur les vraies questions à se poser je vous invite donc à le lire après tout ça rentre dans la thématique.

    Naming et digital naming kezako ??

    Auto entreprendre,entreprendre c’est bien, c’est mieux si l’on a un bon nom, un nom qui va interpeller et fédérer la cible convoitée comment si prendre et combien ça coûte ?
    Aujourd’hui on parle d’agence de naming, et désormais d’experts spécialisés en « digital naming » spécifique au web (site e-commerce notamment) auparavant on appelait cela des agences de création de nom et de marque, devant la difficulté à trouver un bon nom, la concurrence mondiale le développement du web, le terme à évolué au profit du naming, …15 millions de marques activent dans la monde,96 millions de dotcom,l’enjeu est colossal cela devient de plus en plus difficile de se faire un « nom » car une entreprise, une micro ou une grosse structure se différencie sur ce point.
    Premièrement avoir une vision de son produit ou service, une vision à long terme, prendre en compte le paramètre du « et si ça ne marchait pas » comment pourrais je améliorer mes revenus , modifier mon produit sans que cela n’altère ma raison sociale et que je puisse rester dans la même ligne philosophique de l’entreprise que je suis entrain de créer.

    Ensuite regarder la concurrence, ne pas s’inspirer au contraire aller aux antipodes pour se différencier, regarder mes plus produits ou plus service ,le détail qui fait ma différence , c’est ce détail qu’il va falloir grossir et qui va aider à trouver le bon nom…

    Elaguer tous les poncifs, prenez une feuille de papier et travaillez une heure en listant les noms en fonction des points vus précédemment, au bout d’une heure ne retenez que 3 noms et jeter le reste à la poubelle vérifiez dans un moteur du whois internet (réservation du nom de domaine) si ces noms sont libres, s’ils ne le sont pas, pas la peine d’aller plus loin aujourd’hui un nom de société une marque ne peut exister sans un minimum d’un dotfr ou mieux dotcom… Voir les deux…

    Combien ça coûte ?

    Beaucoup de société qui ont pignon sur rue facture des prix exorbitants (entre 3000 à 10000€) pour des jeunes créateurs et même auto entrepreneurs, ce n’est pas envisageable, certains font appel au crowdsourcing la qualité n’est pas souvent au rendez vous, vous n’aurez pas d’expertise ni de recommandation sur votre problématique et vous risquez de perdre aux alentours de 400 euros comme vous risquez si vous avez la culture de trouver le nom qui vous sied …

    L’agence de naming Nouveau Sens a lancé en début d’année une offre low cost sur speednaming.com
    100€ TTC les deux propositions vérifiées à l’identique whois inclus, une alternative intéressante qui permet de se libérer des contraintes…Enfin ne pas perdre de vue que la marque verbale (le sens,la phonétique, ce que l’on nom véhicule est plus important que l’identité graphique) beaucoup pense logo avant de penser au nom , c’est une erreur le logo viendra capitaliser le nom qui trouvera ainsi un bon équilibre .

    Enfin que penser des experts en naming et en digital naming qui fleurissent un peu partout?
    Nous faisons tous le même métier seule la communication diffère,il faut se différencier prendre des chemins qui vous donne plus de visibilité et plus d’aura, certains font plus de blabla que d’autres certains ne communiquent pas, certains communiquent un peu trop pour le peu de contenu qu’ils ont à donner…Une chose est certaine seule l’expérience et la créativité liée à la problématique feront la différence, le reste….