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4 Mauvaises Pratiques des Entreprises sur le Digital

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Parlons des 4 mauvaises pratiques auxquelles votre entreprise ne devrait pas recourir sur le digital.

Les risques : votre compte Instagram « shadowbanné » ou fermé, 2 ans d’emprisonnement et/ou 37 500 € d’amende, une pénalité de Google, un bad buzz.

Le digital est devenu tellement complexe aujourd’hui que l’attrait de certains raccourcis est puissant, en particulier car la participation des entreprises y est motivée par des intentions commerciales.

Mieux vaut éviter ces 4 mauvaises pratiques qui peuvent causer de sérieux dommages à la stratégie digitale de votre entreprise.

 

1. Utiliser des bots

Dans leur course vers l’accomplissement de leurs objectifs, beaucoup d’entreprises ne comprennent toujours pas en 2019 les particularités de chaque canal et les traitent de manière uniforme.

Par ailleurs, si certaines spécialités permettent d’obtenir des résultats rapidement (c’est le cas de l’achat media), d’autres, comme le social media marketing ou le référencement, sont des stratégies à moyen et long terme.

De mon point de vue, toute tentative qui vise à raccourcir ce cycle de développement tombe dans les méandres des techniques grey et black hat.

Je précise ici que je n’ai rien contre les services d’automatisation en général. J’en utilise moi-même, par exemple, pour publier du contenu de manière régulière tout au long de l’année.

Cependant, je désapprouve l’emploi d’outils qui génèrent des activités non authentiques, font émerger des mauvaises pratiques et contournent les règles fixées par les réseaux sociaux.

Quelles sont les promesses de ces plateformes ? Principalement, augmenter votre communauté avec de « vrais » abonnés et booster votre engagement.

Comprenez « bienvenue dans l’ère de l' »auto » » : auto-like, auto-follow, auto-unfollow, auto-commentaire, auto-repost, auto-DM, auto « you name it ».

Sachez que l’utilisation de bots n’est pas anodine. Si vous êtes concerné, vous risquez de voir votre compte « shadowbanné » ou fermé. De plus, il est facile de savoir si vous recourez à ce type de service. En terme d’image, vous conviendrez qu’il y a mieux.

Dernièrement, j’ai été sollicitée plusieurs fois par une de ces entreprises dans le cadre d’une demande d’un article sponsorisé.

Bien que cette solution ait fait l’objet d’une couverture sur d’autres blogs axés sur les médias sociaux, elle ne trouvera pas sa place ici.

Pourtant, mon blog dépend aussi en partie des revenus générés par des partenariats payants.

Mais depuis 10 ans, j’ai toujours mis un point d’honneur, à recommander avec objectivité des outils fiables, qualitatifs et conformes aux règles d’utilisation des plateformes sociales.

 

2. Imposer des conditions non conformes à la loi dans les billets sponsorisés

Le billet sponsorisé est un article portant sur une marque, un produit ou un service, rédigé à la demande d’un annonceur, dans le cadre d’un partenariat rémunéré ou contre échange de marchandise par exemple.

Les entreprises ont recours à ce dispositif pour atteindre différents objectifs : augmenter la notoriété d’une marque ou d’un produit/service, toucher une audience ciblée, accroître le trafic vers leur site web …

Lorsque les entreprises contactent des blogueurs, certaines d’entre elles indiquent une liste d’exigences concernant l’article rédigé, comme par exemple l’omission de la relation contractuelle.

 

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En France, la loi exige que l’article sponsorisé soit clairement identifiable en tant que tel afin que le lecteur connaisse son caractère publicitaire (article L.121-1 du Code de la consommation et article 20 de la Loi pour la confiance dans l’économie numérique).

En cas de non-respect de la loi, l’annonceur est tenu comme responsable, mais l’auteur peut voir sa responsabilité pénale engagée. L’addition est lourde : 2 ans d’emprisonnement au maximum et/ou 37 500 € d’amende.

Notez que l’omission du partenariat publicitaire concerne d’autres types de contenu sponsorisé, tels que les publications des influenceurs sur Instagram.

 

3. Manipuler le classement d’un site dans les résultats de la recherche

Comme vous avez pu le constater dans la capture d’écran ci-dessus, l’entreprise m’a demandé l’ajout d’un lien dofollow pointant vers son site à partir de l’article sponsorisé.

Sur le blog, tous les liens sont en nofollow, y compris dans le cadre d’un partenariat.

Pour rappel, l’attribut nofollow ne permet pas de transférer du « jus de lien » à partir du lien vers le site web, contrairement à l’attribut dofollow.

Cet attribut est donc important pour le netlinking et le référencement d’un site web dans Google.

Cependant, le moteur de recherche n’apprécie les liens destinés à manipuler le classement PageRank.

Sont concernées plusieurs méthodes : les échanges de liens, l’achat ou la vente de liens, la rédaction d’articles en tant qu’invité, avec des liens de texte d’ancrage riches en mots clés

Si vous souhaitez éviter une pénalité, passez votre chemin et privilégiez un contenu unique et de qualité sur votre site web.

A noter – Google propose désormais 2 nouveaux attributs pour mieux interpréter la nature des liens : sponsored (liens payants) et ugc (commentaires et messages de forum).

 

4. Acheter des fans ou des abonnés

Popularité, quand tu nous tiens.

Que ce soit une entreprise qui démarre sur les réseaux sociaux, une marque qui souhaite se démarquer de son concurrent ou un influenceur à la recherche de partenariats rémunérés, l’achat de fans et d’abonnés se pratique encore aujourd’hui.

Cette pratique comporte plusieurs points négatifs.

D’un côté, la taille de la communauté ne rime jamais avec engagement. Et dans le cas présent, générer de l’engagement est une tâche encore plus ardue lorsque la communauté est inactive ou non qualifiée.

Car ne vous y trompez pas : l’engagement est l’objectif cible. Pas la taille de la communauté.

Par ailleurs, avoir une communauté en partie inactive impacte l’analyse de vos résultats. Il devient ainsi très difficile de mesurer si vos actions sont efficaces.

De plus, l’achat de fans ou d’abonnés nuit à l’image de marque et à l’authenticité – hors cette dernière est devenue un critère de réussite sur les médias sociaux.

Enfin, les plateformes sociales procèdent à des purges pour éliminer par exemple les comptes inauthentiques et inactifs. Les entreprises perdent leur investissement financier et doivent parfois justifier publiquement cette situation.

 

A Votre Tour Maintenant

Que pensez-vous des mauvaises pratiques citées dans cet article ? En connaissez-vous d’autres ?

Des questions ou remarques ? Merci de les partager dans les commentaires ci-dessous.

Isabelle Mathieu

A propos de Isabelle Mathieu

Isabelle MATHIEU édite Emarketinglicious.fr depuis 2010. Son entreprise accompagne des professionnels dans le développement de leur stratégie social media depuis 2011. A titre d'experte, elle a été interviewée dans de nombreuses publications papier ou en ligne : EBG, l’Express, 01Net, 20minutes, L'Atelier BNP Paribas, Le Huffington Post.
 Isabelle a été élue dans le top 10 des influenceurs en Europe par Salesforce et mentionnée en tant qu’expert européen sur les médias sociaux par Hubspot.

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